50 posts categorized "Ronchonneries"

31/01/2009

Vous avez du feu?

Comme me le faisait justement remarquer Darkplanneur dans le courant de la semaine, "de toutes façons tu n'est qu'un déprimé chronique", ce qui indique chez ce garçon un sens aigu de l'observation.

Ca me reprend chaque année, en Février je me mets à haïr l'idée d'avoir un blog, pondre ma bouse quotidienne me désespère, et j'ai un autre accès du même genre vers l'automne.

Ca va de pair avec cette misanthropie qui repousse comme l'herpès. Jeudi il fallait si j'ai bien compris se réjouir des millions de personnes dans les rues. "Rêve général", était le slogan.

Crêve générale, serait mon pronostic personnel. Février va de pair avec l'obligation de réunir "toutes les pièces en vue du bilan comptable". Dix ans que ça dure. Le 19 février, je fêterai (enfin, si l'on peut dire) les dix années d'existence de cette EURL au capital de 7800 euros. Jusqu'alors, jamais dans ma vie je n'avais fait la même chose dix ans de suite, je veux dire en dehors des conneries consubstentielles au bonhomme, dont on ne parlera pas ici.

Je crois bien que j'ai pris perpète, en fait. Et pour la réduction de peine, il ne faut pas trop y compter. Alors ces derniers jours, je me suis appliqué à "rationnaliser l'espace professionnel". Entendez que, tel Joe Dalton fatigué de courir et de s'évader pour être repris chaque fois par ce fils de pute crypto-fasciste de Lucky Luke, je suis bel et bien sur le point d'encaisser pour de vrai l'idée que ce bureau sera ma prison, jusqu'à la fin. Les meilleures geôles sont celles que vous avez bâties pour vous-même. On est son meilleur gardien (en plus d'être son pire ennemi).

Alors je mets des rideaux de cretonne aux fenêtres. Un tapis. Putain, imaginez ça! j'ai acheté un tapis.

J'aurais sans doute mieux fait de cramer ces 12 m² carrés, il parait que les vinyles ça prend bien... et tout ce stock de paperasses, urssaf, cipav, fortis, trésor public, ram-pl, ça nourrirait le feu de joie.

Ca passera. Février, je vous dis.

29/01/2009

Des voeux collectorts

Il fallait, sans mauvais jeu de mots, faire montre d'une certaine audace, en plus de présence d'esprit, pour oser y aller ainsi. Franco.

Ca commence côté recto...

Recto voeux Dray  

On saluerait d'abord l'ironie. Applaudir cette chouette aptitude à l'autodérision. Avant de noter, quand même, comme une confusion de fond. Entre vice, qui devrait demeurer privé, -cette manie des tocantes de luxe, les ennuis afférant à un train de vie qualifié par la presse (à tort, très probablement, qui donc en doute), d’assez excessif pour un député de la République, et vertu publique, d'avantage attendu d'un élu.

Toute personne avouant ses tendances à la compulsion bénéficie d'un regard bienveillant de ma part... Je sais ce que c'est, qu'être prisonnier des pulsions, d'y sacrifier même l'essentiel, dans une absence de cohérence interne qui ne va jamais sans souffrance, à tel moment de la démarche. Mais j'aime aussi l'idée que chaque prisonnier de son vice apprenne, en homme (tu seras un homme, my friend) à le limiter à sa capacité de finance "sur fonds propres".

Je ne préjuge ou présage de rien: la présomption d'innocence doit s'appliquer au plus vulgaire des citoyens, fût-il député socialiste.

Verso voeux Dray  

Mais ce touchant rappel, côté verso, "aux amis", à "l'émotion", à la "tendresse", aux "bonheurs", je le lis comme une avalanche de signes évoquant, sans pudeur excessive, la "victime"… victime encore… victime toujours… innocente, forcément innocente, n'eut pas dit Duras... Et malheureuse, abattue, d'autant plus. On jurerait l'agneau de la Fable buvant son coup peinard dans le courant d'une onde pure, juste avant l'hallali du loup.

