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17/04/2009

Transformance

Proposer une approche nouvelle dans le champ singulièrement prolifique du coaching, et plus largement des relations humaines, relève du pari audacieux. C’est pourtant la promesse de Laurent Buratti, qui m’adresse son ouvrage intitulé Transformance, lequel propose de « renouveler les mentalités et la conduite du changement . »

Management, coaching, développement personnel… Voilà un secteur de l’édition singulièrement concurrentiel. Les promesses d’épanouissement y pullulent. Au siècle où nous sommes, l’homme ne veut plus seulement gagner sa vie. Il prétend s’épanouir dans et par son travail, pour s’il est possible, accéder à ce bon vieux cinquième étage de cette bonne vieille pyramide de Maslow, chère à tous les étudiants ; celle où l’on donne sens à son action, et partant, à son existence.

Il est amusant de voir évoluer les paradigmes. Naguère encore, s’entendait souvent cette coolissime formule, « on perd sa vie à la gagner »… Les crises et le principe de réalité auront eu raison, sans doute, de ces visions alternatives. Désormais la réalisation de soi suppose moins la remise en cause de son environnement professionnel que la quête d’une plus grande harmonie personnelle avec lui. Pragmatique, ce primat de l’adaptation au milieu ne va pas sans un rien de douleur, pour ceux de « ma génération ». Parodiant Montesquieu il nous faut l’admettre : mieux vaut désormais changer ses délires que l’ordre du monde, fût-il seulement le monde professionnel.

La Transformance est définie comme une stratégie de mise en action des hommes et des organisations pour « mettre en œuvre des solutions performantes et innovantes, bénéfiques pour chaque individu, autant que pour son environnement ». Y parviendrait-on que nul ne s’en porterait plus mal, probablement. Est-ce pour autant vers ce crédo que tendent aujourd’hui les têtes bien pleines qui nous dirigent ? « La recherche de l’innovation» leur semble-t-elle à ce point synonyme de vertu ? Dans nos cultures managériales, « conduite du changement » est un des gargarismes les plus appréciés ; mais souvent -trop- compris comme synonyme correct pour « baisse drastique des coûts » . Je crains que développer « la créativité des équipes » et « réveiller leurs capacités de transformation », ne soit aujourd’hui qu’un vœu pieux dans nombre d'entreprises, ou qu'on remettra sur le tapis plus tard... quand sera venu le temps des sorties de crise.

Mon constat légèrement distancié ne rend pas pour autant caduc l’ouvrage de Laurent Buratti. Tout le monde n’a pas un coach mis à disposition par l'employeur, ou les moyens de s’en offrir un, 2 à 3 heures la semaine. Son livre, solide et argumenté, bien plus riche que la moyenne, peut sérieusement accompagner les personnes en quête d'un positionnement individuel mieux maîtrisé, d’attitudes idoines, de stratégie personnelle intelligemment élaborée, dispositions pour lesquelles nous n’avons pas tous un talent identique.

Il est un point dont je suis désormais convaincu : si spontanéité et sincérité sont deux belles qualités humaines, qui souhaite progresser vite et bien dans l’entreprise fera mieux de s’en méfier. La mise à distance de ses affects, la capacité de recul et d’analyse seront plus utilement cultivées. De ce point de vue, on trouvera dans l’ouvrage de Laurent Buratti des grilles de lectures pertinentes à mettre en action.

Dont celle-ci, qui me parait, en cinq étapes, constituer une bonne approche du travail « en mode dominant transversal », comme on dit aujourd’hui : 1. Réserver son jugement 2. Explorer le champ des possibles. 3. Percevoir ce qui émerge. 4. Eprouver sa vision. 5. Réaliser son potentiel. La émarche, simple, pragmatique, naturellement développée dans l’ouvrage, me semble plutôt bien adaptée aux temps présents.

15/09/2005

Un point commun avec Bedos

Cette note n'a d'autre sens qu'annoncer un peu celle de demain, vendredi.

