8 posts categorized "Monde Jean Footres"

19/11/2009

Bleu de honte

Voyez... vous pouvez me trouvez ridicule, gamin, naïf, candide, stupide; mais cette élimination injuste de l'Irlande, je ne la digère pas. Bien sûr, on me dira qu'il est normal que les joueurs français soient contents de leur qualification. "Si l'arbitre siffle la main de la France, alors il doit siffler la faute sur un autre français qui mérite pénalty" s'est de toutes façons dédouané le sélectionneur.

Pour qu'on me comprenne, j'ai des copains qui sont heureux que la France soit qualifiée, et qui regarderont avec plaisir les matches du mondial 2010. J'admets totalement leur position, et pas une seconde je n'ai envie de la critiquer.

Ce sera sans moi. Ce n'est un secret pour personne qui me lit ici ,je n'aime guère cette équipe et son patron. J'avais dit que je souhaitais leur élimination comme une chance de redonner meilleure mine à mon sport favori. Mais s'il y a une chose que du plus profond de moi je déteste, qui m'insupporte, me rend malade, me révolte, me révulse, c'est l'injustice. C'est con, mais toute une vie de couleuvres avalées peut alors remonter et me bloquer la glotte.

Oui, je sais, je mélange tout. Mais je suis comme ça. Entier et excessif. Je me lève ce matin avec un ballon de foot coincé dans la gorge. Pour moi, c'est fini. Je ne regarderai plus JAMAIS un match de cette équipe-là. Elle peut gagner, perdre, jouer bien, "faire rêver les foules","donner du bonheur" ,"aller au bout de l'aventure", comme disent ces pseudos journalistes vrais camelots dealers de chloroforme. On les entendrait, si la main avait permis un but dans l'autre sens! Ils vous tartineraient des pages entières sur l'injustice, la vidéo qui à ce niveau devrait quand même permettre d'éviter des fautes pareilles.

Là, l'essentiel est sauf, ils vont tous palper leur billet pour Johannesburg, et faire les beaux pendant un mois. Soulagés.

Qu'ils aillent! mais ne comptent plus sur moi pour faire la claque. J'avais boycotté dans mon coin (tout seul comme un con, oui. Mais droit dans mes pantoufles, du moins) les J.O.de Pékin.

Je ferai de même au mois de juin, et n'oblige personne à faire de même.

On a les fiertés qu'on peut.

27/10/2009

Cherche à qui la polémique profite...

Le 9 septembre, devant les salariés de l'Olympique de Marseille, son Président Jean Claude Dassier, annonçait " ne pas vouloir être un président à la libanaise, ni à l'africaine".

Y avait-il là, une insulte, un dénigrement, du mépris? C'est ce que déduisirent aussitôt du propos présidentiel quelques représentants communautaires, poussés il faut bien le dire à le faire par une troupe de journalistes toujours contents de pouvoir agiter le premier propos pour en déduire une polémique, fût elle foireuse.

Cherche à qui la polémique profite, nouvel adage de nos temps harcelés.

J'ai déjà eu l'occasion de dire ici tout ce que m'inspirent les guette-au-trous, flics de la pensée, rééducateurs, kapos, matons, maniaques de la judiciarisation. Je sens comme une étouffante pression dictatoriale des minorités victimes par nature, par vocation, et surtout par intérêt (pas nécessairement financier) qui commence à me courir sur le haricot... tarbais, rouge, noir, vert, comme on voudra, je ne suis pas raciste.

L'Equipe et la Provence annoncent ce matin qu'un collectif de Franco-Libanais a déposé plainte pour "injure non publique à caractère racial" à l'encontre du président marseillais, devant le tribunal de grande instance. Ce groupe affirme regrouper environ 400 personnes, et déclare vouloir aller jusqu'au bout dans sa démarche, même si celle-ci «est surtout symbolique». «Nous ne cherchons pas à obtenir des dommages et intérêts, mais juste à faire constater que ces propos ont franchi la limite», a déclaré son avocat, Maître Serge Billet.

Invraisemblable. En réalité, où donc y-a-t-il de l'insulte dans la phrase incriminée, autre que de l'ordre, -au pire-, du non-dit, ou du sous-entendu ? Est-il CONCRETEMENT indiqué par Dassier le moindre début d'hypothèse de piste d'une définition de ce "président à la libanaise" (ou à l'africaine)? En réalité, on sait très bien ce que désignait Dassier en employant ces deux mots: il critiquait la capacité de gérer les affaires en faisant plaisir à tout le monde, devant... pour mieux régler des comptes dans la coulisse, méthodes qu'auraient avant lui appréciées certains présidents de clubs... Que ce soit typique de moeurs libanaises ou africaines, je n'en sais foutre rien, et peut-être est-ce une erreur, une connerie, une imbécillité. En quoi est-ce insultant, c'est à dire nourri de mots précis?