Compulsif moi-même, - rassurez-vous, pas sur les tocantes à 30.000 euros pièce-, je ne reconnais pas comme frère en compulsion ce compulsif-là. Pas pour le prix des breloques; on a les folies qu'on peut. Mais il y a trop de cynisme manipulateur dans ces lignes, et un manque singulier de panache. Flambeur, le jour. Et la nuit, pleurnichard?

22/09/2008

Vite fait, avant que tombe le jour

Rapidement, quelques constats.

Quand on n'a pas grand chose à dire, mieux vaut fermer sa gueule.

Cergy à 8 heures après une heure de RER, c'est très frais. D'ailleurs j'y retourne demain. Tôt.

Vous constaterez tout de même la mise en ligne d'un nouveau BLOG MY ROCK, IVème du nom. Je ne suis pas homme à me défiler. Lundi, c'est lundi.

En revanche, mardi c'est mardi, mais je doute d'avoir du biscuit.

Ceci constituant selon toute probabilité, la note la plus inintéressante (parmi de nombreuses autres, je sais, mise en ligne en ce lieu, vous pourrez dire: j'y étais!!!

06/09/2008

Talibans, méchants.

Paris Match propose un reportage qui fait grand bruit. On y voit des Talibans trônant près des dépouilles de leurs vaincus. A Paris, les parents des jeunes soldats français tombés au combat s'indignent, dénonçant qu'on valorise ainsi les assassins de leurs enfants.

Je comprends, car souvent la douleur égare, mais ce mot d'assassin est révélateur.

C'est une de mes obsessions, cet usage perverti des mots dans nos sociétés pasteurisées. Mots qu'on n'ose plus employer qu'à voix basses, ou dont les kapos sourcilleux décrétent qu'il ne faut plus en user. Mots qu'on détourne de leur sens initial, qu'on tripatouille pour leur faire dire autre chose. Mots qu'on doit à tout prix promouvoir, qu'on nous matraque sans relâche, tout mensonge répété cent fois, finissant par paraitre vérité.

Assassins, donc? On sait que le mot désigne à l'origine une secte de fumeurs de Haschich. Ces Talibans-là donnent plutôt dans le pavot. "Assassin" désigne aujourd'hui un criminel, quand les Talibans me semblent en réalité, par-delà le manque absolu de sympathie qu'ils m'inspirent, des soldats.

Comme les nôtres, donc. En guerre. Donc amenés à se battre, ce qui signifie depuis Sparte et Athènes faire des morts parmi ceux d'en face, lesquels ne sont ni des adversaires, encore moins des concurrents; mais bien une armée d'ennemis. En l'occurrence, armée d'envahisseurs... Si "nos hommes" sont bien tombés "pour la France et en vaillants soldats", doit-on les regarder comme on le ferait de victimes civiles? Tout militaire prend ce risque, en conscience, et contre argent, de sacrifier un jour sa vie au combat. Le contrat est terrible certes; d'aucuns diraient absurde, imbécile. Il justifie qu'on y sacrifie un bon quart du budget de la France, pour on ne sait trop quel bénéfice, la plupart du temps.

Probablement toutes ces familles, joyeuses et fières d'annoncer que leur rejeton "a trouvé un bon job dans l'armée" n'ont-elles jamais envisagé cette carrière militaire qu'en petites foulées autour de la caserne, avec le pavillon, bobonne et les mômes à deux pas. Soldat? Mais alors comme en playstation, avec des vies en rab' et la possibilité de revenir au niveau précédent. Ou alors, soldats sur le terrain, mais comme dans les clips, soldat de la paix, -sublime oxymore-, barbouillés et en camouflage, mais dans des guerres du bien, de précision chirurgicale, sans autres victimes donc que blessées seulement, au pire victimes collatérales. Soldats bâtisseur de ponts, consolateurs d'enfants pleurnichards investissant sous les hourras des villages démunis; soldats de la gentillesse, distributeurs de vivres aux familles amaigries. Soldats humanitaires, autre oxymore... Soldats des guerres de bisounours où l'on ne meurt jamais.

Pendant ce temps la marionnette de Ben Laden continue de faire rire aux Guignols de l'Info. Comme hier. Avec sa voix rigolote, elle réjouissait le public, poupée qui m'apparait faire plus et mieux, pour la propagande obscurantiste dans les quartiers cosmopolites, que ce reportage de Paris Match qu'il convenait cette semaine de dénoncer.