J'entendais récemment Guy Bedos, oui l'acteur et humoriste, dans un registre un peu plus grave, à l'heure d'évoquer ses mémoires, et les relations étranges et dures qu'il entretenait avec sa mère, apparemment quelqu'un de singulièrement étrange et dérangeant.

Je n'ai pas lu son livre. Mais j'ai capté cette idée d'une interview donnée à France-Info. Le sexagénaire, peut-être même septuagénaire, allez savoir, y affirmait ce que je croyais être seul à ressentir. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, disait-il, certaines douleurs ou manques, dans les relations entretenues avec les parents, ne s'atténuent aucunement avec l'âge. Au contraire, il semble qu'elles gagnent en force, en violence, en présence, à mesure que passent les années. Du manque d'un père, de l'amour absent d'une mère, d'une relation brisée avec l'un ou l'autre, nous ne sortons bien sur qu'assez rarement indemme. Plus encore, ne cicatrisons-nous pas. Le temps en cette espèce n'apaise rien. Au contraire, il ravive.

La sagesse que nous sommes supposés acquérir avec l'âge, n'est pour ces douleurs d'aucun réel secours. Elle peut nous inviter au pardon. Il est rare qu'elle nous accorde l'analgésique adéquoit. La faculté d'oubli.

17/04/2005

Sauf, Marcel.

Ayme_m Je reçois via la Poste les Nouvelles Complètes de Marcel Aymé, éditées en un seul volume pour la première fois. Occasion de narrer cette anecdote, rigoureusement exacte.

Lors d'une rencontre, le Président de la République d'alors, Vincent Auriol propose la Légion d'Honneur à Marcel Aymé. En retour, l'écrivain atrabilaire lui indique sans ménagement tout le mépris que lui inspire son interlocuteur.

Puis il termine par ces mots, demeurés célèbres: Quant à votre Légion d'honneur, Monsieur le Président, sauf votre respect, vous pouvez vous la carrer dans le train..."

Personnellement, voilà le genre de réplique, assez rare, qui me donne un peu confiance dans le genre humain. Ce "Sauf votre respect", n'est-il pas magnifique?

17/03/2005

Muray revient

Festivus Il est là. Enfin. Annoncé depuis des mois, par trois fois déprogrammé, le nouvel opus de Philippe Muray est arrivé. Je le parcours depuis ce matin avec gourmandise, retrouvant cette même jubilation que me procurèrent à leur sortie "Après l'Histoire", "Exorcismes Spirituels Tome 3", "Chers Djihadistes"...

Conçus sous forme d'entretiens avec la journaliste très "segmentante" Elisabeth Lévy, les 7 chapitres reprennent en les approfondissant les thèmes chers au polémiste, la festivisation obligatoire, son corrolaire l'abolition des sexes, les associations-sectes et les militants du bien, les rollers, l'omniprésente judiciarisation, l'inquisition moderne, la fin de l'Histoire, etc..

Comme à chaque fois,  Muray y est drôle et tragique, désespérement négatif et cruellement lucide. Je vous en reparlerai. Juste pour goûter, deux images picorées dans les deux premiers chapitres.

"Le ventre fécond de la Fête immonde".

Nous sommes entrés dans l'ère des "fusions-inquisitions".

Ce type n'a qu'un seul défaut, chaque fois que je le lis, il me retire toute envie d'écrire, car il dit clairement et mille fois mieux ce qu'il m'arrive d'entrevoir à moitié et confusément.

27/02/2005

Je suis noir et...

