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09/09/2009

Les RTT de Mossieur Resse (3): Beatles'day, today!

Le Mercredi, ici, c'est le jour des mes RTT. Mon bol d'air. Mes petites icônes, mes jardins secrets, mes petits bonheurs à moi. A partager avec les amis fidèles...

Un jour par semaine, un jour seulement,regarder la vie du bon côté... sans toutefois en abuser.

9-9-09... Aujourd'hui le monde entier est Beatles. Après cinq ans de travail, les bandes des albums ont été remasterisées, les 2 survivants ont donné leur accord et les héritiers des 2 disparus aussi. Je les ai tous en vinyles, je les ai tous en CD, j'ai les VHS et les DVD de l'anthologie, des bouquins par dizaines (le dictionnaire anglais français des Beatles, notamment, où figurent tous les mots présents dans les chansons). Je sais que sur certains blogs je passe pour un vieux con réac parce que je continue de penser qu'il s'agit du plus grand groupe jamais réuni. Que ces blogueurs se rassurent: JE suis EFFECTIVEMENT un vieux con réac!!

Ce matin, 3 de mes chansons favorites du groupe, parmi les "incontournables".

Help est une perfection. La voix de John, les choeurs, la force entraînante de la mélodie...

La vidéo d'All you need is love est un souvenir inoubliable de mes 10 ans, l'entrée dans le Summer of Love, un monde nouveau paraissait s'ouvrir...

Et puis le final de Sergeant Pepper's.  "LE" disque, pour tant de personnes de ma génération, et les paroles au dos de la pochette, si souvent chantées avec application pendant que tournait l'album sur la première "chaîne stéréo".

Et retour cet après midi, pour trois beaucoup moins connues, mais que j'adore également...

26/05/2009

Une chronique inédite, registre anachorête.

J'avais écrit ceci pour le post.fr mais bien que la chronique fût prévue, elle n'est point passée... La voici, puisqu'on est mardi...

‘Tain ! qu’est ce que ça fait du bien, le mardi soir, de rester dans son trou, mais bien zapper M6 ! Et vous dîtes que vous aimez la musique ? Ecoutez donc un disque, faites du téléchargement (légal, il va de soi), et oubliez-les donc un peu, vos Leila, Dalé, Camélia, Soan, Thomas… Si tous les mélomanes passaient outre l’injonction qui leur est faite, de devoir choisir… Imaginez la tête du comptable, vers 23 heures ! Et celle de Maître Folasse huissier de justice ! Comme s’il y avait quelque sens, en plus, à dresser une hiérarchie de leurs mérites, à ces cinq enfants de la chance, qui auront déjà connu les transes d’une gloire fmr adulescente, et que vouliez-vous qu’ils espérassent de mieux.. ?

Au fait, comment c’est qu’il va, Jonathan Cerrada ? Et qu’est-ce qu’elle devient, Myriam Abel ? Et il sort quand, le nouveau Steeve Estatof ? En fait de Nouvelles Stars, on pourrait tout aussi bien les baptiser « nouveaux candidats intermittents du spectacle », notez bien que je n’ai pas dit profiteurs du système, accros aux ASSEDIC à perpète pour 30 jours de boulot par an… Mais j’aurais presque pu, non ? Penser à dresser un monument aussi, à tous ces autres oubliés, finalistes, ou quart de… Où êtes-vous donc, Alexis Juliard, Laura Tabourin, Mervyn Kennedy-Macfoy, Cindy Santos ? Qu’es tu devenue, Laetizia Alberti, et toi, Charles Cattaert ? Qui donc a des nouvelles de Francine Massiani, Valérie Castan, Yoann Kelyann, Babeth Lando ? Et tiens, si vous croisez Jonathan Hassen-Ali, Pascal Crisinel, Sarah Riani, Bruno Rua, Jean-Charles Chapuis, passez-leur le bonjour, aussi… tant qu’on y est. Et merci à Wikipédia pour maintenir le souvenir.

Je n’ai point regardé, mardi dernier mais je me renseigne, quand même. Ils n’étaient plus que cinq, comme dans le Club du même nom, cher à Enid Blyton. Y manquait juste le chien. Franchement, à la place des trois gusses, j’aurais flippé ma mère, vu que l’idéal restait quand même d’avoir un dernier carré rigoureusement paritaire, on est au 21ème siècle, non ? On me rétorquera que ce n’est pas la « prod » qui décide », mais « le public ». Dont acte. N’empêche que le jour où on élira notre bon Président de la République de cette façon, je demande l’asile politique chez Mugabé. Ils sont tous authentifiés les sms ? Elle est garantie, la traçabilité des appels ?