03/09/2008

Val ou Siné? ni l'un, ni l'autre, ni les deux...

Je reçois un e-mail sobrement intitulé soutien à Siné et mort aux cons, qui a au moins le mérite de ne pas cacher longtemps son enthousiasme. Il s'agit d'annoncer la prochaine sortie d'un "Siné Hebdo" pour faire la nique au vilain Charlie, désormais infréquentable depuis le clash entre Val et le dit Siné, suite au procès d'antisémitisme supposé.

"Ces enfoirés du journal consensuo-politico-ringardo réac "Charlie Hebdo" et leur cheffaillon Philippe Val ", les désigne affectueusement mon interlocuteur, ignorant peut-être que je me revendique moi-même "réactionnaire", au sens où réagir signifie 1. être encore en vie, capable de réaction - 2. ... d'esprit critique et 3 - ... d'un minimum de distance prophylactique vis-à-vis des injonctions à penser dans les clous, d'où qu'elles viennent, quand bien même elles invitent à y marcher à l'envers, sur les genoux, ou la bite à la main.

Sur le site dédié, le vieux castriste tend le doigt bien raide, manière d'indiquer qu'on va donner dans la provoc. On y lit l'accroche. En marketing on dirait "promesse": A l’insu de mon plein gré, j’ai réuni sous ma bannière de pestiféré, une bande de trublions, bien décidés à ruer dans les brancards…"

Passons sur le terme de "pestiféré", au vu du nombre impressionnant de ralliés à la cause. Utiliser toujours le qualificatif le plus éloigné de la réalité, B-A BA de la rhétorique victimaire. Dans la dite bande de trublions, je note les noms de Bruno Gaccio, archétype de la bien-pensance autoproclamée rebelle; d'Isabelle Alonso, éternelle moralisatrice fesseuse en chef (*), ou encore Christophe Alévèque, sous-Coluche altermondialiste; appointé, comme l'autre, par le service public et la redevance.

Vous dire si ça donne envie.

Pour le reste, je ne dirai rien du verbiage qui nourrit la plupart des blogs pro-Siné, volant souvent à la hauteur des égouts; et rien de mon opinion sur Philippe Val, sinon qu'il m'apparait effectivement un autre de ces flics de la morale du temps.

Reprenant l'image de Jose Luis Borges, ce combat de deux chauves qui se battent pour un peigne me laisse de marbre. Des trublions comme ça...

(*) laquelle sera aussi la prochaine invitée de l'inénarrable Café de l'Amour. L'idée même de commenter m'épuise...

12/06/2008

Je joue parfois les intellos, mais ça ne tient jamais longtemps.

J'ai voulu faire mon malin. Acheté "la revue internationale des Livres et des idées". Un bimestriel qui annonce en première de couv' :

"Faut -il flinguer la déconstruction? Les études littéraires? Le Post Structuralisme? la Pensée 68? Les études post coloniales & autres plaies communautaristes et relativistes?"

Quand tu veux bluffer tes contemporains dans le RER de 8h22, c'est quand même d'un autre niveau que Voici, France Football, Le Parisien ou Rock & Folk. A ceci près que je ne prends JAMAIS le RER de 8h22.

Les articles sont d'un chiant! Et moi qui aurait une idée assez arrêtée - en gros: OUI, FLINGUONS TOUT CA EN VRAC-, j'ai du mal à entrer dans cette phraséologie d'infâmes gauchistes probablement appointés à l'ENS (étant entendu que souvent les plus brillants zélateurs ou théoriciens de la destruction de l'Etat sont eux-mêmes fonctionnaires, et ça ne les dérange guère, au contraire, je pense même que toute leur rhétorique repose sur cette contradiction quand bien même s'y révèle la posture. Je continue de penser que l'universalisme occidental, hérité du siècle des Lumières, nourri des réflexions des authentiques progressistes ET de celles des contestataires antimodernes, demeure la seule suffisamment structurante pour assurer une relative coexistence des cultures qui ne souhaite pas d'abord l'écrasement de l'Autre (pour faire court, le mécréant).

