Quoi de neuf au Courrier? Fin du monde, Fin des blogs, Fin damnée.
Ca sent le sapin. Pas nécessairement celui de Noël et ses guirlandes à la con. Tu restes 3 jours sans publier une note, et tu vois tes stats fondre au soleil méchant, çui qui défraie l'actualité et n'arrête pas de perturber la fine couche d'ozone de ta pauvre planète agonisante. Il en va de ce blog comme de la fin de l'année, comme de la fin du monde. Tout barre en cacahuètes. Tout court et concourt à la grosse catastrophe. Vive l'entropie dévastatrice.
Mais même quand tout annonce le chaos terminal (voir pour s'échauffer le bousculant 2012 de Roland Emmerich, nullissime côté psychologique, mais assez réjouissant versant fracas d'immeubles et tectonique des plaques en furie sur fond de tsunamis himalayesques), on ne peut se résoudre à ce que tout se termine POUR DE BON. Il faut que s'en sortent quelques veinards sauvés des eaux, avec deuxième chance de repartir "du bon pied", sur le seul continent épargné par l'apocalyptique bordel. Et c'est naturellement l'inévitable "Afrique", berceau déjà de la toute première humanité, et source depuis de bien des conflits; mais continent demeurant curieusement nimbé d'une étrange aura de pureté originelle, quand bien même tu te chopes là-bas les pires virus du catalogue mondialisé, sans parler d'un cagnard assez peu bienveillant. Je le sais, j'ai lu le Crabe aux Pinces d'Or quand j'étais petit.
Courrier International a le bon goût de sortir, en pleine semaine de solstice d'hiver (qui est je vous le rappelle le symbole du RENOUVEAU, Phénix renaissant de ses cendres, sur fond de cycle éternel des saisons) un numéro spécial "Apocalypses et Fins du Monde". Je trouve le décalage assez joyeux. Rien ne me ferait en réalité plus plaisir que de voir s'effondrer pour de vrai l'édifice. Ce ne sont pas les occasions qui manquent. Planète en dérive qui vient te percuter la Californie par l'arrière, virus déchainé qui te met sur les genoux la race humaine entière, avec pour conséquences la reprise en main du business par les rats affamés, les vautours sans foi ni loi, les hyènes de garde prêtes à mettre un peu d'ordre dans ce chaos.
Le numéro de Courrier International est passionnant, documenté, on jubile à recenser toutes les merdes qui s'apprêtent à nous tomber sur le dossard dans les années à venir, et l'on note sur son agenda électronique : 21/12/2012 rester chez soi au balcon, avec un verre de rhum à la main.
Malheureusement, la grande majorité des articles est pour l'heure inaccessible en ligne. Achetez-le, vous ne le regretterez pas!