Donc, renvoyer at home un des trois zouaves. Mais lequel ? Thomas ?... Dont on passe plus de temps, ces dernières semaines, à commenter les préférences sexuelles, supposées ou revendiquées, plutôt qu’à louer ses mérites artistiques, ce qui sans doute durerait moins longtemps ? Assez révélateur, d’ailleurs, de l’esprit du temps, ce « débat ». Les uns se félicitent qu’on évoque franchement « sa personnalité », les autres jugent suspects qu’on y fasse référence, oubliant que lui-même joue de ce registre depuis les sélections (« j’habite seul avec maman dans un très vieil appartement », minaudait-il pour sa première apparition, et il ne fallait tout de même pas sortir de Sciences-Po pour décoder le message). L’avantage de revendiquer à la fois un « droit à la différence », un autre « à l’indifférence », doublé quand même « d’un droit à la reconnaissance », c’est qu’on peut ensuite utiliser comme on veut, selon le sens du vent, les commentaires ultérieurs… Et tiens, au fait qui se souvient encore du délicieux duo des années trente, Charpini et Brancato, et de leur inoubliable version de Poussez l’escarpolette ? Quitte à donner dans le name-dropping, en voilà deux qu’il faudrait réhabiliter, Manoukian ! ça changerait un peu de registre, tu mettrais les érudits de ton côté, et ça nous rappellerait que l’artiste délibérément homo n’est assurément pas une invention de Bowie/Ziggy Stardust ! Mais foin de ces suspicions zhomophobiques ! Chante-t-il BIEN, Thomas ? Auras-tu VRAIMENT envie de t’envoyer tout un concert de ce garçon? De t’avaler TOUT son album ?

Sinon, virer Soan et son look de vampire pour pastiche façon les Charlots ? Il paraît qu’au contraire, tout est fait pour le conduire en finale contre Camélia… Et que donc ça n’est pas possible. Je ne sais pas quels critères président à cette supposée décision. Bon sang… Bien trop compliqué pour moi, ce monde moderne. Mais je songe à ces ménagères de moins de cinquante ans, qui votent pour lui mais tireraient une tronche de douze mètres si fifille leur ramenait ce genre de camarade de jeu à goûter! Manman, je te présente Soan-haann, mon fiancééhin… On m’a confié que mardi passé il massacrait Seven Nations Army, riff au départ acceptable des White Stripes, groupe chouchou d’André Manœuvre, mais qui hélas, devint très vite LE tube beaufissime repris en chœur sur tous les stades de foot de la planète, par tous les crétins chargés à la mousse O ! O-O-O-O-O… OOO… O ! Par Soan ? Y a pas, ça donne envie.

Du coup, restait Dalé, qui s’est fait recaler. « Dalé la classe », disait Lio. « On en a classe ! » a rétorqué le public, et voilà qui permettra j’en suis sûr à un ou deux zélés zélateurs des « minorités visibles » (allez trouver dénomination plus exécrable que celle-là) de lâcher que bon, comme par hasard, hein, ils ont viré « le black ». Moi j’en avais fait mon « favori » ; ce qui ne signifiait pas mon « préféré ». J’espère que Ségolène lui enverra un petit mot. Mais décidément, je suis loin d’avoir tout compris aux subtils arcanes de cette terrible aventure.

C'est bien pour ça que je m'éviterai d'y faire un saut ce soir. En pariant tout de même, au train où vont les choses, sur l'éjection vers 23 heures du petit Charpini post moderne.

15/05/2009

Comment j'ai jeté l'éponge face à la nouvelle star

Ma chronique de ce vendredi.

Je n’ai ici (sur le post.fr), d’obligation d’aucune sorte, contractuelle ou morale, pas plus envers les lecteurs (vous) qu’à l’endroit des patrons du site. J’ai été invité par un ami, que je remercie de son accueil. Quand on me fait des remarques ou critiques sans m’insulter, j’y réponds avec une courtoisie semblable. Mais il n’y a aucune obligation « synallagmatique » entre les deux parties, vous, moi.