Donc fuck les relativismes. Et Fuck aussi les idéologies totalitarisantes, religieuses, politiques, qui prétendent tout régir par un texte unique et sacré (pour eux).

Ceci dit, malgré ma bonne volonté, je crains tout simplement n'avoir pas le niveau pour contester sur le fond François Cusset sur "champ postcolonial et épouvantail postmoderne", ou Gilles Sainati sur "hystérie sécuritaire, projets politiques ou effets de structure".

J'avoue le regretter.Car j'ai la réelle intuition que ces intellos là (lo-lo, lo-lo, lo-la! chantait Ray Davies) sont en réalité des faussaires de la rhétorique. Et ce blog aurait une autre tenue si je pouvais les débusquer sur leur terrain. Ce serait assez chiant à lire et je m'ennuie moi-même rien que d'y songer. Etant bien conscient que cette note n'a AUCUN INTERET, je soulignerai néanmoins que le sus-cité Ray Davies est la réponse à une des 100 questions du Blind Test qui commence le 20. Et que chaque jour jusqu'au 20, je donnerai ici une réponse (soir 10 réponses sur 100. et j'ai déjà commencé).

Encore faudra-t-il les placer correctement!!

01/04/2008

Tous pour rire?

De tous les slogans entendus dans ma jeunesse patchoulesque et chevelue, certains me sonnent encore agréablement à l'oreille, quarante ans après, même s'il reste bien dur de les mettre en oeuvre : jouir sans entraves... soyons réaliste, demandons l'impossible.

De la poésie, de l'utopie, du  rêve... De la jeunesse avant toute chose, et pour cela préfère l'impair.

Il en est d'autres qui, à l'aune de ce qu'est devenu le monde, m'apparaissent une évidente duperie. Ainsi de ce "choisis ton camp, camarade". L'idée qu'il faut être soit POUR, soit CONTRE. Du côté des "bons", ou de celui des "méchants". Le bien, contre le mal. Le monde en noir et blanc. L'absence de doute. La certitude en lieu et place de la conviction. Sur la même estrade shakespearienne, la rhétorique manichéenne convoque Bush Jr à ma gauche, à ma droite Besancenot ; derrière, en damnés choristes, la meute des thuriféraires de l'Empire du Bien.

L'affaire de la banderole: on suggère, en guise de punition, de retirer des points au PSG. Et si (raisonnement par l'absurde, je précise) c'étaient des supporters lensois qui avaient bidonné l'insulte? Demain, suffira-t-il, au nom du Bien en Marche d'installer une banderole insultante à l'égard de son propre club, pour pénaliser l'adversaire? Faudra-t-il rejouer chaque match où un abruti aura de la tribune déversé quelque bile raciste ou pis, homophobe? Combien de matches iront alors à leur terme??

La réaction en cette affaire du mirliflore Delanoe, parlant de "barbarie". Que lui restera-t-il comme vocabulaire, le moment réellement venu? "Insondable connerie" n'était-il pas préférable?

Les journalistes, commentant hier l'ignominie des insultes: leur arrive-t-il de se demander s'ils ne seraient pas un peu, eux aussi, responsables de cette dégradation des mentalités, eux qui passent leur temps à sermonner les mal disants, à distribuer les leçons de maintien; tout en usant pour commenter ce qui n'est qu'une rencontre sportive du vocabulaire guerrier le plus primaire?

Cali, dont Sandiet m'envoie la croustillante interview par Frédéric Taddéi: si tellement persuadé de vivre dans un état fasciste qu'il en vient à saluer "le courage d'un Noah", et s'attirant cette cinglante répartie du journaliste rigolard: si je vous suis, la France subit le fascisme, mais heureusement, avec Noah elle a trouvé son Jean Moulin..."

Inconnu_2Cette photo, reçue ce matin par Internet,promise à un franc succès sur la toile, en indubitable preuve de la manipulation chinoise. Sans jouer les Marion Cotillard de service, et quoi que je pense par ailleurs de la situation, - là aussi je précise-: qui nous assure que la photo elle-même n'est pas bidonnée?