Comme je le laissais entendre, la découverte de Gaston Kelman lors d'un JT de 13 heures, où celui-ci jugeait sans complaisance et même avec sévérité le  dolorisme un peu trop systémique de ses '"frères de couleurs", m'a donné l'envie de lire aussitôt son essai "je suis noir et je n'aime pas le manioc".
D'une plume acérée, gentiment  ironique mais plus encore cruellement efficace, ce cadre territorial qui se proclame plus bourguignon qu'africain, renvoie à leurs chères études les intello-gaucho promoteurs d'un respect des différences on ne peut plus ambigu, les politiques paternalistes, les jeunes blacks égarés dans une mythologie à la fois auto compatissante et faussement rebelle, et plus généralement  tous les discours trop bien intentionnés qui n'ont pour seule conséquence que de maintenir les noirs dans des statuts sous valorisés.
Intitulant ses différents chapitres "je suis noir et je n'en suis pas fier", "... et je n'aime pas les blacks", "...et j'en ai une petite", Kelman tord habilement le cou aux clichés, à la condescendance,  au paternalisme, et aux négritudes de pacotille. Partisan farouche de l'assimilation, ce qui ne caresse pas dans le sens du poil les conformistes en vogue actuellement  (on est plus de là où l'on vit que de là d'où on vient, où d'où on est censé venir, affirme-t-il avec bon sens), Kelman en vient à exprimer sa vision d'une discrimination positive volontariste mais clairement contrebalancée par un dispositif qu'on qualifiera d'intégration citoyenne énergique.
Ainsi joue-t-il totalement son rôle de poil à gratter. Ayant titllé les tenants plus ou moins avoués du communautarisme, il chatouille alors les républicains sur le terrain de leur jacobinisme. Par quoi, j'ose le dire, le gaillard a sinon ébranlé mes convictions, du moins apporté des arguments autrement plus solides que ceux d'un Sarkozy sur ce sujet sensible.  Sans doute parce qu'il sait, lui, de quoi il parle quand il évoque les ghettos et la polygamie plus ou moins encouragés par des services sociaux soucieux de "préserver" une soi disant culture africaine,  même quand celle-ci n'était pas revendiquée par les premiers intéressés.

03/12/2004

Que de soucis

Je ne vous le cache pas, depuis quelques jours je me faisais de la bile. Nous entrons en hiver. Le soir à la veillée les SDF se tricotent déjà des gants mités à la chaleur de l'âtre. Dans les rues aux abords des églises, on croise parfois la queue de quelque soupe populaire exhalant ses parfums de bouillons brûlants. Les bénévoles des Restos du Coeur joyeusement préparent de pantagruéliques agapes, sardines pour tous, et pâtes à volonté. Enfin, la presse communique les revenus des 30 plus gros patrons français, où, c'est déjà ça, on apprend que leurs salaires ont grimpé de 10%, tandis que la part liée aux résultats de leur entreprise (stock options) tend elle à diminuer; c'est de bonne logique, car en des temps incertains, il vaut toujours mieux tenir la proie, que la lâcher pour son ombre. Voilà déjà au moins une bonne nouvelle, non? En tous cas nul ne songe à reprocher à ces gens de mettre aussi précisément en pratique le vieil adage qui dit que "charité bien ordonnée commence par soi-même"... Mon défunt parrain, qui avait aussi le sens de la formule, un vrai titi parisien qui ne s'en laissait pas compter, et n'aurait pas déplu à Audiard, disait vertement que dans une bagarre "il vaut mieux faire le boucher que le veau". La formule me revient en mémoire à cette occasion. Ces grands patrons seraient-ils quelque part de joyeux bouchers?

08/10/2004

Alain Soral pete un cable?

