39 posts categorized "Revolver"

07/06/2009

Les rêveries du blogueur solitaire

Fin de Roland Garros. Fin de saison du foot. Fin de campagne des Européennes. Fin des célébrations du Débarquement. Blues de juin.

La première année que j'avais consacrée au blogging, une immense lassitude m'avait envahi en cette même période. J'avais même, rechignant pas sur le pathétique, annoncé la fin officielle de l'objet pour la Saint Hervé, le 17. Quinze jours plus tard, je m'en mordais déjà les doigts, accro que j'étais devenu à l'exercice salutaire de purge. Ces jours-ci, c'est un peu différent. C'est comme une conviction sourde que ce monde et ceux qui l'habitent déconnent de toutes façons beaucoup trop et beaucoup trop fort, pour qu'on y puisse changer quoi que ce soit. Ce qui d'ailleurs n'a jamais été mon intention. Une ancienne collègue d'école de com, découvrant mon blog après quatre années d'existence, m'avait écrit, se pensant peut-être habile, entre cruauté lucide et taquinerie perfide,  "j'aurais du me douter que tu serais là dedans, c'est bien ton genre, penser que ton point de vue puisse avoir un quelconque intérêt pour le monde..." La pauvre. Si elle savait. Mais bast. Voilà ce que plaçait ici, hier, dans un commentaire, la charmante Christina, qui si j'ai bien compté et bien compris, à l'âge d'être ma fille, mais semble avoir déjà fait le tour de la situation...

je pense sincèrement que notre société est foutrement malade. J'ai même peur qu'il ne s'agisse pas d'un simple rhume. Je ne vous parle pas d'une grippe porcino-aviaire, mais d'une maladie qui atteint à la fois l'esprit et le coeur. Une saloperie de cancer qui bouffe tous les frêles rouages de notre magnifique société de consommation et de divertissement. Le pire est que le malade n'a évidemment pas conscience de son état et continue de s'enfoncer dans ses turpitudes pathétiques. (...) la véritable question, n'est-elle pas celle-ci : pourquoi cette société au vernis craquelant régresse-t-elle autant ? Pour mieux crever en attendant une magnifique renaissance ? Bah voyons...

En même temps je la plains. Si à Vingt ans, on n'a pas comme l'écrit Aznavour "des lendemains pleins de promesses"... qu'aurons-nous à cinquante?

Je regarde autour de moi quelques blogs que j'appréciais. C'est peu dire que je m'y ennuie, et depuis bien longtemps déjà je crains que les autres en fassent de même, lorsqu'ils passent par chez moi.

Je pourrais écrire sur mon père, loin, sa cécité, comment elle nous rapproche après une vie d'éloignement. Sur ma fille, son entrée dans le monde adulte, les concours qu'elle passe commen autant d'obstacles dans un parcours d'équitation, comment elle m'offre une petit sentiment de revanche, fût-ce par procuration, sur mon propre parcours. Je pourrais exprimer mes positions sur des débats agitant actuellement des institutions privées où je traîne mes guêtres. Ou détailler par le menu les racines psychanalytiques de mes compulsions, contre lesquelles je me bats encore et toujours, une fois par semaine, chez cette jeune psy ma foi brillante, mais dont je me dis que jamais elle ne parviendra à me décoller de cette roche à laquelle je fais corps, misérable bigorneau fossilisé dans sa névrose. Je pourrais disserter des régressions archaïques où se rejouent les souffrances premières et leurs valeurs symboliques. Bref, parler de tant de choses qui ne peuvent être parlées ici. Et trouver tellement peu de saveur à parler de ce qui peut l'être...  End of the road?

16/05/2009

Google maps saturday morning blues

Ca sonnerait presque comme ces vieux titres de Dylan, v'trouvez pas? L'émotion est plus primaire, probablement. Dans cette période où je rumine de lancinantes douleurs sur le vieillissement, le temps qui s'évacue comme une chasse qu'on tire, les souvenirs qui s'arrachent à la pelle et l'aigreur qui demeure, je me suis mis à googliser, va savoir pourquoi, l'adresse où je vivais quand j'étais môme. Et puis une autre, et encore une, et c'est ainsi que j'ai capturécranisé tous les endroits où j'ai vécu depuis mon entrée dans le monde, Clinique de Mâme Lamarche, Avenue Gabriel Péri, Gennevilliers (France). Certains de ces immeubles ont été rénovés, d'autres demeurent semblables au souvenir que j'en avais, et ça m'a fait penser à cette phrase de Brassens. "Est-il encore debout le chêne, ou le sapin de mon cercueil?"