Si je crois bon de transformer ma chronique du jour en excuses, c’est uniquement par envie, non par devoir. Grand fan de Ségolène Royal s’il en est, je trouve formidable cette géniale idée, s’excuser non de ses propres errances, mais de celles des autres auxquelles vous ne pouvez rien. Ainsi Ségo ne s’est-elle point excusée auprès des électeurs socialos, qui avec elle, l’ont eu bien profond en 2007… mais pour des mots dits sur les Africains par son adversaire, qui deux ans après n’en demandaient pas tant. Pardons donc... et en vrac.

Pardon à Damien, dont j’ai deviné hier dès les premières mesures de sirop balancées dans le mic, qu’il serait le lourdé du jour. Ce n’est pas qu’il chantait faux, le Damien. Mais ce charisme de bisounours ne pouvait à l’évidence pas « l’emmener plus loin dans l’aventure ». Pardon de n’avoir pas voté pour toi, Dam.

Pardon à Lio pour n’avoir jamais trouvé affriolantes ses tenues de Maîtresse Domina, et de ne pas m’être laissé emmenER, embarquER, vers un ailleurs meilleur, même pour vingt minutes, même entre deux portes, fût-ce entre deux refrains.

Pardon à Jacques Prévert, aux poèmes malmenés par cette même Wanda. Qu’il se console en apprenant que Jean Guidoni lui rendra un hommage digne, vendredi 15 mai à Aubervilliers au Festival Aubercail.

Pardon aux abonnés du magazine Rock & Folk qui s’interrogeraient : convient-il vraiment d’acheter l’album de Sliimy (trois étoiles quand même dans le dernier numéro) ? Les mardis à Baltard de son vieux Rédac Chef n’auraient-ils point fini par lui cramer pour de bon le sens commun ?

Pardon à Gilles Deleuze, Cornélius Castoriadis, Michel Foucault, cités à comparaître, on se demande bien pourquoi, par Manoukian quand il ne sait plus trop quoi dire, après la prestation de tel ou telle. C'est-à-dire assez souvent. Pardon de même à tous ces « name droppés » qui n’avaient rien à ficher là, Billie Holiday, Randy Newman, Roy Orbison, Amy Winehouse, Marlene Dietrich… Pardon aussi à celles z’et ceux qu’il oublie, philosophes ET chanteurs, rien pour Harry Nilsson, pas un mot sur Philippe Muray, et macache bonnot pour Joss Stone, trois de mes icônes larguées en rase campagne.

Pardon à Sinclair dont je n’ai toujours pas la moindre souvenance d’une mélodie qu’il ait portée aux nues, et qui m’ait jamais « collé les poils ».

Pardon à Bashung pour ces hommages lourdeaux, à subir en sus d’une agonie. « Là-haut, y a quelqu’un qui t’a entendu, Soan, et qui t’a protégé », ou quelque navrance du même acabit. Gageons que si paradis il devait y avoir, on n’y entendrait pas la Nouvelle Star.

Pardon à Leila, bien campée sur des cuisses à rendre jaloux Safet Susic. Pardon pour ce rire qui m’étouffe, chaque fois qu’elle ouvre ce four à pizza qui lui sert de bouche. Pardon de l’imaginer, télé-crochet oblige, dans un genre de carrière à la Georgette Lemaire.

Pardon aux musiciens, aux éclairagistes, que je n'aurai jamais salués, qui sans rire font chaque semaine un boulot exceptionnel pour donner à ces soirées patronage l’allure d’un « prime time » décent.

Pardon aux lecteurs et trices qui se seront sentis moqués par mes blagounettes, qui les visaient même pas... A moins qu’ils aient pour leurs préférés la même passion aveugle que celle poussant les fans de foot à s’étriper autour des stades, « pour l’amour du maillot ».

Pardon à Camélia Jordana, dont je crains qu’elle soit aussi douée pour le choix d’un répertoire adapté à son style, que moi pour les placements boursiers, ce qui n’est pas peu dire. Pourtant, je persiste à penser qu’elle, et elle seule, a dans ce lot de gentils branquignols, l’âme d’une chanteuse. Dalé en a lui, l’apparence ; pas la profondeur. C’est quand même lui gagnera, je pense. Un « Seal » français, ça pourrait amuser le bon peuple une saison ou deux, non ?

Et pour ceux qui veulent aller jusqu’au bout…

La semaine passée, j’ai senti le vent des boulets. Alors que j’avouais, toute honte bue, n’avoir pas regardé le show de M6, abattu que j’étais à l’idée d’en entendre encore des vertes et des bleues… sans parler même des chansons, je crus pouvoir m’en tirer d’une pirouette : revendiquer une séance de nouvelle star buissonnière.

