125 posts categorized "Confidences"

10/02/2010

Blues hivernal solitaire autour du spectre d'une déchéance intolérable

Voilà comment la peur me gagne. Il suffit que je ne retrouve plus instantanément le nom de cet acteur -dont je me fous par ailleurs de toute la carrière, comme de son avenir sur cette terre-, pour craindre d'y voir un premier symptôme de dégénérescence cérébrale. SON NOM Bon sang! Qui pèse une tonne sur ma langue, et ne veut pas sortir. Alzheimer guette.

Il suffit que je ne trouve pas, comme aujourd'hui, l'énergie suffisante pour mener à bien ma journée de travail, pour choper l'angoisse irrationnelle d'être d'un coup foutu, hors-jeu, has-been définitivement, vide de toute énergie, bon à nibe. Diagnostic rédhibitoire.

Crainte de la déchéance. Angoisse de vieillir. Déjà que je me lève deux fois chaque nuit, à présent... Le cerveau conserve en stock des tas d'informations inutiles. Prenez un exemple: la composition intégrale du groupe Chicago, ils étaient 7 ou 8, pourquoi me souviens-je encore du nom de chacun d'eux. TOUS... et je n'aime même pas leur musique!!! Je sais aussi la composition de l'équipe type de l'OM qui remporta la Coupe de France en 69. Pourquoi toutes ces informations obsolètes, et SANS INTERET AUCUN, continuent-elles d'encombrer la place, tandis que je ne parviens jamais à me rappeler du premier coup le nom de cette sous journaliste de merde que je méprise autant que je la hais, et qui ne sait MEME PAS l'humiliation qu'elle m'a faite subir il y a bientôt douze ans?

Je préférerais perdre toutes mes facultés érectiles que la mémoire. Je préfèrerais perdre 1 des 5 sens ; prenez le toucher, ou l'odorat. Laissez moi de préférence l'ouie et la vue. On n'a pas le choix? Ah bon.

Perdre la mémoire, c'est perdre le lien avec sa propre histoire. Chaque fois que j'ai du mal à retrouver un nom, jadis de moi connu, j'ai peur d'avoir fait un pas de plus vers la décrépitude. Alors je me récite la liste des boulevards des maréchaux dans l'ordre à partir de porte de Clichy, histoire de vérifier si la machine fonctionne encore à peu près normalement. Ou les acteurs des 12  7 Mercenaires, dans le film de John Sturgess. N'importe quel exercice qui saurait me rassurer.


09/02/2010

Dépression saisonniere

Cette neige qui n'en finit pas... La lumière qu'on ne voit qu'à grand peine. Le travail qui se fait quand même, à chaque jour suffit sa peine, mais

comme dit Guillaume Appollinaire "quand donc finira le semaine?"

Etrange équation de la vie stupide parisienne

Dites moi pourquoi chaque fois que j'ai 1000 euros d'avance sur mon compte bancaire professionnel, j'ai dans le mois qui suit une réparation automobile pour un montant d'environ ... 1000 euros?

27/01/2010

Franchir la ligne jaune, ou prendre une petite leçon d'humilité...

C'était donc hier ma participation à l'émission à "Ligne Jaune", disponible en streaming (si l'on est abonné) sur le site Arrets sur image.

Autour de la table, quatre blogueurs, dont trois plutôt engagés dans la vie politique. Il y avait Laure Le Forestier (militante d'Europe-Ecologie) Seb Musset (de gauche et non encarté), et Thierry Solère, premier ajoint UMP à la Mairie de Boulogne, spécialiste d'internet dans son parti. Enregistré dans les conditions du direct et animé de main de maître par Guy Birenbaum, le talk nous invitait  à décrypter l'émission de TF1 ayant mis aux prises 11 français "vrais gens", et le "premier" d'entre eux.

Clairement, et sans fausse modestie aucune, je me suis trouvé assez médiocre sur le moment... et mauvais en me visionnant ce matin. Il faut savoir "faire court", et j'ai fait long. Je n'ai pas dit exactement ce que j'aurais souhaité. La spontanéité l'a emporté, avec ce que cela comporte d'hésitations, de redondances, d'approximations, sur la forme comme sur le fond. Comme le dit un de mes amis blogueurs, ton problème c'est que tu te mets la barre très haut. Ben oui. Et là je n'ai pas l'impression de l'avoir franchie.