A-t-il précisé que cela signifiait moins bien, moins compétent, moins honnête, moins charitable, moins social, moins sociable, moins affable, moins délégatif, moins assertif, moins coopératif, moins délégatif, plus oppressif qu'un patron de telle autre ethnie, par ailleurs jamais désignée?

S'il avait dit "je ne serai pas un patron à la suisse, à l'italienne, à l'anglaise, à la belge (flamande), à la croate, à la slovène, à l'allemande, à la japonaise, à la belge (wallonne), à l'indienne, à la suédoise, à la belge (bruxelloise), Dassier serait-il également contraint de s'expliquer? 

Dès lors qu'aucune précision n'est donnée sur ce qui serait injurieux dans l'emploi des termes "libanais" et "africain", faut-il en déduire que c'est infamant en soi de citer ces deux mots? Ou faut-il en déduire qu'ils ne doivent plus être désormais employés chez nous que dans des acceptions "positives", "valorisantes", "laudatives"?

En d'autres termes, ai-je le droit de dire, moi, sans risquer les foudres du tribunal, que la cuisine à la libanaise me parait souvent lourde à digérer? Que la musique à l'africaine, présentée souvent comme mère de toutes les autres, me parait bien ennuyeuse, saoulante et répétitive, d'une pauvreté mélodique souvent navrante?

Parenthèse: je me souviens de la réponse d'un lecteur bien pensant m'accusant de racisme pour avoir OSE dire que Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy affublés de boubous sous prétexte qu'ils étaient en voyage "officiel" au Sénégal, me semblaient simplement ridicules ainsi attifés; et que personne n'aurait songé à leur imposer des culottes de peau parce qu'ils étaient en visite à Munich! Pas plus que de peintures ethniques, kimonos, peaux de phoques...

Ai-je le droit de dire qu'on nous bassine systématiquement avec le merveilleux football "africain", qui n'a jamais gagné une putain de coupe du monde en 80 ans, et joue souvent un foot stéréotypé et dénué d'intérêt? Ok il y eut le Cameroun de Milla 90, mais jusqu'à quand va-t-on nous gaver avec cette seule et unique référence? Ai-je le droit de dire que si le foot africain produit d'excellents joueurs (Essien, Diarra, Diarra, Diarra, Drogba, Keita, Keita, Keita), elle n'a JAMAIS produit UNE équipe de niveau mondial?

Combien de mauvais coucheurs ont-ils pensé, lisant les lignes ci-dessus, qu'en répétant 3 fois Diarra, et 3 fois Keita, j'étais déjà "limite"? Limite de quoi? Jusqu'où peut-aller se nicher la bien pensance, et la police des pensées?

Ai-je le droit de dire que les loukoums sont à mon goût la pâtisserie la plus écœurante jamais inventée? Ou que le Liban, jadis patrie de rencontre et de tolérance entre toutes les croyances, (musulmans, chrétiens, druzes et juifs y vivaient en bonne intelligence, et les athées aussi, j'espère!) a depuis viré du pays tous les juifs, de sorte qu'ils constituent désormais une diaspora souvent malheureuse à l'heure d'évoquer la lointaine terre natale?

Comment peut-il y avoir injure raciale dans le fait d'utiliser le mot libanais? Depuis quand y-a-t-il une race libanaise?

«Qu'ils déposent plainte, s'ils veulent. Je me demande sur quel fondement, a rétorqué Dassier sur France3. Mais c'est une excellente chose, je m'expliquerai longuement.»

On lui souhaite bon courage. Dans ce pays où la moindre virgule peut désormais être retenue à charge contre vous dès lors qu'elle "touche", "émeut", "bouleverse" une minorité, il va devoir sacrément peser le poids de ses arguments...

17/10/2009

Bebel - PF Gay, acte 3: le foot est l'avenir de l'homme

Il y a ce club de football qui s'appelle Paris Football Gay. Qui dit compter en ses rangs des footballeurs amateurs homos, ET AUSSI des hétéros. En somme, exactement pareil que des tas "d'autres" clubs de foot amateurs, qui ne jugent pas pour autant nécessaires de préciser que tous les goûts sont dans la nature de leurs effectifs.

C'est que tout le monde n'a pas le même allant pour faire reculer au delà des neuf mètres quinze le mur intolérable des préjugés. Ceux-là préfèrent taper dans le ballon sous l'étendard arc-en-ciel. C'est bien leur droit, et vaut toujours mieux que taper son voisin à coup de batte de baseball. En même temps, si le club revendiquait de ne compter dans ses rangs QUE des homos, on irait l'accuser de discrimination, les gens d'aujourd'hui sont méchants. Ou bien se trouveraient-ils des zozos dans mon genre pour s'interroger sur la nature de l'examen d'entrée permettant de valider moralité et motivation des impétrants.