Y a peu de chance, vu que je ferai comme dans Volutes, chanson de Bashung "... Partent en fumée". Mais tout de même... Pouvoir encore googliser "le prochain endroit"... Savoir un peu mieux où l'on va. A mesure que la route prend des allures d'impasse... Tous ces lieux captés, capturés... Aucune nostalgie, aucune mélancolie. Voilà juste des lieux de passage. Histoire de ma vie: n'avoir jamais trouvé "ma place".

Ici, par exemple, l'immeuble de la Rue Sadi Carnot, à Aubervilliers.

Sadicarnot

Tu m'étonnes que mes vieux aient préféré divorcer!

14/04/2009

Vieux démons, vieux combats... vieux...

Il parait qu'hier Jésus-Christ est ressucité. (a? réussicité... je sais plus). Il parait que dimanche, l'OM a pris le pouvoir en championnat. Il parait que ce soir, y a Nouvelle Star sur la Six, et sérieusement l'idée de retrouver la Mégère et les Trois Clowns me colle un blues à faire chialer Janis. Dis c'est encore loin, l'Amérique? Tais-toi et nage... Mardi il faut s'y remettre, avec dans le dos mieux que la Croix du Barbu rédempteur, le poids de la paperasse, Trésor Public, Bilan Comptable, déclaration d'IS, payable au 15, et si tu réclames un délai on te colle 10% de pénalités, moins tu peux payer plus tu payes, la bonne vieille blague coluchienne est une loi immuable du temps, crise ou pas. Combien de jours faudra-t-il encore se lever à se demander pourquoi, comment, combien, qui, quoi, quand?... Tramps like us baby we are born to run.

Hier, en parlant de vieux, je suis allé voir Gran Torino. Tout du long je me sentais aussi vieux que Clint, avec en moi autant d'amour pour mes voisins, et des envies de sortir le flingue, aussi. N'empêche: l'histoire est belle, histoire de rédemption, encore... Aurions-nous tous et par nature, quelque chose à nous faire pardonner? Je continue de chercher.

30/03/2009

Joies de la Hot Line, un autre épisode: aujourd'hui, pixmania.

Comme l'avait dit un humoriste du XIX eme : il y a des années où on ferait mieux de rester couché...

Le genre d'aventure qui a le don de m'exaspérer. Il y a un mois je commande chez Pixmania un appareil de marque Toshiba qui lit les VHS et les DVD, permet de graver le contenu des vieilles cassettes et d'enregistrer les programmes tv en numérique.  On me livre le colis, je l'ouvre le week end suivant et découvre un peu surpris six modes d'emploi de 96 pages chacun: un en espagnol, un en néerlandais, un en allemand, un en italien, un en anglais, un en portugais. Manquaient juste à l'appel les exemplaires turc, danois, tchèque, croate, romanche... et français, ce qui n'était vraiment pas de chance pour moi. Bien sûr, je parle un peu la langue de Shakespeare, mais ces manuels sont déjà fastidieux à lire dans sa propre langue, pour qu'on n'ait point l'envie de devoir les traduire, en sus... Je pose donc une réclamation à pixmania. Accompagnée d'une autre, pour faire bonne mesure, chez Toshiba, où l'on m'annonce que le précieux document serait disponible contre la somme de 20 euros hors taxes, frais d'envoi en susse, vu que m'expliquent-ils, Pixmania semble avoir acheté le matos en Allemagne et non sur notre territoire. Je demande un petit geste élégant, commercial. On me rétorque , élégamment, et fort gentiment, mais fermement, d'aller plutôt me la repeindre en jaune, et d'aller m'exhiber où ça me chante. Le client est roi, disait une vieille maxime obsolète. Aujourd'hui le client est juste le roi des merdes, chez Toshiba comme chez Pixmania, nous l'allons bientôt voir.