Nous sommes sommés, du matin au soir, de nous positionner. Hier nos aïeux montaient pour de vrai sur les barricades, y risquaient leur vie. Sans quitter son fauteuil, chacun de nous passe aujourd'hui son temps, moi le premier, à commenter le monde plutôt que de le vivre. La pensée globalement korrecte, c'est le premier symptôme (attention, warning, provoque gratuite à venir...) de la décadence de l'occident chrétien. D'ailleurs Benoit ixque vé bâton l'a reconnu: l'islam est passé devant, au nombre de fidèles.

Choisis ton camp, camarade et camarade.

25/01/2008

"Les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent"

On attribue souvent cette maxime, d'un cynisme savoureux, au politicien Charles Pasqua, qui s'y connait en politique, donc en cynisme... D'une absolue vérité, elle pourrait figurer entre deux maximes de Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort,  de LaRochefoucauld, ou dans une série d'aphorismes de Cioran.

Pourquoi y repensai-je soudain, ce jour? Parce qu'un blogueur me reparle du blog d'un autre, où je ne suis plus allé depuis un certain temps, qui deviendra bientôt un temps certain... Parce que des mois durant, j'ai été supposé participer à une opération qui allait se faire. Le cahier des charges était en cours de rédaction... et finalement, il n'y a eu... ni charges... ni cahier, pour cette opération qui elle, comme la guerre de Troie, aura bien lieu.

Ce n'est pas bien grave: au reste, on n'est pas toujours en mesure de donner suite, à la parole donnée. Tant d'impondérables... De très bonnes raisons... Au moins devrait-on avoir, alors, la délicatesse ou la diplomatie de l'expliquer, qui éviterait de laisser la porte grande ouverte aux supputations plus désagréables.. l'idée que la promesse était juste forfanterie... parole en l'R... façon de se faire mousser... ou de s'assurer un vague pouvoir sur quelqu'un (en l'occurrence, votre serviteur) dont la situation professionnelle était alors des plus précaires et incertaines.

Il y a ce qu'on appelle les "promesses de gascon". Mon paternel vit aux alentours de Bordeaux depuis vingt et quelques années. Il vous explique que le Bordelais est toujours prêt à vous inviter sur son bateau, ou dans son jardin... Mais ne vous précise jamais quand... Et vous restez toujours à quai.

Il y a de ces femmes qui vous promettent pour bientôt la réalisation du fantasme qui vous fait baver. Pas ce soir, mais bientôt, un jour, quand je serai prête... Et les mois, les années passent, et vous pouvez toujours vous la refourguer dans la soutane, l'heure attendue ne viendra jamais...

A 'heure où bien des candidadates fourbissent leurs armes pour les élections municipales, j'en connais ici et là qui devraient songer un peu à cette maxime...

Les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent.

Ce qu'il y a de bien, c'est qu'elle va comme un gant à tous les politicards, de droite, de gauche, et du centre aussi, si ça se trouve...

16/01/2008

J'ai un dent contre vous

Ouvrez la bouche, monsieur! Plus grand! PLUS GRAND!!! MAIS ENFIN!! COMMENT VOULEZ-VOUS QUE JE VOUS ARRACHE LA DENT SI VOUS N'OUVREZ PAS LA BOUCHE PLUS GRAND!!!

C'est qu'il m'engueulerait, en plus! 180 euros pour se faire houspiller. Si j'ouvre pas la bouche plus grand, c'est que je peux pas, gros malin!

Et il y en a qui me traitent de "grande gueule"?...

Bilan de l'affaire, dent arrachée en deux minutes chrono, mais le bout de racine cassé vaut une demi heure pour l'extraire. A la pince monseigneur. Et l'assistante qui s'en mêle: ouvlez, monsieur, ouvlez plus gland!

Gland toi même!

Dans un mois, remettez nous ça. La même chose, mais à droite. Garçon! Deux Diantalvic... C'est ma tournée!

07/01/2008

Je ne serai pas candidat aux élections municipales.

Après avoir longtemps hésité. Pesé le pour et le contre. Envoyé des SMS à mes meilleurs amis pour lire ce qu'ils en pensaient, je vous fais ce jour part d'une grave décision: en mon âme et conscience, j'ai décidé de ne pas être candidat aux prochaines élections municipales qui se tiendront en mars.