Je sais! L'existence de ce club marque en réalité le désir de lutter contre "l'homophobie" qui règne un peu trop dans les stades, hooo-hiiiissse enkchuuuulé, chaque fois que le gardien adverse dégage au pied. Pour tout dire je ne suis pas certain que le résultat soit à la hauteur des intentions,. Mieux vaudrait coller directement des amendes au club hôte chaque fois que son public lâcherait son méchant brame, ça occuperait le quatrième arbitre et pousserait les dirigeants de clubs à morigéner leurs clubs de supporteurs, par ailleurs tant loués par Rama Yade comme "symboles de diversité." On les inviterait à faire preuve de plus de créativité dans l'art de déstabiliser l'adversaire. Grand Corps Malade ouvrirait des ateliers d'écriture pour que tous les Winners, Ultras, Devils et autres Warriors apprennent à vilipender l'adversaire "sans l'insulter", sans s'en prendre au physique, aux origines, aux préférences sexuelles, politiques et religieuses. Bien dans l'esprit des recommandations de Bruxelles.

Il y a cet autre club de foot amateur qui s'appelle Créteil Bebel et ne recrute, lui, que chez les musulmans. Il y a comme ça des tas de clubs communautaires, dans le sport amateur. Des Maccabi d'ici ou là, des Lusitaniens de Triffouilly les Gauffrettes, des Arméniens de Saint Tartempion Le Pont. Tout ce beau monde se retrouve le dimanche matin dans un respect naturel "des différences", mais dans " sa fierté d'appartenance". Dans mon club d'enfance, du côté de Gennevilliers, des blondinets prenaient la douche avec des noirs et des arabes. J'espère qu'il en va toujours de même. En région parisienne, le fils d'un ami s'est fait casser la jambe par un partenaire du club où il évoluait, parce qu'il n'avait pas "la couleur souhaitée" et qu'on voulait le dégager. Un accident rarissime, n'en doutons pas...

Dans un premier temps Bebel Créteil a refusé de jouer contre Paris Football Gay, non pas par homophobie, pensez donc (c'est un délit, sont pas cons) mais parce que la dénomination du club heurtait leurs convictions "non communautaristes". Subtilité, nuance. Dénoncés par la vox médiatique, le club accepta dans un deuxième temps la perspective de jouer le match, ce qui calma les esprits. Finalement, sont revenus à leur décision initiale, nous précise aujourd'hui le journal l'Equipe. Le "club des gays mais pas seulement les autres sont bienvenus aussi", avait imaginé porter l'affaire au pénal (c'est vrai qu'en France les Tribunaux ne sont pas du tout surchargés), avant de renoncer , pour prendre l'affaire par le mépris. Ce qui me semble aussi bien.

POURQUOI ne puis-je m'empêcher de trouver cette histoire Bebel versus Gay affligeante, pitoyable, mesquine, méprisable, vulgaire, anti républicaine... par quelque bout qu'on la prenne? Pourquoi aurais je dans l'idée de les renvoyer dos à dos, comme deux pauvres avatars du monde à la con qu'est devenu le nôtre? C'est l'âge qui me rend borné, ou bien?

J'attends la prochaine étape, la création d'un Paris Football Musulman Gay, qui comprendrait des uns et des autres, mais pas seulement, prétendrait faire reculer ensemble homophobie et islamophobie, avec des pompom girls en niqab dansant à la mi temps sur des tubes de VillagePeople, mais refuserait  tout de même de jouer contre le Maccabi de Saint Colombin les Encaustiques, afin de protester contre le sionisme du Conseil Régional.

Le foot est l'avenir de l'homme.

29/09/2009

Un monde de Jean Footres (6) : suicides, tickets Leclerc et sauvegarde de ta planète

Mardi, on maugrée, on maudit, on médit, des méfaits de la médiacratie.

Note effacée ce matin par mégarde, réécrite ensuite, de mémoire... Ca donnait quelque chose comme ceci...

Il y a quelques jours, j'entendais ces gens qu'on nomme "journalistes polémistes", sur la radio RTL, m'expliquer que les syndicalistes exagèrent. En effet, pointer qu'une vingtaine de suicides dans une même entreprise pourrait révéler l'existence d'un malaise quasi certain, relèvait, selon ces nobles observateurs, d'une vision hautement propagandiste. Manipulation! Mauvaise foi! Triche! Qui donc, arguaient ces sentencieux connaisseurs de l'âme humaine, pourrait nier que sont souvent profondes, forcément multiples, et largement intimes, les causes poussant un malheureux (10? 20?) à commettre l'irréparable? Et n'y avait-il pas quelque indécence à oser ces rapprochements conduisant à constater que, mon p'tit Jean Mimi, 20 suicides dans la même turne, ça commence quand même à faire un petit peu beaucoup!

En l'occurrence, que l'entreprise en question soit l'une des plus grosses acheteuses d'espaces publicitaires en France n'avait évidemment rien à voir avec cette pudique prudence des journaleux. Depuis, le PDG de France Télécom a du reconnaitre que bon, il y avait probablement, en effet, un peu de mou dans la corde à noeuds et quelques débuts de commencements de préliminaires d'indices de quelque chose de pourri au Royaume du Management et des Relations Sociales, dans l'entreprise chargée de nous faire aimer l'an 2000. Encore que hein, pas pousser non plus quand même! 23 sur 300.000 salariés, c'est pas la pandémie porcine! Juste un "bad mood"!