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L'exercice est salutaire. Il oblige à faire un peu preuve d'humilité pour soi, qui devrait logiquement générer un peu plus "d'indulgence", voire de "bienveillance" pour autrui... Oui. Mais c'est moins drôle... A côté de la posture confortable de snipper du blog, flinguant à tour de bras, si peinard, finalement. Pardon donc?

... à Frédéric Mitterrand, à Rama, Ségolène et tous les autres?.. C'est pas si facile, hein, d'être bon devant les caméras. En même temps, j'ai pas non plus la prétention de faire de la politique...

Merci en tous cas à Daniel Schneidermann et Guy Birenbaum pour leur chaleureuse invitation!

16/01/2010

Il faudrait quand même nous pondre quelque chose qui marche, mon garçon.

Hier je buvais un verre avec un mien camarade, blogueur éminent passionné de la chose politique. Il a publié un ouvrage. Ce fait d'armes déjà attise mon admiration. Quiconque a publié m'impose le resse-pect. Car il me renvoie à ma propre incurie. Editeur moi-même dans une vie précédente, j'ai pondu tout un tas de programmes vidéos qui rapportaient plein de sous à leurs producteurs, et je n'étais ma foi pas plus mauvais qu'un autre, -plutôt meilleur, même- pour balancer du concept marketinguement correct, assez pour assumer des campagnes de lancement musclées sur la première télé d'europe, et emplir à bon compte les têtes de gondole des plus gros z'hypers de la place.

Las, les rares fois où je fus impliqué comme auteur rétribué, les produits furent moins aboutis, moins réussis, et moins rémunérateurs. Si j'avais fait le choix de la cordonnerie, j'irais comme Jésus Christ. Pieds nus.

Ainsi, depuis cinq ans que je blogue sur tout et rien, je divague, je diverge, je dis, je médis, je maudis et me contredis, je m'égare, je m'insurge, je m'amuse, je me répands, je me repens, je me moque à mes dépens, alignant au bas mot mille cinq cent pages de textes dont les trois quarts ne valent sans doute pas tripette, mais où je sens parfois, effectivement, un début d'embryon d'idée ou de tonalité qui pourrait valoir le coup "pour autre chose". Mais en vrai, je ne parviens pas à sortir de cet empilement de notes, pour enfin me mettre sérieusement à l'ouvrage. Nombreuzébreuses sont cellezéceux m'ayant encouragé "à faire enfin quelque chose qui marche, mon garçon". A romancer, poétiser, polémiquer, persifler, vilipender, n'importe! A me lancer! Mais rien que l'idée de devoir y penser m'assèche et me paralyse. J'ai dans la tête des wagons de colères, d'indignations, de moqueries, dont je crois avoir ici tracé les grands traits. Il m'arrive de penser et de me dire que parmi ces wagons quelques vraies idées tiennent la route. Mais comme me le faisait justement remarquer le camarade blogueur avec qui je trinquais hier, l'existence de tous ces textes m'empêchent de considérer d'abord les idées qu'ils contiennent. De sorte que je ne parviens pas à imaginer la locomotive (en gros l'idée maîtresse, le "concept", le "pitch") qui pourrait enfin entrainer derrière elle la mécanique. A chaque début d'année nouvelle, je me jure que ce sera cette fois la bonne. Mais c'est encore un marronnier de plus, la résolution ne dépasse pas la quinzaine, meurt de sa belle mort avant février.

Je l'avoue, ce constat me rend triste et morose. Quand j'ai commencé de bloguer, j'avais relevé cette phrase en exergue chez un autre, et qui disait, en gros : le blog est le crack de l'écrivain que je n'ai pas su devenir. Plus les années passent, et plus j'ai cette impression là, qui me colle à la peau, et finit par me bousiller le peu d'inspiration qu'il me reste: regarde la vérité en face: en vrai tu n'es pas capable de faire autre chose.

Arrive un moment où il faut bien, tout de même, arrêter de se mentir. Alors je me dis que peut-être, effectivement, j'aime le blog pour ce qu'il est, un substitut, un ersatz. Du crack, ou de la méthadone. Une éjaculation précoce d'amant trop maladroit. La masturbation frénétique, exhibitionniste, d'un solitaire inapte à la séduction. L'oeuvre dérisoire d'un graphomane velléitaire.