Photosoral
Alain Soral est un trublion. Un des rares polémistes du temps, qui ferait grincer les dents les plus aguerries. Un sale gosse de quarante et quelques balais qui fait de la socio comme johnny rotten eructait god save the queen. Un héritier de Leon Bloy qui aurait appris la philo chez les redskins, entre deux cours de boxe anglaise. Qu'il s'en prenne aux féministes, aux socialistes bourgeois réformateurs, aux jeunes de l'immigration qu'il nomme les "zyvas", aux faux communistes, aux bobos, il fait souvent mal car il tape souvent juste, maniant le paradoxe et le retournement d'argument comme d'autres le nunchaku. Souvent, il débusque la sottise autosatisfaite et la médiocrité du temps présent, les dissèque d'une encre de fiel et d'humour vachards. On doit pour s'en convaincre lire jusqu'où va t on descendre?, et son follow-up Socrate à Saint Tropez, deux rejouissantes bombinettes de chroniques retorses et perfides. Alors parfois il tape sous la ceinture, Soral, à coups de bonnes grosses doc martens. La liste serait longue de ceux qu'il a matraqués de sa plume; peu de gens trouvent grâce à ses yeux, sinon Karl Marx qu'il remix en sauce hardcore.
Sauf que là, malaise. Il semble qu'à force de faire le funambule sur la ligne jaune, le gars Soral ait un peu dérapé dans le côté obscur...
Le site communautarisme.net reprend des propos tenus dans une émission diffusée sur France 2: "Quand avec un Français, Juif Sioniste, tu commences à dire qu’ il y a peut être des problèmes qui viennent de chez vous, vous avez peut être fait quelques erreurs, ce n’est pas systématiquement la faute de l’autre, totalement, si personne ne peut vous blairer partout où vous mettez les pieds. Parce qu’en gros c’est à peu près ça leur histoire tu vois. Ca fait quand même 2500 ans, où chaque fois où ils mettent les pieds quelque part, au bout de cinquante ans ils se font dérouiller. Il faut se dire, c’est bizarre ! C’est que tout le monde a toujours tort sauf eux. Le mec, il se met à aboyer, à hurler, à devenir dingue tu vois. Tu ne peux pas dialoguer. C’est à dire, je pense, c’est qu’il y a une psychopathologie, tu vois, du judaïsme sionisme qui confine à la maladie mentale…"
Propos abscons, nébuleux, bouillie confuse. Il nous avait habitués à mieux. Moins bon à l'oral qu'à l'écrit, sur ce coup. Comme en son temps un Jean-Edern Hallier, il semble que notre ami se soit un peu pris les pieds dans son propre tapis... Evidemment, Soral explique qu'il a été piégé, qu'on a retenu des propos maladroits tenus "off". Mais il en profitera aussi pour souligner que décidément, sitôt qu'on s'en prend au sionisme (comme l'a fait Dieudonné, qu'il soutient) on se retrouve aussitôt dans la ligne de mire ou promis au massacre médiatique. Sur son site, il s'estime en effet victime d'un "appel au lynchage", après un article intitulé Tirons la chasse publié sur un média on line israelien. Lisez l'article. Soral s'y prend effectivement une dégelée, mais pas bien pire que celles qu'il aime lui-même administrer à ceux et celles qui l'agacent. Comme il n'en est pas à une provoc près, il lance son rectificatif sur le site oumma.com, réputé proche des Frères Musulmans. Dans la foulée, on apprend qu'une librairie où il signait son dernier ouvrage, a été mise à sac par une bande de jeunes a priori proches du Betar. Il n'y a pas longtemps sa maison d'édition (Blanche) avait été saccagée par Act-Up, puisqu' évidemment, Soral de ce coté là n'a pas non plus que des amis. Flirter avec les limites sans les dépasser exige décidément une maîtrise totale et constante du discours.
(la photo vient de son site officiel: http://www.bons-offices.com/as/