Hier au soir, on apprenait que ce n'était plus 23, mais 24. Tout augmente. Et les journalistes eux-mêmes commencent à réaliser que tout n'est peut-être pas que malheureux concours de circonstances, hasards navrants, ou même, psychose collective encourageant des individus fragiles à imiter bêtement leurs collègues n'ayant pas su résister à la pression. Il leur en faut, parfois du temps, pour prendre la mesure des faits de société.

Pourquoi me suis-je mis à songer, écoutant les infos, à cette Saga Leclerc trop longtemps oubliée sur ce blog? Pourquoi cette évocation des malheurs quotidiens de pauvres gens poussés à bouts, m'a-t-elle fait songer à Philippe et Mathilde, leurs mômes insipides, la belle-mère ahurie, l'amant d'icelle, et l'invraisemblable Régis, collègue de bureau demeuré qui n'a toujours pas compris que pour doper son pouvoir d'achat, il faut PASSER CHEZ LECLERC OU DE NOMBREUX PRODUITS SONT ACTUELLEMENT EN PROMO! Et même des fois AVEC REDUCTIONS IMMEDIATES EN CAISSE!

Régis est un con. On le savait. Mais là, franchement. Y a des limites. Philippe, lui, IL BOSSE. Il turbine, il fait des heures sup', il taffe un max. C'est qu'il en faut, pour faire briller les chromes et soigner le pouvoir d'achat! Alors quand il a fini sa journée, hop! Il va pas au sport, Philou! il retrouve pas sa maitresse pour un 5-7 torride, traîne pas au bistro à descendre des bières avec les copains. Il file chez LECLERC où qu'on trouve le moyen d'économiser en dépensant plus, toute l'astuce est là! tu prends 250 packs de kro d'avance, tu en as pour dix ans, mais tu as récupéré .15cts d'euro sur chaque pack, et fais le calcul!

Tandis que ce connard de Régis (il s'est marié avec Emmanuelle, la nouvelle du service compta, faut-il donc TOUT vous rappeler??) va bientôt être papa, et donc, peut-être ENFIN songer à  surveiller les promos sur les stocks de Pampers... Philippe, lui, se la donne: Il a un nouveau trip. Un  nouveau kif. La NOUVELLE carte LECLERC! Evidemment, elle te donne tout comme avant, DES AVANTAGES, des REDUCTIONS IMMEDIATES EN CAISSE, des TRANSFORMATIONS DE TON TICKET LECLERC EN BONDACHA, et TOUT CA SUR DE NOMBREUX PRODUITS! Mais en plus? elle te donne tout un tas d'infos et de bons plans sur LES MEILLEURS PRODUITS BIO! Sur tout le miam miam glouglou écolo! Sur les serpillères équitables! Sur les papiers toilettes recyclables et la bière respectueuse de l'environnement! La carte LECLERC? C'est BON pour ta planète, à présent! Tu pensais que Philippe allait laisser passer ça???

Je me suis dit qu'ils devraient songer à des campagnes jumelées, sur RTL. Parce qu'après tout, si ça tombe, le gars Philippe et son boulet de Régis... Ils bossent chez France Télécom!! Et si Philippe assure toujours un max, résiste au stress, craque pas comme une mauviette, va savoir si c'est pas PRECISEMENT parce que la journée finie, hop! il quitte l'open space invivable où tu peux même pas coller une photo de tes moutards pour égayer le paysage, il fuit l'ambiance exécrable, la machine à caoua déprimante, et la gueule de raies décomposées des collègues en surchauffe! Et file CHEZ LECLERC!

Salariés de France Télécom, faites donc comme Mathilde et Philippe! D'autant que cette semaine, chez Leclerc, pour tout nouvel abonnement, deux mois offerts sur les nouveaux forfaits Orange!

Sinon, pour les très déprimés, la version sombre. Au lieu d'aller claquer votre pognon comme des caves dans du consumérisme débile, amis salariés surmenés suicidez vous, c'est bon pour ta planète!

22/09/2009

Un monde de Jean Footres (5) : les declarations de Manman Yade, ou comment parler pour ne pas dire grand-chose...

Je viens de me trouver une nouvelle icône dans le milieu médiatoc ambiant. Vous savez, là où pullulent les Jean Footres ici célébrés le mardi. Un lecteur me le confirmait l'autre jour, j'ai peut-être mis le doigt sur un point marquant: la très élégante Rama Yade serait une déclinaison "à droite" (et adroite, aussi) du positionnement cher à Ségolène R. . L'affirmation non pas de la "femme politique", mais de "la mère en politique", élément tout à fait différent dans la manière d'être au monde, et de lui parler. Ce syndrome moderne fut identifié par le psychanalyste Michel Schneider dans un livre intitulé "Big Mother", qu'il sous -titrait "psychopathologie de la vie politique", manière d'indiquer que ce nouvel avatar de nos mœurs n'est pas tout à fait "sain", au fond. (Je n'ai pas écrit "seins", mais on y viendrait presque).