En d'autres lieux, il m'arrive de présenter des écrits qui sont je crois appréciés, qui n'ont rien à voir avec l'univers des blogs. Le point commun est qu'ils se suffisent à eux-mêmes, ne reposent pas sur "un concept", "une idée", un "parti pris éditorial". Demandez moi de conceptualiser, pour qui vous voudrez, ce n'est pas un problème. Sauf lorsqu'il s'agit de moi. Je perds alors toute distance, toute lucidité, toute pertinence.

Alors? Blogue et tais toi.

17/10/2009

Un break en forme de prise de conscience...

Faisons un peu le point. Voilà plus de cinq ans que je blogue, accro à ce média, avec en parallèle une activité de conseil indépendant à faire tourner. Bloguer, j'adore. Je me suis exprimé, j'ai développé une certaine agilité à l'écriture, (ne parlons ni de talent ni de style, mais d'aptitude à l'exercice), ça a fonctionné pour moi comme une vraie bouée à l'époque où je plongeais dans la dépression (il y aurait de quoi écrire un blog entier sur ce seul sujet: ce qu'elle vous apprend de vous même et des autres...).

Etonnamment, j'en suis peu à peu venu à considérer ce blog comme un travail en soi. Sans être en rien obsédé par l'augmentation de mon audience, sans avoir jamais prétendu être "un influenceur", j'ai été comme tous attentif à mes stats, me demandant si des chutes ponctuelles révélaient une lassitude possible de mon lectorat, si des remontées signifiaient une meilleure qualité de mes notes. J'en suis venu à me poser des questions de rigueur, de ligne éditoriale, bref, à me coller une pression supplémentaire... alors que je n'ai pas en réalité les moyens de gérer un blog aussi rigoureusement, compte tenu de ce que m'impose "la vraie vie professionnelle".

Ces trois dernières semaines, j'ai connu des pépins de santé qui m'ont en somme obligé à prendre du recul. Cela m'aura été salutaire. J'ai réussi à ne rien écrire sur le tryptique infernal Polanski-Mitterrand-JeanSarkozy. J'en ai parlé sur twitter, (et donc par rebonds, sur Facebook) mais je n'ai pas développé. Alors que j'aurais pu tartiner des notes entières sur le fond et la forme de ces faits sociétaux et politiques.

Ne pas en parler à m'a obligé à plus de modestie. Mes propos, mes opinions, n'ont réellement aucune importance, et je n'ai pas attendu ces derniers jours pour le savoir. Simplement, quelques personnes aiment bien les lire, soit. Ce n'est pas une raison pour que je me colle une telle pression...

Conclusion? Les grilles de rentrée que j'avais imaginées n'ont pas de sens. Les thématiques sont peut-être bonnes, mais me collent des obligations quotidiennes inutiles et superflues.

En somme, je vais prendre ce blog avec un peu plus de distance, de légèreté, de tranquillité. Cesser d'y voir un enjeu. Revenir au plaisir. A la spontanéité. Désormais je ne bloguerai plus que lorsque j'en aurai l'envie et le temps. Finies les notes quotidiennes obligatoires. Je twitterai à ma cadence, je bloguerai à ma cadence. Just for fun and pleasure.

Retrouver le plaisir de la liberté.

08/10/2009

Quelques nouvelles vite fait

Merci à tous les amis et lecteurs inconnus qui se sont manifestés ici ou par email pour prendre de mes nouvelles. C'est vraiment sympa, ce lien qui se tisse au fil des jours, et le mystère qui va avec, ces personnes inconnues... dont on apprend qu'elles viennent vous lire chaque jour...

Merci pour tout cela.

Je ne blogue pas ces jours-ci parce que j'ai effectivement traversé une période de grosse fatigue liée à une infection. Et quand on est indépendant, on n'a guère le choix, il faut bosser quand même, bosser d'abord, et remettre à jour l'ordre des priorités. D'où le no blogging du moment... Tant mieux pour Fredo la Culture, tant mieux pour Jean Sarkozy fils de, tant mieux pour Martin Hirsch, tant mieux pour Noel Le Graet, tant mieux pour tous ceux que je n'aurai pas pu égratigner cette semaine, qui l'eussent pourtant bien mérité.