Deux semaines passent; détail important pour la suite. Je ne reçois évidemment pas le mode d'emploi promis par Djamila quand j'ai appelé la Hot Line. Je rappelle donc, et tombe cette fois sur Samira, également aussi charmante qu'inefficace. Elle m'assure que ma parole la vie de ma mère elle va faire le nécessaire pour m'envoyer le doc. Une semaine  passe. Je ne reçois rien, et commence à chauffer un peu. Je rappelle Madame Toshiba, prêt à cracher mes 20 euros pour en finir avec cette galère. Las, l'opératrice se renseigne -parce que, me confie-t-elle, elle a un petit doute... Avant de me confirmer effectivement qu'il ne me servira à rien de récupérer ce foutu bordel de merde de mode d'emploi... vu que la machine vient d'Allemagne! Elle lit les VHS PAL, mais pas le SECAM, ou alors en noir et blanc! Et je n'aurai pas le son! Faites vous rembourser, monsieur, parce que là ça ne fonctionnera pas.

Je rappelle donc chez Pixmania, tombe cette fois sur Latifa qui m'explique que "monsieur vous aviez quinze jours pour retourner la marchandise, et là le délai est passé, c'est trop tard, maintenant! Mais je vais vous envoyer le mode d'emploi au plus vite, sur ma vie!

J'explique à cette charmante (il faut bien cinq minutes, et surtout ne pas s'énerver, ce ne sont là que les menus délices de la mondialisation délocalisation souriante) qu'elle ne m'a pas bien écouté! que je ne VEUX plus du mode d'emploi VU QU'EFFECTIVMENT, cette machine n'est pas COMPATIBLE avec les produits francaouis. Et que si j'ai attendu un mois, c'est parce que la bande d'incompétent qui sont tes bordels de dieux de collègues de mes couilles le service clients n'a pas fait le nécessaire en temps utile.

J'en suis là. las, las... Latifa m'a promis qu'elle faisait remonter l'information, "qu'ils vont voir ce qu'ils peuvent faire". J'ai doublé ma réclamation de deux emails auxquels on ne m'a pas encore répondu... D'ici à ce que je sois obligé de recourir aux services de Julien Courbet sur RTL - 9h30-11 heures, avec l'aide de Maitre Féloneau, avocat au Barreau de Paris, et Maitre Chmoualdur, huissier de justice, tous vos problèmes résolus en direct du lundi au vendredi, il y a moins loin qu'aller choper Latifa, Samira et Djamila, de l'autre côté la grande bleue pour leur dire ma façon de penser quant à ces putains de plateformes hot line.

Sinon, voilà plus d'un mois que j'ai résilié mon compte chez mon ancien FAI. Ils ne l'ont toujours pas fermé, bien que j'ai suivi à la lettre toutes les procédures. J'ai parfois l'impression de vivre au Zimbabwe.

Nota Bene: le premier qui commente d'un "y a qu'à toi que ça arrive", je lui fais avaler ma collection complète de VHS de X-Files. Sous titres inclus.

18/03/2009

Le Roi des...

Je vous dois une petite explication pour ces quelques jours sans blabla. J'ai pris un sérieux coup dans les dents, auxquels s'est ajouté le départ de ShungBa qui m'a vraiment démonté ce qui me restait de moral, lequel était déjà malmené par une lombalgie aigue et tenace. Ajoutez-y des complications comptables inattendues, des devis renvoyés aux calendes pour cause de ralentissement général de l'activité, et vous aurez une idée un peu plus précise du tableau d'ambiance.

Le vrai coup dur, celui qui m'a coupé la chique fut cette accusation, jamais entendue depuis 10 ans que je suis "à mon compte", d'être un "arnaqueur", d'avoir "roulé un client qui était d'abord un ami", d'avoir "profité de nos relations"... bref, d'être le roi des enculés, je ne vois pas d'autre mot.

(...) J'ai écrit un long paragraphe d'explication de l'histoire, qui aboutissait à ma relaxe sans la moindre discussion. Je l'ai éffacé. Je m'ennuyais moi-même à le relire, et n'ai pas l'intention de désespérer les quelques lecteurs qu'il me reste! Disons que la vie continue, que ma lombalgie continue, que la crise continue. Je vais faire comme l'olympique Lyonnais, tenter de relever la tête après la défaite. Vive la crise, le Général Alcazar et les pommes de terre frites.

Sinon, n'oubliez pas ce qu'a dit Benoit ixe vé un. La capote ne résoudra pas le sida (ça c'est une évidence). Au contraire, il en aggrave les conséquences. Le championnat inter religieux pour savoir qui nous renverra le plus vite au moyen-âge et à l'obscurantisme intégral m'apparait singulièrement bien relancé. Les candidats au Royaume des Cieux n'auront que l'embarras du choix. Personnellement, j'irai en Enfer. J'ai plus trop le choix, en tant que roi des enculés. 