Désigner la place "de la mère politique", n'est pas moins pertinent que d'avoir dans le passé dénoncé "le paternalisme", dont ont fait preuve quantité de dirigeants mâles. Et ça ne rend pas plus souhaitable son envolée à l'avant-scène, étant entendu que nous n'avons aucun besoin de parents symboliques, mais plutôt de politiques performants aptes à s'attaquer aux problèmes pour tenter de les résoudre, non de sermonneuses bavassant pour ne rien dire, à tous propos, enfonçant des portes béantes en fronçant les sourcils pour impressionner les vilains pas beaux.

Rama Yade m'a tout l'air de se tailler une place de choix dans ce registre maman fouettarde. On suppose que sa jeunesse, sa beauté, son aisance verbale indéniable, la rendraient par essence inattaquable, quoi qu'elle dise. Et je ne dirai rien de "ses origines diversitaires", sans doute argument de poids, encore que l'on a bien vu que ça n'a pas toujours aidé Rachida Dati. Mais c'est une autre affaire.

Yade, donc, cultive le don de gronder. En moins de trois jours, voilà deux fois que je la prends sur le fait, dans ce registre de "c'est pas bien, faut pas recommencer; je ne suis pas contente et je vais vous expliquer pourquoi, les enfants". La semaine passée, c'était sa réaction à la fausse polémique Dassier/Diouf, où elle vint nous servir un sermon oecu-cuménique assez plat, devant des médias aux ordres et mouillant de bonheur. Plus la tyrannie progresse, plus pèse la responsabilité des journalistes.

Dimanche, elle réagissait, - avec deux métros de retard-, à l'agression dont avait été victime un supporter de Toulouse le jeudi à Belgrade, en marge d'une rencontre de Coupe d'Europe. Et c'était pour un laïus long comme un match sans but, où les platitudes attendues le disputaient aux admonestations dans le vide. Même s'il est possible de s'abriter derrière la vieille maxime "quand ça va sans dire, ça va encore mieux en le disant", on peut aussi penser qu'en dehors de l'intérêt d'occuper le terrain pour pas cher, dire ce qui suit ou rien, c'est kif kif la même chose mon frère.

«Je suis très vivement choquée par l'agression inadmissible et d'une violence extrême dont a fait l'objet un groupe de supporters français (...) par une vingtaine de hooligans. La sauvagerie de cet acte barbare et gratuit, commis à l'aide de battes de base-ball et de chaînes de vélo, est totalement inacceptable», dit Mme Yade dans un communiqué. «La violence aveugle et brutale (au passage, si on peut m'expliquer une "violence" pas "brutale"?..) à l'occasion de manifestations sportives est une véritable gangrène. Elle n'a pas sa place dans le jeu et ceux qui la pratiquent doivent être chassés des stades et du monde sportif», poursuit-elle, appelant de ses voeux «une réflexion au niveau européen entre les clubs, les associations de supporters et les pouvoirs publics». La secrétaire d'Etat affirme se tenir informée de l'état de santé des victimes, précise le quotidien l'Equipe, et avoir joint à Belgrade les parents du supporteur grièvement blessé, «pour leur dire mon soutien et leur transmettre mes encouragements dans cette épreuve».
Avant de conclure (enfin) : «toute la lumière doit être faite sur ce drame et ses auteurs sévèrement punis», et : «Je serai très attentive aux suites données et dois m'entretenir avec les autorités serbes concernées

Ok pour cette ultime phrase, la seule qui vaille, puisqu'elle nous apprend qu'elle va un peu bosser. Mais pour le reste?

Imaginons qu'elle ait choisi de dire l'inverse... 

«Je me suis franchement poilée en apprenant l'agression tant attendue, et d'une violence top-cool dont a fait l'objet un groupe de supporters français (...) par une vingtaine de hooligans. La sauvagerie de cet acte barbare et trop fun, commis à l'aide de battes de base-ball et de chaînes de vélo, est totalement bienvenue», dit Mme Yade dans un communiqué.

«La violence lucide et brutale (je garde. Un bon pléonasme ça fait toujours du bien) à l'occasion de manifestations sportives est une véritable chance à saisir. Elle a tout à fait sa place dans le jeu et ceux qui la pratiquent doivent être applaudis dans les stades et dans le monde sportif», poursuit-elle, en appelant de ses vœux «que surtout on ne fasse rien à tous les niveaux ( européen entre les clubs, les associations de supporters et les pouvoirs publics)». La secrétaire d'Etat affirme n'avoir rien à cirer de l'état de santé des victimes, et avoir joint le supporteur grièvement blessé, «pour dire comme elle s'en tape, et lui confirmer son absence totale de compassion dans cette épreuve».

«Aucune lumière n'est à espérer sur ce drame et ses auteurs ne seront évidemment jamais punis», a-t-elle conclu.