J'ai encore deux semaines fort chargées devant moi, mais l'essentiel est que je semble bien parti pour démentir le slogan desprogien "noel au scanner paques au cimetière". Il est vrai que noel est encore loin. Mais le scanner étant sinon nickel, du moins pas désespérant, je vais me reposer un peu, et songerai à revenir bloguer après le 22. Sauf impulsion incontrôlable.

D'ici là, je twitte! et je laisse des messages idiots sur facebook.

Bises à tous! et toutes! et aux autres aussi!

01/10/2009

Métro c'est trop

C'est un de ces jeudis où je décolle tôt pour m'avaler, après une chouette portion de tram, une rafale de RER jusque dans des banlieues éloignées où je "vais donner une intervention".

J'y retournerai même demain. La fréquentation des transports en commun parisiens est une de mes hantises. J'ose une confidence. Adolescent je faisais des rêves obsessionnels où j'errais dans les couloirs labyrinthiques et sans fin de métros inquiétants. J'y prenais des rames qui n'allaient nulle part, j'errais sans trouver la moindre issue, et j'ignorais bien sûr que c'était la réalité de ma vie future qui se dessinait, à travers ces rêves à la con.

Pourtant j'ai longtemps aimé "l'odeur" du métro parisien. Du temps que j'aimais Paris. Quand j'y revenais avec délice à l'issue des périodes de vacances, qui vous avaient des petits airs d'exil.

A présent que j'exècre cette ville, il me semble retrouver pour de vrai la saveur angoissante des rêves agités de jeunesse. Mais sans la nostalgie des wagons de bois à l'ancienne, fracas des roues sur le ballast, lumière impressionnante aux yeux de l'enfant que j'étais, des phares de la rame surgissant du tunnel comme un fauve, toutes ces images fortes emmagasinées dans l'enfance, et qui resurgiraient avant l'âge adulte pour me prévenir que la route serait longue, et aussi incertaine que le dédale des correspondances.

Ma mère, elle faisait des rêves prémonitoires. C'était pénible, il me fallait chaque matin être le témoin auditif de ses médiomnies nocturnes, que je sois bien la preuve qu'elle ne mentait pas quand venait le temps de la réalisation. Ses rêves m'envahissaient le quotidien dès l'heure du café au lait. Et le pire c'est qu'ils se vérifiaient souvent, ces rêves.

C'est drôle, disait ma mère : toi tu ne rêves pas. Sous entendu, tu n'as pas hérité de mon "don". Je lui disais si! je rêve que je suis perdu dans les couloirs du métro. Encore le métro! tu ne peux pas rêver d'autre chose, pour changer!

L'idée de m'emmener consulter un psy ne l'a jamais effleurée. Si ça se trouve, on aurait gagné un de ces temps...

19/08/2009

Tiens, voilà que je me trouve un nouveau point d'accord avec Sébastien Folin...

S'il y a UN sujet qui ne fut jamais abordé ici depuis que m'a gagné la fièvre du blog voilà cinq ans, c'est bien la météo. Si il n'y a qu'UNE chose dont je me tape plus que de la prochaine manche des Chiffres et des Lettres, c'est du temps qu'il fera demain. Ces histoires "d'anticyclone à ressorts", de dépressions réactives sur la côte ouest, de ciels de trainées aux brouillards vaginaux me laissent désespérément frigide. Bien sur, comme tout citoyen non atteint de surdité je sais qu'à force de trouer la couche d'ozone de mes pets répétés, je n'arriverai bientôt plus à faire tourner mon Hummer à fond la caisse, comme ce devrait être un droit fondamental et incessible de tout honnête contribuable blanc de ce pays. Mais à part ça, et les petits conseils de Mamie Delhiat (ne faites pas couler l'eau du robinet de la salle de bains pendant que vous lutinez madame dans le salon, lave-toi plutôt les dents lumière éteinte), la météo ne me concerne vraiment que durant les deux semaines où je prends en pleine gueule les vents d'ouest de décembre, le long de la côte sauvage de Quiberon.

N'empêche, j'aime bien Sébastien Folin.