03/10/2004

La promesse de l'Ange

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Voici un polar à la veine mystique, que ne dédaigneront pas tous ceux qui ont jubilé à la lecture du Da Vinci Code. Ceux qui avaient apprécié l'atmosphère médiévale des Piliers de la terre de Ken Fowlett se plairont également à lire cette nouvelle évocation des moines bénédictins.
La Promesse de l'Ange narre l'histoire complexe d'une Archéologue d'aujord'hui en quête de vérité-s, cherchant dans les pierres millénaires du Mont Saint Michel la réponse à d'étranges énigmes.
L'héroine est harcelée par un fantôme sans tête qui l'exhorte à fouiller la terre pour accéder au ciel, ce qui à certains rappellera qu'on doit chercher en soi si l'on veut accéder à la connaissance ou à la sagesse -Gnothi Eothon, connais toi toi-même-; à d'autres elle évoquera qu'il faut visiter l'intérieur de la terre pour trouver la pierre cachée. Sur fond de meurtres rituéliques, cette quête ésotérique, malgré quelques petites pesanteurs, est un roman fort habilement construit, bien écrit à 4 mains par Violette Cabesos et Frédéric Lenoir, qui de l'an 1000 à nos jours, nous entrainent avec science et talent jusqu'aux frontières de l'irrationnel.

25/09/2004

Françoise Sagan

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... est morte, occasion de constater que je n'ai jamais rien lu d'elle. Intéressant, comme remarque, non? Je connais des titres, la chamade, bonjour tristesse, aimez vous brahms, je connais mieux la marionnette sous titrée des Guignols. Si je reconnais le personnage, la romancière m'est parfaitement inconnue. J'ai toujours pensé à tort ou à raison, que son oeuvre se limitait aux mêmes états d'âme de la femme bourgeoise en désir d'émancipation. En revanche, son personnage médiatique, distancié, cynique, un peu gainsbourien finalement, m'était sympathique, même si il ne me donna aucune envie d'aller jeter un oeil dans sa prose.
J'avais Bukowski, qui me suffisait amplement.
Pensez-vous que je sois passé à côté d'un auteur majeur? Si oui, vous conseilleriez quel livre, en priorité?

Tous victimes?

Pascalbruckner
L'idée n'est pas de moi, elle est de Pascal BRUCKNER dans un livre qui date de bientôt dix ans, "la tentation de l'innoncence". Elle dit en gros que le discours et la stratégie de toute minorité vise à se construire dans le regard d'autrui comme victime, du fait même de sa dimension minoritaire. C'est bien sûr naturellement vrai dans certains cas, amérindiens, juifs, tziganes, homosexuels dans certains cas ou certaines époques, noirs, etc. Le problème est qu'en jouant sur la culpabilisaion constante de la société (supposée incarner LA MAJORITE), tout membre de fait d'une minorité peut exciper d'un statut de victime, qui naturellement, lui ouvrirait des DROITS SPECIFIQUES (ne parlons pas des DEVOIRS, dont chacun s'estime exonéré). Ce fait qu'annonçait BRUCKNER, et qu'a su décrire avec force Philippe MURAY, est un des piliers du politiquement correct, et une escroquerie intellectuelle dans de nombreux cas. Si je suis gros, c'est sans doute parce que le capitalisme met plus de sucres et de graisses dans la nourriture industrielle, mais c'est surtout parce que j'en reprends 3 fois, et que je ne fais pas de sport! Ce n'est pas la société qui me discrimine. Dans la réponse à un de mes posts sur le voile, mon interlocuteur me construit comme oppresseur du seul fait de mon discours (il parle de MacCarthysme, qui n'a aucun rapport ni de près ni de loin, avec mon propos). Il se construit du même coup comme opprimé par mon opinion, du simple fait qu'elle diffère de la sienne.. En somme la logique de victimisation, c'est d'imposer SA vision du monde comme unique. Car quiconque n'accédera pas à mon désir sera en dernière analyse inscrit comme dénégateur de mon droit à être différent. C'est ainsi que Lionel Jospin a pu être traité d'homophobe (lui, le promoteur du pacs) parce qu'il ne se déclarait pas favorable au mariage homo. C'est la même démarche qui anime certains musulmans, certains juifs, certains catholiques, dès lors que la société n'accède pas à 100% de leurs exigences. C'est l'argument de certains corses, qui en appellent au racisme anti corse quand on évoque avec eux les bombes et les assassinats qui fleurissent chaque année sur l'ile.