Sérieusement, les quatre cinquième de ce communiqué ne sont que blabla moralisateur sans intérêt, La dernière phrase est intéressante, on aimerait découvrir des propositions novatrices, qui rendraient effectivement les matches moins dangereux. Mais ça, c'est plus difficile que de causer dans le mic, ou d'envoyer à la presse des préchi-préchas convenus.

15/09/2009

Monde de Jean Footres (4) : Scientologie, pas d'Etat dans l'Etat?

Ah! Le nombre de journalistes qui se sont offert une maison de campagne, ou à tout le moins, la réfection de la toiture, en tartinant des âneries éculées sur la franc-maçonnerie... Ca a commencé par un duo de vertigineux incompétents, Ottenheimer et LeCadre, alignant les poncifs et les stupidités dans un bouquin qui ne s'en vendrait pas moins à des dizaines de milliers d'exemplaires, grâce à un titre et une couverture accrocheuses 'Les frères invisibles". Invisible, ça fait peuuur... Ca fait mystérieux. Ca fout les chocotes, on imagine déjà les jeunes filles égorgées, le Diable ouvrant les travaux de la Loge avec la queue fourchue... Dans le livre de ces deux plumitifs on entendait entre autres parler des Constitutions d'Andersen, d'un listing de prétendus "initiés" balancés à la hâte, pour accrocher le chaland. Des journalistes comme ça feraient tout aussi bien camelots vendeurs de mixeurs à légumes, aux portes des Galeries Lafarfouille.

On a eu aussi, dans la catégorie "y a pas d'raison, moi aussi je peux me bourrer les fouilles en brodant sur les maniaques de l'équerre et du compas", le bouquin de madame Sophie Coignard dénonçant un "Etat dans l'Etat", celui des frères du Grand Orient de France, toujours prompts selon l'auteur-e, à se gaver sans scrupule.

La franc-maçonnerie, c'est connu, fait vendre. Pour un pour cent (mille) de magouilleurs qui y font leurs tambouilles, les hebdos se gargarisent de la fraternelle mystère, ce qui permet aux hebdos d'information de rééquilibrer leurs chiffres, quand ceux ci ont tendance à battre de l'aile. Mettez une équerre et un compas en "Une", un corps sans visage mais orné d'un décor de vénérable ou de membre du conseil de l'ordre, et vous verrez grimper les ventes... non seulement à cause du côté un peu racoleur, mais surtout parce que les premiers acheteurs sont "les frangins" eux-mêmes, toujours inquiets de vérifier le mal qu'on pourra dire d'eux, dans ces journaux en vogue...

Ce serait bien aussi, si les mêmes se demandaient, tout à trac, comment il se fait qu'une loi est passée, "en catimini" le 12 mai dernier, qui selon le site lci.fr ne permettra plus à un magistrat de pouvoir dissoudre une secte condamnée pour escroquerie. Cette modification risque de rendre inopérant le réquisitoire du parquet, qui a justement demandé la dissolution des deux principales structures françaises de l'Eglise de Scientologie.

Le jugement du tribunal correctionnel de Paris dans le procès pour escroquerie en bande organisée de l'Eglise de Scientologie n'est pas attendu avant le 27 octobre prochain. On attend encore que les journaleux, si prompts à pondre à la chaîne des hectomètres d'âneries, pour peu qu'elles puissent ranimer les idées toutes faites, jadis nourries dans les campagnes par les sermons dominicaux des bons Pères, s'imposent un peu d'aller travailler! ¨Pour qu'on comprenne comment, par quels circuits, des lois "passées en catimini", peuvent aujourd'hui blanchir une authentique entreprise sectaire...

Sauf quil faudrait que les jean footres se mettent un peu à bosser...

08/09/2009

Monde de Jean Footres (3) : apprends à parler le footballeur en une leçon... plus une de rattrapage... et un démenti...

 Le mardi, c'est ici chronique de la niaiserie ambiante. n a beau s'essayer à ne pas gober n'importe quoi, j'ai plus que jamais l'impression qu'il est  impossible d'échapper au harcèlement médiatique des Jean Footres.

Évidemment, nul n'a jamais interviewé un sportif en espérant lui faire cracher quoi que ce soit sur le sens de la vie ou la remontée des taux d'indexation à court terme. De là à se contenter de tels services minimum! Dans l'insolence autosatisfaite, il y en a qui en remontreraient aux plus obtus de la CGT!

1. Avant le match.

Oui, c'est sûr, ce sera un match djiffiiiciiile, même si on respecte cette Equipe de Roumâââânie, on doit avoir confiance dans nos quâââlités, alors on va jouer not'jeueueu, essayer de trouver des espaaaces, et surtout prend' les trois points.

2. Juste APRES.

Oui c'est sûûrrr, on est déééçuuus, ça été un match djjiffiiiicile, on était venus pour jouer not'jeueueu, mais on est tombés sur une bonne équipe de Roumââânie, et même si on a dominé, on a pas suuuu les mettre au fond... ce qui fait qu'on a pas pris les trois points.