Sebastien-folin

Déjà, ce look millésimé 75 à cogner les percus dans Santana, barbiche comprise. Ne s'imagine-t-on pas en sa compagnie, trinquant volontiers d'un mojito tandis que passent sur le pick-up de vieux Fania All Stars? Ensuite, j'appréciai naguère d'entendre ce métis décliner, sans la moindre ambiguité, l'idée d'être un vecteur de promotion des minorités visibles, expression dont il rappela sans ambages le caractère tout bonnement exécrable.

J'apprends aujourd'hui par la presse que ce touffu souriant quitte la maison où j'ai moi-même passé six ans de ma vie, cette "première chaîne de télévision française" dont je ne me souviens même plus de la dernière fois où j'ai visionné un de ses programmes... en dehors des matches de foot qu'elle retransmet, et pour lesquels je coupe le son une fois sur deux, quand donc Larqué se décidera-t-il à raccrocher ses vieux crampons arrogants? Mais je m'égare. Sébastien Folin, on a les transferts de l'été qu'on peut, quitte TF1 pour animer sur le service public des émissions sur la nââtchuure.

C'est vrai que la nââtchuure, tout comme le blog de Mossieur Resse, c'est BON pour TA PLANETE. (Va falloir vous y habituer ou partir, hein. c'est mon slogan de rentrée). Las, Folin n'a pu faire passer sa passion sur la chaine leadeure où il fut lancé: "le vrai problème à TF1,explique-t-il, c'est qu'ils étaient très contents de mon travail et ne voyaient pas beaucoup de raison de me faire faire autre chose..."

Je n'aurai pas l'outrecuidance de comparer mon méprisable cas de cadre anonyme à celui d'une authentique vedette. Mais je comprends parfaitement ce qu'il a pu ressentir, pour l'avoir ressenti également, et jusqu'à préférer m'en aller. TF1 est une société qui adore débaucher des éléments à la concurrence, mais ne sait pas (ne VEUT pas) promouvoir les compétences des gens qui y travaillent, SAUF! lorsqu'ils sont héritiers, courtisans, ou gens de pouvoir. En dehors de ces critères (népotisme, clientélisme, et je n'aborderai pas la question des promotions canapé, si certaines furent croustillantes,  j'ignore où ils en sont à présent, et pour tout dire je m'en...), on peut vous y payer fort correctement, mais pour des années durant vous confier LA MEME mission, où vous finirez par épuiser toute votre créativité et motivation, perdant peu à peu confiance, miné par l'angoisse d'être "fini"... ou dégouté de n'être point reconnu. A deux doigts de craquer, vous vous mettrez alors en situation de danger, comme si vous quémendiez cette possibilité de démontrer vos compétences dans un autre poste; pour comprendre mézunpeutard que cette envie d'évoluer vous aura desservi,vous et votre cote d'amour... S'il se fondait une amicale 2.0 des anciens de la Tour du Point du Jour, on y trouverait plus de monde que sur Copains d'Avant, je vous le dis!

Ce désamour m'a tuer, voilà 11 ans. Je m'aperçois que le retour aux affaires de Nonce Paolini n'a pas bouleversé la donne. Mais si l'on considère que les deux dauphins que tous imaginaient comme successeurs naturels de LeLay et Mougeotte (Xavier Couture et Guillaume de Vergès) durent quitter le navire pour s'affirmer ailleurs, on ne s'étonne pas qu'un Folin s'y colle lui aussi. Certaines subtilités dans la logique de "ressources humaines" de certains groupes, sont décidément un peu trop subtiles.

24/05/2009

manque du dimanche

Je repense à cette femme en bleu, devant un public de vieilles personnes de gauche, qui scandait, un grand sourire triomphant dans le regard si sûr, "FRA-TER-NI-TE"! Vous revoyez la scène? Assez marquante... le public, bonne pomme, rechignait pas à reprendre en choeur le slogan, et ça faisait comme l'instit' à l'école embarquant sa classe pour une récitation collective de la table de 7, et pourquoi je vous raconte ça, rien, j'aurais juste envie d'entendre ce matin une instit', une leadeuse, une coache, une bienveillante, vétue de bleue ou rouge, je m'en fous, ou même pas vétue du tout, tiens, et qui répéterait pour moi

SE-RE-NI-TE!

SE-RE-NI-TE!!