Ce brin de distance à l’égard du raout fut traduit, par un curieux effet de capillarité, en mépris pour ceux qui le regardaient. Arrivèrent aussi des lecteurs soi-disant affligés par mon style, façon de me titiller sur le terrain de la compétence. De bonne guerre. Pour autant que guerre il y eut. Je n’ai pu, qu’on me pardonne, m’empêcher de douter de l’origine de ces coups de feux-là. Anonymes lecteurs, tifosis lambda… salariés de la maison M6, stagiaires de la société de prod ?On n’en saura rien. N’empêche, comme dit Manœuvre quand il croit causer jeune, « ils ont envoyé le bois ». Mais cachés derrière un avatar… snipers anonymes… Ou ces mômes qui en cour de récré, balancent un coup de tatane ou deux, pour dire d’avoir participé, mais filent se planquer dans les gogues dès que survient le surgé.

Bref, ces donneurs de leçons m’ont reproché de donner des leçons. Mais moi je signe mes diatribes de mon nom.

Bien sûr, voir son style jugé par des gens prompts à s’extasier sur les vers d’un Julien Doré, rappelle un peu la jolie phrase de Courteline, « passer pour un sot aux yeux d’un imbécile est un plaisir de fin gourmet ». Mais bon. Je crois avoir fait le tour de l’exercice.

Pardon donc à William que j’abandonne avant la fin des hostilités. Je crois qu’effectivement je ne peux pas aller plus loin sans redire ce que j’ai dit déjà, en moins bien. Ou en pire, comme on voudra.

03/03/2009

My girl

Sur le site Tamla Motown, j'ai proposé un commentaire sur cette sublime chanson des Temptations, My Girl, qui fut enregistrée cent fois, et notamment sous le titre "my guy" par la délicate Mary Wells, réponse de la bergère au berger. Comme dit mon pote Dubuc, ENJOY!


En attendant ce soir la 2ème époque de La Nouvelle Star, je reprends des forces et me réserve pour des jours meilleurs.

28/02/2009

Me voici sur le Post à mater la nouvelle star

Si vous voulez connaitre ma réaction à ce dépucelage de vécu mardi, c'est . Etrangement, c'est la photo de William Rejault qui apparait, mais peut etre que ça s'arrangera... Allez, bon samedi... je baisse le rideau de fer pour le week end. On ne peut pas être partout à la fois.

26/02/2009

Mathématique de la nouvelle Star

Ceci n'est pas ma première chronique pour LePost.fr. (Elle paraitra samedi, je crois) Mais une sorte de "off", je ne suis pas du genre à mégoter et depuis ce matin le sujet me passionne, pensez.

Au bout d'une heure de visionnage de la première émission de sélection, j'étais déjà épuisé. Exténué serait plus juste. Songer alors qu'ils ne nous ont montré que les pires, supposés drôles mais souvent tristes, au mieux. Sauf ceux qui se mettent en colère ou chialent leur mère parce qu'ils n'ont pas été pris. Ceux là me réjouissent, pauvres enfants rois dont le rêve n'est pas devenu réalité. Trop injuste... Les pires, ou les meilleurs... C'est à dire, les meilleurs, on vous dit. Ceux qui feront "le voyage à Paris". Personne ne proteste d'ailleurs contre ce jacobinisme scandaleux qui veut que l'émission soit enregistrée à Baltard, et pas, disons au hasard... à Lorient ou Guingamp.

25.000 candidats, qu'ils annoncent! Pour 1 Elu? Ca fait 0,00004% de chance. Rapport à première vue disuasif, mais après tout, combien de couillons (de mon acabit) cotisent chaque semaine à Euromillions, soit 1 chance sur 74 millions de toucher le jackpot?

J'ai fait le calcul. 25000 candidats passant 4 minutes dans le studio pour exprimer leurs talents, feraient 1667 heures d'audition. Ca m'a paru un peu beaucoup, même pour quatre (malheureux) spécialistes aux oreilles affutées. En réalité j'ai lu sur un des innombrables sites consacrés au sujet, que les 25 000 candidats "âgés de 16 à 34 ans sont passés à la moulinette du jury qui en a gardé 120. Et que c'est désormais à Andre Manoukian Philippe Manoeuvre Lio et Sinclair de s'y coller et de les voir se succéder au long des différentes épreuves de sélection". En somme, il y a un premier jury, qu'on baptise "le jury", mais qui n'est pas LE jury. Il écrème 24.880 clampins pour en garder 120. En faisant la queue, tu as donc si j'ai bien suivi, 99,5% de chances de ne jamais croiser les 4 impitoyables, sinon dans tes rêves ou au mieux dans le couloir à la pause pipi.