(Avec leurs trois points, c'est à se demander si ces footeux ne seraient pas un peu francs-maçons. Quelqu'un pourrait-il  leur suggérer qu'on peut aussi "gagner le match", "emporter la victoire", "signer un succès", "battre notre adversaire", à moins que ce soit trop ardu à apprendre, entre deux entrainements. On ne peut pas non plus demander l'impossible.

3. Mais voilà qu'arrive déjà, demain mercredi, le prochain match, dit "match du rachat".

Oui c'est suuuuur, la vérité d'un mââtch n'est pas celle du suivant (il l'a lu dans les Mémoires de Jean-Michel Larqué). sur quatre vingt djjix minutes on peut battre n'importche qui, Contre la Serbie, on aura à coeur de se rââch'ter, on ira confiants dans nos possibiliiités, et surtout pour prend' les trois points (voir plus haut).

4. Demandons alors à ce joueur son point de vue sur les carences d'une équipe pourtant composée de "stars", si l'on en croit les spécialistes et leurs feuilles de paye, mais le plus souvent incapables de produire un jeu agréable à regarder. Est-ce que le dénommé Domenech (désigné par les journaux Roumains comme un "incapable" doublé "d'un incompétent") ne serait pas réellement inapte à motiver ses garçons?

Nous on est là pour appliquer les consignes du côatchhh. A partir de là, c'est à nous de respecter le schéma tââctikk, personnellement je joue où on m'dit, je suis au service de l'équiiipe et du cooollectiffff. En tous cas même si on respecte cette équipe de Serbie on ira là-bas confiants dans nos quâââlités...

... Et pour empocher les trois points?

J'avais écrit cette note dimanche... Pour découvrir lundi matin, dans le Parisien, des propos de Thierry Henry rompant fort heureusement avec ces platitudes. Extrait d'une altercation qui l'oppose, "en interne", au "Coach", après une tentative de réprimande de celui-ci:

« Coach, nous aussi on a quelque chose à vous dire. Là, je parle au nom du groupe. Nous aussi, on reste sur notre faim. On s’ennuie pendant vos entraînements. Cela fait douze ans que je suis en équipe de France, jamais je n’ai été dans cette situation. On ne sait pas comment jouer, où se  situer, comment s’organiser. On ne sait pas quoi faire. On n’a aucun style, aucune idée directrice, aucune identité. Ça ne va pas ».

Capture_henry

Toute la chaleur du monde: une poignée de mains les yeux dans les yeux (document l'équipe)...

Le journal relève également, ce qui m'avait échappé, que DEVANT LA PRESSE, le capitaine des Bleus déclarait déjà, la veille du mâââtch contreu la Roumââânie, que « Depuis que le coach est en place, on a toujours eu des difficultés… »

Comme quoi, il ne faut jamais désespérer! Même d'un footballeur. Dire les choses, et sans langue de cuir, c'est quand même un excellent moyen d'avancer.

Hélas, mise au point lundi soir sur TF1! naaan, j'ai pô dit ces mots-là, y a une supeeer ambiance dans l'ekchipe, et je n'ai pas remis en cause le cotchhhh.

Le capitaine de l'Equipe qui se retrouve au JT de 20 heures pour devoir démentir ses propos. C'est sûr, tout va bien... 

25/08/2009

Monde de Jean Footres ! (1) : de la valeur éducative du sport

Mondejeanfootres  Le mardi, c'est chronique de la niaiserie ambiante.

Parce que je n'ai jamais accepté de gober n'importe quoi, et que j'ai plus que jamais l'impression qu'il est  impossible d'échapper au harcelèment médiatique des Jean Footres.

Mais "Qui" sont ces Jean Footres? Autant le dire d'entrée, je désigne là les soit-disant journalistes qui excipent outrageusement de ce statut mais ne font plus en aucun cas métier d'informer. Ils n'ont qu'un seul objectif, promouvoir l'air du temps, et encourager partout l'uniformité de pensée, qu'ils déguisent derrière cette prétendue "diversité" dont nous rebat partout les oreilles; diversité qui n'est qu'un artefact dont ils sont les camelots, et c''est là le génie des escrocs du temps: plus on chante la liberté, plus on flique, surveille, interdit; et plus on vante les mérites de la diversité, plus on impose partout diktats, normes, morale obligatoire, pensée au garde à vous.

Que les JeanFootres aiment ou n'aiment pas le Foot, là n'est pas le probleme. Ils sont les prêcheurs des nouvelles religions publiques, dont le foot est une des plus visibles, qui se refourgue aisément, touche toutes les classes sociales et pour notre malheur, tous les sexes...

Le Jean Footre affirme "haut et fort" des idées toutes faites, généralement de formidables âneries, mais que valide aux yeux du populo son statut d'observateur avisé. Ainsi pendant les vacances, et tandis que la danse annuelle des transferts battait son plein, j'entendis un de ces thuriféraires évoquer sans rire "la valeur éducative et sociale du football".