27/02/2009

L'évèque Williamson a un sens aigu de la nuance...

Je lis sur un site que dans son communiqué de jeudi, l'évèque Williamson (excommunié, puis réintégré dans le giron vatican, et par ailleurs auteur de propos ouvertement négationnistes) se serait un peu rétracé en ces termes : "Je peux véritablement dire que je regrette d'avoir tenu de tels propos et que si j'avais su auparavant le tort et la douleur qu'ils causeraient, en particulier à l'Eglise mais aussi aux survivants et aux proches de victimes des injustices du IIIe Reich, je ne les aurais pas tenus."

Rétracté?? Lisez bien. Il ne regrette rien de ses propos mêmes; juste de les avoir tenus.   J'aurais mieux fait de fermer ma gueule. D'abord "pour le tort fait à l'Eglise",  en somme je déplore certaines conséquences; m'excuse d'avoir un peu mis le boxon.

Et ke pompon. Lorsqu'en bon chrétien, ce fils de sa mère annonce regretter aussi la douleur faite "aux survivants et aux proches des victimes"... C'est pour les INJUSTICES du 3ème Reich. Il ne dit pas massacres, martyre, holocauste, shoah, extermination, génocide, solution finale. Il dit "injustices".

A ce stade, une telle maîtrise de la dialectique laisse rêveur, ou pantois.

27/11/2008

A porter ma vie sur mon dos j'ai déjà mis cinquante berges

J'étais parti pour écrire une de ces notes pleurnichardes et geignardes qui parfois échappent à mon vigilant controle, (vous me connaissez) sur le temps qui va bien vite avec en conclusion un truc qui eut suggéré quelque chose comme le temps est une pute qui se fout de notre gueule, mais j'ai vite mesuré l'étroitesse de l'impasse, elle donnait sur une porte béante, bourrée à bloc de poncifs, évidences, et banalités. Au reste, tous ces pédés de chanteurs poètes romanciers en ont déjà fait leur miel, depuis bien avant l'invention de la rolex platine, et je n'ai que mon embarras chronique à porter au dossier.

Ferré: avec le temps même les plus chouettes souvenirs ça t'a une de ces gueules

Barbara: le temps perdu ne se rattrape guère, ne se rattrape plus

Renaud: le temps est assassin et emporte avec lui les rires des enfants

Brassens: il porte un joli nom Saturne, mais c'est un Dieu fort inquiétant.

Rolling Stones: times waits for no one and he won't wait for me.

Tous les grands philosophes, de Socrate à Guy Roux constatent que le temps passe différemment selon notre disposition d'esprit, s'appliquant à accélerer le process dès lors qu'on voudrait le ralentir et profiter à bloc d'un moment précieux, ou à le ralentir jusqu'à l'extrême ennui lorsqu'on subit l'attente insupportable et longue, et pesante, dix minutes d'angoisse si la personne attendue n'arrive pas. Une semaine AVANT l'événement espéré semble toujours une éternité, quand celle d'APRES s'évertue à tout malaxer, concasser, triturer... pour que de la grande centrifugeuse du passé, rien ne ressorte intact et pur.

L'autre jour j'ai volé dans une salle d'attente de clinique un magazine qui conseillait de savoir vivre intelligemment le présent, comme si l'on pouvait s'extraire de la grande farandole, ne fût-ce qu'un moment. Je l'ai gardé en me disant qu'il y aurait peut-être un début de sagesse à capter, là, dans cette lecture.

Et finalement non. Je crois que l'homme n'existe d'abord que par son aptitude à saisir l'étendue de son malheur, "sa finitude". Quitte à s'y enfermer, le temps comme une prison, le temps comme geolier, le temps comme punition, le temps pour bien te faire mesurer tout ce que tu as raté, tout ce qui pourrait être et ne sera pas, tout ce qui pourrait te gonfler les couilles de bonheur pour finalement mieux te les écraser entre deux briques, celle du futur, celle d'hier, et toi entre les deux. 

A porter ma vie sur mon dos j'ai déjà mis cinquante berges

sans être un saint ni un salaud, je ne vaux pas le moindre cierge...

Le nombre de fois que ces deux vers me sont revenus dans la tronche, quand je ne m'y attendais pas... le nombre de fois qu'ils m'ont pris par surprise, si vous saviez.

23/11/2008

Dur, dur, j'ai pété mon disque dur...