Cela signifie aussi que ce jury qui n'est pas "LE" jury, sélectionne sur des critères qu'on ne connait pas, qu'on peut supposer, de look, personnalité, profil. Est-ce que les recalés ont au moins eu la chance de démontrer leur talent vocal? On ne sait pas. Si d'aventure il y avait dans le lot une véritable pépite, un talent rare, une personnalité de folie, la probabilité de n'être pas pour autant repéré serait vertigineuse. Vous me direz qu'ils ont un contre exemple, avec Julien Doré. Julien et son tatouage, Julien et son ukulélé, Julien et ses talentueux ancètres. Mettons que je n'ai rien dit.

Par chance, dans l'émission d'hier, une people de l'étape, compagne d'un jour de foot pro de Toulouse, a eu cette chance d'etre repérée parmi les 120. Par chance aussi, elle a été choisie pour un petit reportage où on la voyait avec son amoureux de numéro 10. Et par chance enfin, elle a été retenue pour "monter à Paris". Y a des gens qui ont le pot. Elle devrait valider un ticket pour l'Euromillions de demain, c'te meuf.

25/02/2009

Tu veux le scoop de la semaine? Je vais commenter la Nouvelle Star!

Dans le magnifique 7 MERCENAIRES, cette réplique de Steve McQueen (quel héros, celui-là, quand j'y songe...)

Rappel du contexte: le héros se retrouve paumé avec six autres fines gachettes en pleine pampa mexicaine, à défendre quelques paysans affamés contre de vilains bandits. Quelqu'un lui demande ce qu'il est allé faire dans cette galère... 

Réponse: "Ca me rappelle ce type qui s'était jeté tout nu dans un champ de cactus. On lui demandait ce qui l'avait poussé. Il répondait que sur le moment, l'idée lui avait paru séduisante... 

Chaque fois je me retrouve embringué dans une affaire où il y a plus de coups à prendre qu'à donner, c'est à dire assez souvent, cette scène me revient. La voix du mec qui doublait McQueen en français résonne encore, et raisonne aussi. En écho, j'entends Gaston Bachelard, qui pourtant ne s'y connaissait guère, question western: "si je voulais être maître en un sujet, ce serait dans l'art de l'auto dérision".

Comme l'humour c'est une politesse du désespoir, qui (voir bannière) est une forme supérieure de la critique (Léo Ferré).

McQueen... Bachelard... Ferré. Il m'en faut, des consciences à rameuter, avant d'annoncer simplement ceci : on m'a demandé de commenter les émissions de La Nouvelle Star! Pour le site LePost.fr, au milieu d'une clique d'intervenan-venantes, la plupart enthousiastes à l'idée de découvrir le prochain Christophe Doré, ou la Tina Turner de la semaine prochaine. Le mieux, ou le pire, c'est selon... j'ai dit "oui".

Le démiurge de l'opération m'invite pour y jouer la voix dissonnante. Celle du vieux con qui exécre ce genre de programmes. Ou celle du fondu de musique à qui l'exercice télé crochet pop donne des boutons, c'était mieux aaaaavant. Tu vois pas le piège se refermer, si? Ramené d'entrée à ma propre caricature de blogueur pas vraiment connu de surcroit... Le chafouin pathétique pinaillant dans le désert, tentant de justifier ses afflictions, finissant par s'emmèler les pinceaux dans ses arguments, et terminant sous les huées. Tout à fait le genre de rôle pour ma pomme. Mais je vais tenter de relever le défi, à ma façon. Ce sera peine perdue. On sait bien qu'à la fin ce sera Philippe Manoukian qui triomphe, étant parvenu sans rire à vous fourguer l'idée que la Miss Dominique en Version 2009 ferait vraiment une digne héritière d'Aretha Franklin.

Mais je suis comme ça, je n'y résiste pas, c'est mon éternel côté Cyrano. Rappel? "Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès ! Non, non c'est bien plus beau lorsque c’est inutile !"