Ce noble et beau sport est aujourd'hui le plus court chemin pour accéder à la gloire, les femmes, l'argent, et le respect de toute la classe médiatique. pour qui n'a pas eu la chance de naître doué pour le trafic de drogue, la prostitution, la rime riche slam ou hip-hop. Plus court ne signifie pas "facile". Il faut effectivement avoir deux pieds et l'art de s'en servir, ce qui n'est pas donné à tout le monde, voyez Toulouse Lautrec. Il n'empêche que si mettons, Karim Benzema, avait choisi biologie moléculaire au lieu du centre de formation de l'Olympique Lyonnais, il émargerait aujourd'hui assez loin, croit-on, des 500.000 euros mensuels net d'impôt qu'il va palper au Réal. Hors primes et contrats pub, selon toute vraisemblance.

Ainsi, lorsqu'il est question de "promouvoir" des exemples valorisants de "jeunes issus des quâârtiers" qui réussissent (entendez "jeunes issus de l'immigration"; car curieusement, il semble qu'on n'englobe jamais dans ce "issus des quâârtiers", des fils de normands ou limousins qui seraient d'origine modeste, et vivraient, eux aussi, dans ces mêmes quâârtiers), ne s'étonne-t-on pas que Benzema fasse plus rêver que le gamin s'accrochant pour décrocher un BTS ou un mastere, qui attendra la trentaine pour commencer de gagner sa vie.Cette échelle sociale. ne vaut donc pas celle de Jacob: beaucoup d'athlétes, mais peu d'élus.

Reste alors la dimension "éducative". Et là, nul doute que le  métier de footchboleur soit effectivement un bel exemple d'éthique républicaine, si l'on se souvient que :

1. le respect de la parole donnée n'y a strictement aucune valeur. Tel assure le mardi fidélité à son club, qui signera cinq jours plus tard chez le concurrent, pour peu que le chèque soit suffisant.

2. le contrat signé ne vaut guère plus, pour la même raison. On signe une prolongation de contrat en décembre (avec la revalorisation salariale qui va bien) pour affirmer six mois plus tard qu'on est fermement décidé à quitter le club, pour tenter l'expérience à l'étranger (où les contrats se signent "net d'impôt). Tout journaliste interrogé vous dira que c'est "normal" de vouloir gagner plus ailleurs. Le contrat n'a donc qu'une réelle valeur: faire augmenter les prix, de façon parfois vertigineuse, tandis que le reste de la planète se serre la vis.

3. tout joueur qui ne reçoit pas une réponse favorable à son exigence de revalorisation ira se répandre dans la presse en arguant qu'on "lui a manqué de respect"; et à part traiter sa mère de pute, je ne vois pas ce qu'on peut faire de pire à un footeux que ce manque de respect qui pour résumer, consiste à ne pas multiplier par 2, chaque année, salaires et primes. Et si vous trouvez UN "journaliste" capable de demander au pleurnichard si par hasard il ne se moquerait pas un tout petit peu du monde, présentez-le moi.

4. Ces pratiques de revalorisation/multiplication sont totalement en phase chacun le sait avec la politique salariale couramment pratiquée par chez nous dans les secteurs de l'industrie et des services. En somme le monde du foot est un microcosme idéal pour préparer les jeunes classes au bel exercice de la citoyenneté. Idéal et confortable, puisqu'on n'a même pas besoin de savoir écrire son nom sans faute pour accéder au firmament.

Encore faut il accepter dès l'adolescence d'être pris en main (maquerautés? c'est vous qui l'avez dit!) par des agents pour qui la marchandisation des êtres humains reste un métier comme un autre, surtout si on peut faire +15% sur la revente, et si possible tous les ans. On n'est pas plus "éthique".

Enfin, sacrifions enfin à la minute spécial facho, pour rappeler que les notions de "nationalité" et de "patrie", n'ont en réalité pas davantage de valeur: selon son intérêt immédiat, unjoueur né en France peut décider d'opter pour la nationalité de tel grand-parent, ou à l'inverse devenir français plus vite que n'importe qui, quand bien même il n'y est pas né. Dans les deux cas ces gamins se foutent de la France comme de leur première partie de baby foot, la "fierté de porter le maillot tricolore", toujours bonne à placer dans une interview à France Foot, n'ayant en réalité qu'un seul mérite, accroitre la visibilité de l'heureux élu durant les compètes internationales télévisées, et donc d'augmenter d'autant sa propre valeur marchande. Et c'est ainsi qu'on voit certains joueurs, stars dans leur club, faire la gueule sur le terrain quand ils sont "en bleu". Comme à l'usine? comme à l'usine.

En résumé, les "valeurs" promulguées par le foot sont exactement inverses de celles que la société entend imposer comme modèle à l'immense masse des petits cons même pas footus de taper correctement dans la balle. Et l'on s'étonne qu'ils aient plus envies des unes, que des autres...

La semaine prochaine, nous aborderons la thématique "rap, vivante école de poésie".