Où ça?

C''est une bonne question. Je ne serai pas candidat dans la ville où j'habite, et pas non plus dans celle où je n'habite pas. Pas plus dans celle où j'ai acquis un petit pied à terre mais chuuuuuuut ma femme n'est pas au courant.

Plusieurs raisons m'ont poussé à cette décision, qui vous le comprenez ne fut pas des plus faciles. La première est que rigoureusement tout le monde se contrefout de mes opinions politiques, d'ailleurs il apparait clairement que c'est aussi parce que je n'en n'ai pas de très arrêtées. Sauf qu'en plus, chez moi, ça se voit. Deuxièmement, je ne suis pas le gars qui attire spontanément la confiance de l'électeurtrice: volontiers bougon, je déteste devoir faire risette à des gens qui me semblent antipathiques, serrer sur les marchés des mains moites, sales, ou exagérément caleuses, est vite au-dessus de mes forces et me donne assez tôt l'envie de retourner sous la couette hiberner jusqu'à la prochaine toussaint. Par-dessus le marché, le mot "pouvoir" est  de ceux que je redoute le plus avec "métastase", "ruine", et "quinquagénaire". Je n'ai pas plus confiance en moi-même qu'en l'immense majorité de mes concitoyens, que je crois incapables, veules, mesquins, guette-au-trou, petits, étroits, pédants et pour l'immense majorité d'entre eux, dénués de tous scrupules et de la plus élémentaire modestie. Je n'ai du bien commun qu'une idée bien vague. Je crois que c'est par pudeur. Les procédures d'attribution ou désignation des marchés publics m'excitent autant que le prochain prime time de la starnaque avec Jeanne Manson en vedette.

Ayant trop entendu Desproges (qu'on devrait définitivement mettre à l'index, pour atteinte posthume au moral des troupeaux) lancer "qu'à part la droite, il n'y a rien que je méprise autant que la gauche", je me suis un instant susurré que j'étais peut-être centriste: pas au sens mou de la couille et tiédasse n'osant pas se mouiller, mais dans le cadre du nécessaire dépassement des clivages obsolètes à l'heure de la mondialisation et si le temps le permet malgré le rechauffement climatique. L'idée m'est vite passée. Je prends trop de place pour oser me mettre au centre de quoi que ce soit.

Evidemment, François Bayrou accusera le coup. Mais je le sais apte à dépasser les plus cinglantes déceptions, et c'est pourquoi cet aspect-là n'a je le confesse pas pesé trop lourd dans ma décision finale.Le grand homme ne m'a d'ailleurs pas appelé pour m'exprimer sa déconvenue. Le sms de lui reçu pour les bons voeux était rigoureusement le même que celui adressé aux 47.268 autres citoyens de ce pays ayant indiqué sur formulaire le numéro à 10 chiffres de leur téléphone portable. J'ai néanmoins vainement tenté d'impressionner ma compagne, en lui faisant miroiter que "hein, je connais du monde et Bayrou m' a envoyé ses voeux". Elle m'a regardé avec dans l'oeil ce rien de tristesse qui ne se lit qu'après trop d'années de galères communes vie à deux. Elle ne fut pas dupe, je le crains.

J'ai voulu ouvrir un non blog où j'aurais pu dialoguer avec mes non électeurs sur mon absence vertigineuse de programme, afin de renouveler par une exemplaire non campagne, dynamique et interactive, la vie politique locale. Je crois que l'univers web 2.0 s'en remettra.

Je vous remercie toussétoutes, d'avance, pour votre absence de soutien dans le non combat que je renonce à mener. En toute amitié et maintenant que ma décision est prise, laissez moi vous confier que j'en suis excité comme un pou...comme à chaque fois que je m'attèle à relever un passionnant défi; en l'occurrence de n'en rien dire, et, plus dur encore... de n'en rien penser. 

Je vous tiendrai bien sur au courant des conséquences de cette non candidature, - s'il s'avérait qu'il s'en trouvât, ce qui n'est pas certain.