Il parait que cette année, ils ont dans leurs cartons Billie Holiday... pas moins... et aussi le Randy Newman français. Rien que pour l'envie de voir à quoi ça pourrait ressembler, un Randy Newman français sauce M6 en praïme, je vais tenter d'essayer de réussir à m'accrocher. Je vous tiens au jus. Messages d'encouragement bienvenus...

05/02/2009

Lux Interior

Un de mes plus beaux souvenirs d'interview.

Cramps

La gentillesse, la courtoisie de cet homme, et de sa compagne Poison Ivy Rorschach. A mille miles du cliché attendu de la rock star suffisante. Répondant avec humour et sérieux à toutes les questions, sans se la jouer une seconde. Mais qui deux heures plus tard se transformerait en incontrolable fou furieux, terminerait le concert entièrement à oilpé, debout sur la montagne d'amplis marshall, juste une soquette noire sur le zguegue, tandis que le groupe martelait son punkopsychobilly d'outretombe.

Lux

Lux Interior. La voix des sublimes Cramps. Encore un qui claque, à même pas soixante piges, et je ne suis pas certain qu'il faille espérer son retour dans quelque remake des Morts Vivants.

Je prends un sacré coup au moral, là, d'un coup d'un seul.


Découvrez The Cramps!



Découvrez The Cramps!

02/02/2009

Tamla et moi (2ème épisode)

FourTops2

Après une première note consacrée aux Marvelettes et au joli tube Mr Postman, j'y suis allé, sur le blog des 50 ans du Label Tamla Motown d'un commentaire partiel, partial, et résolument subjectif sur l'un des plus grands succès de la Soul des années 60. Levi Stubbs, chanteur des Four Tops, est mort en octobre dernier dans une indifférence quasi générale (au moins de ce côté ci de l'universelle Amérique). C'était pourtant un sacré vocaliste, cet homme qui propulsa Reach Out I'll Be There aux sommets des charts.

Voici quelques mots extraits de mon évocation.

Ce qui me tue dans cette version, au-delà de la merveille mélodique, signée de l’infernal trio Holland-Dozier-Holland, se résume dans ces deux vers-LA.

Now when you’re lost and about to give up
’cause your best just ain’t good enough

Quelque chose comme:

Quand tu seras perdue, à deux doigts de renoncer, parce que le meilleur de ta vie c’est juste pas assez.

Se les repasser ad libitum. Pour ressentir à quel point la musique et les vers s’harmonisent ici à un degré presque hallucinant. Après la flûte de l’intro, quasiment primesautière, est venue cette rythmique si tendue que nul ne songerait un instant à croire aux petites fleurs, aux petits oiseaux des romances. Si tendue qu’au moment du deuxième couplet, on LE VOIT, le malheur qui menace, prêt à plonger sur le monde et les deux tourtereaux. Sauf que…

La suite là bas!

Mise à jour: Et pour acquiescer à la remarque de Frédéric-Rugby Fan- Humbert, et maintenant que j'accède de nouveau à Deezer, voici le morceau en question...


Découvrez Four Tops!

29/01/2009

Tamla et moi

Motown Pour fêter ses 50 ans, le célebrissime label Tamla Motown (celui des Temptations, Jacksons, Marvin Gaye, Four Tops...) lance un blog dédié, où parmi quelques plumes connues ou non, vous retrouverez celle de votre serviteur.

J'y exprimerai "mes" émotions liées à des chansons, en évitant l'approche historique ou didactique pour laquelle je ne revendique aucune légitimité, n'étant de rien "spécialiste", Juste un amoureux des musiques.

 

Ma première note évoque le tube des Marvelettes "Mr Postman", dont je tire quelques lignes: aucun ado du monde n’est passé à côté de cette indépassable frustration, lorsqu’en colo, ou en pension, la distribution de courrier vous ignore superbement et que la lettre espérée de l’être aimé n’arrive pas, qu’on l’imagine restée au fond du sac. Qui ne rêvait alors d’attraper le facteur : fouille ta sacoche, mec, je suis sur qu’il y a une putain de lettre pour moi. Le début du morceau [j'évoque ici la version des Beatles] partait dans des choeurs joyeux (Paul et George) sur lesquels John exprimait joliment son impatience d’adolescent rebelle. Elle finirait en larmes rauques, entre rage mal contenue et tristesse infinie.

 

Allez lire le reste... Et amis blogueurs qui voulez reprendre l'info, comme au bon vieux des temps des z'influenceurs, voici le code acheté et miel afférant à l'opération, ici visible sur la colonne de droite...

 

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