Ces choses là ne vous arrivent QUE le week-end. C'est à dire quand rien ni personne ne peut vous venir en aide, sinon le conseil amical et téléphonique d'un ami tel que le Tantinet, qui à vrai dire m'a ce matin autant rassuré qu'inquiété avec ses remarques d'exert...

Parfois le disque dur vous pête entre les doigts, se scratche et bousille toutes vos données. De préférence celles que vous n'aviez point songé à doublonner.

En l'occurrence, chez moi c'est ENCORE PLUS STUPIDE, s'il est possible. Ce ne sont pas les données qui se sont écrasées, c'est juste ce bon dieu de saloperie de petit bitougnot à la con qui relie l'autre embout du cordon usb à la carte, qui s'est désolidarisé de l'ensemble et fait qu'on ne peut plus brancher le bouzin. Très énervant. TRES. On se demande soudain s'il existe un zouave sur la planete capable d'ouvrir le bon dieu de cockpit moulé du disque dur, grand comme un ipod, et mettre le petit coup de soudure qui va bien pour que tout veuille bien RENTRER DANS l'ORDRE si possible DEMAIN LUNDI, j'ai pas que ça à ficher je suis un INDEPENDANT, moi, est ce que c'est clair?

Là, normalement l'un d'entre vous devrait me dire: tu t'en fiches, car comme tu es un PRO, tu as une autre SAUVEGARDE de tes données, en lieu sûr.  A quoi je réponds: j't'en pose des questions???

Imaginez que suite à un stupide déplacer-coller mal négocié, voilà trois semaines que (sans m'en être rendu compte) tous mes nouveaux documents, au lieu de se copier sur mon disque dur FIXE comme il devrait, se copient sur cedisque dur de sauvegarde; qui du coup cesse d'en être un, puisque je n'ai pas dupliqué, mais seulement déplacé les données des trois dernières semaines. L'erreur de débutant.

Données parmi lesquelles, évidemment, ce document sur lequel je bossais jeudi, pour lundi prochain... Devenu totalement inaccesible, donc, pour l'instant. 

S'il y en a qui trouvent ça drôle, qu'ils sachent que mon mépris et ma haine indéfectible les accompagne jusqu'au réveillon 2167. Voire plus si affinités.

19/11/2008

Comme dirait ce bon vieil Albert...

... "Il faut imaginer Sisyphe heureux"...

Sisyphe"Tout au bout de ce long effort mesuré par l'espace sans ciel et le temps sans profondeur, le but est atteint. Sisyphe regarde alors la pierre dévaler en quelques instants vers ce monde inférieur d'où il faudra la remonter vers les sommets. Il redescend dans la plaine.

C'est pendant ce retour, cette pause, que Sisyphe m'intéresse. Un visage qui peine si près des pierres est déjà pierre lui-même. Je vois cet homme redescendre d'un pas lourd mais égal vers le tourment dont il ne connaîtra pas la fin. Cette heure qui est comme une respiration (Nd'HR: là, c'est moi qui insiste) et qui revient aussi sûrement que son malheur, cette heure est celle de la conscience. A chacun de ces instants, où il quitte les sommets et s'enfonce peu à peu vers les tanières des dieux, il est supérieur à son destin. Il est plus fort que son rocher.

Si ce mythe est tragique, c'est que son héros est conscient. Où serait en effet sa peine, si à chaque pas l'espoir de réussir le soutenait ? L'ouvrier d'aujourd'hui travaille, tous les jours de sa vie, aux mêmes tâches et ce destin n'est pas moins absurde. Mais il n'est tragique qu'aux rares moments où il devient conscient. Sisyphe, prolétaire des dieux, impuissant et révolté, connaît toute l'étendue de sa misérable condition : c'est à elle qu'il pense pendant sa descente. La clairvoyance qui devait faire son tourment consomme du même coup sa victoire. Il n'est pas de destin qui ne se surmonte par le mépris".

... "Il faut imaginer Sisyphe heureux"... "Il faut imaginer Sisyphe heureux" ... "Il faut imaginer Sisyphe heureux"... ... "imaginer Sisyphe heureux"... ... "imaginer Sisyphe heureux"... ... "Il faut imaginer Sisyphe heureux"... ... "imaginer Sisyphe heureux"... ... "Sisyphe heureux"... ... "Sisyphe heureux"... ...

"Il faut imaginer Sisyphe heureux"...

01/11/2008

Retour du réel

Les voisins: Ah, super, môsssieur Resse, votre déguisement pour Halloween..

- je ne suis pas déguisé.