39 posts categorized "Royaliste"

22/09/2009

Bon anniversaire, Ségo, et mieux vaut star que jamais

Couverture GALA

Je tombe sur cette "une" du magazine Gala, magazine de "toute l'actu des stars", avec cette accroche: "Ségolène Royal, comment l'amour l'a transformée".

Première constatation, c'est plutôt le maquettiste, qui en l'occurrence l'a transformée, retouchant grave la photo, pire que la pub de Johnny pour Optic 2000.

Intéressant, le ce titre, et le fait qu'il soit publié dans ce canard là.

Ségo, ce n'est pas seulement l'irruption du "people" dans la politique. Certes elle y a beaucoup contribué, souvenons-nous du temps béni ou l'on manqua de peu le reportage en direct live de l'accouchement de la petite dernière pour Paris Match. La frontière entre vies publique et privée n'a jamais été son souci majeur. Bien pratique d'ailleurs. Tantôt elle exhibe ses amours, et tantôt gémit qu'on  outrepasse les bornes à son sujet. Elle est donc pour beaucoup dans la confusion des genres où nous sommes, que les amnésiques et les faux-culs font peser exclusivement sur le couple Carla-Nico, faisant mine d'oublier tout ce que cette dérive doit à beaucoup d'autres, dont Notre Dame des Deux Sèvres. Nico-Ségo, même combat d'égos.

Au-delà, la présence de la sulfureuse candidate à temps plein apparait donc une ouverture au Rêve pour toutes les nunuches qui dans le métro feuillètent Gala et Voici pendant que leur mari salive sur le salaire de Benzéma. Avec elle, la politique devient aussi simple et lisible qu'un épisode de Santa Barbara, qu'une rupture entre Brad Pitt et sa dernière en date. ON COMPREND TOUT. Ségolène femme courageuse, femme jalousée, femme trahie, femme abandonnée, femme décidée, femme qui ne renonce jamais, femme de tête, femme de coeur, femme moderne, femme libre, femme, trahie (2), femme combattue, femme honnie, femme femme, femme leadeur, femme leadeure, femme leadeuse, mais jamais femme hideuse, et surtout, femme AMOUREUSE!

Quitte à ne jamais parvenir à son Graal élyséen, (du moins j'espère) la voici donc qui se bâtit une image de star au sens premier du terme.Son créneau, c'est un mix entre Cindy Sanders (toi aussi si tu veux tu peux y arriver) de Nathalie Baye (la femme mure aux charmes assumés, qui sait ce qu'elle veut, comment elle le veut), Mère Térésa (clamant l'amour et l'espérance), et d'Edith Cresson (on m'a descendu PARCE QUE j'étais une femme). C'est pourquoi pour accompagner "la Fête de la Fraternité", le plan média prévoit une "Une" de Gala, plutôt qu'un interview aux Echos dans lequel elle nous donnerait son point de vue sur les derniers développements de la crise sociale.

L'étonnant est qu'au delà du coeur de cible déjà cité (les nunuches lectrices de Voicà et Gali), le gimmick continue de fonctionner encore.

Le rêve est le plus résistant des chênes à abattre.

21/09/2009

Comme un lundi en pire (5) : Bonne semaine chez les incucultes

Rappel: lundi, ici, le but du jeu est de commencer la semaine en se flinguant le moral avec des idées noires sur l'évolution du monde et la mesquinerie des temps présents!

- Comment ça va? -

- Bof... COMME UN LUNDI!... EN PIRE!!!

Vendredi, remember, on s'amusait des pataquès d'un texte signé Ségolène Royal, où les lourdeurs de style le disputaient aux fautes d'orthographe. Ce niveau d'exigence ne laisse guère d'étonner si l'on songe au passé de cette politicienne ambitieuse (ENA, plusieurs postes ministériels, une présence au second tour de l'élection majeure), à son présent (Présidente de Région), ou à ses visées manifestes (devenir en 2012 la taulière de la 6ème puissance mondiale).

Evidemment, je ne suis pas assez sot pour imaginer que Pinauchette tape elle-même ses notes, comme votre serviteur. Elle doit les dicter à l'une de ses nombreuses assistantes, aussi dévouées et admiratives qu'incucultes apparemment. J'imagine la nunuche en charge, toute émoustillée "de travailler pour Ségolènhan", reproduisant in extenso son message au monde, sans y changer une virgule, (d'où le style à la fois amphigourique et confus), et avec les moyens dont elle dispose (d'où les fautes). Le résultat parle de lui-même.

Je sais que la défense de l'orthographe a chez nous ses détracteurs. On dit parfois qu'elle est la science des ânes. Je sais aussi que nos compatriotes songent sérieusement à s'écarter de ses lois, dès lors qu'ils les jugent un peu trop complexes, et que toute pente est plus facile à descendre qu'à monter.

Voilà encore une bonne raison, en somme, de m'avouer "réac". Non que je prétende sur ce sujet, être irréprochable. Il m'arrive comme à tous de faire des fautes. Moins souvent qu'à mon tour mais ça arrive, par étourderie, précipitation, ou insuffisance. Mais il y a cette évidence: un pays qui renonce à l'exigence de défendre sa langue, sa culture, ses règles, part en capilotade. Si nos dirigeants (ou candidats à le devenir) devaient au moins s'imposer une exigence, ce serait la rigueur intellectuelle minimale qui consiste à ne pas prendre ses lecteurs et interlocuteurs pour de la fiente. De ce point de vue "l'actuel locataire de L'Elysée" n'en remontre pas à son prédécesseur, qui lui même n'arrivait pas à la cheville du vieux Tonton, dont on dira ce qu'on veut, mais qui avait au moins la délicatesse de confier ses discours à une plume indiscutable (Erik Orsenna).

Ségolène doit préférer confier ces missions à de vagues étudiantes de comm sur qui elle peut assouvir toute sa pulsion de commandement. Pour quel résultat...

Mon excellent ami Guy Birenbaum, sur le Post.fr, a pointé un autre texte de Désirs d'Avenir où la Madone s'en donne à coeur joie. Il y relève ce trait assez surprenant, qui devrait (normalement) en inquiéter plus d'un:

"Le mouvement dérange, surtout quand c’est pour avoir un temps d’avance

C'est vrai, le mouvement qui s'applique à avoir "un temps de retard" est moins perturbant. Mais il faut en venir à la phrase suivante, dont la solennité bêtasse débouche sur du pur n'importe quoi:

J’appelle toutes celles et ceux que les méthodes dénigrent, à venir rejoindre Désirs d’Avenir, lieu paisible et fraternel".

On rirait volontiers, une fois de plus. Mais lundi c'est ici jour du courroux... Qui nait moins de cette évocation totalement débile "lieu paisible et fraternel", d'un bisounours land de gauche virtuel et paritaire où seule manman aurait le droit de jouer les méchantes, comme lorsque elle cassait une militante PS qui n'avait pas eu le bon goût de la trouver indiscutable... que des réactions à ce post de Guy B. . Comme celui-ci possède une toute autre audience que ce modeste blog, et qu'on vient lui porter la contradiction bien plus souvent qu'ici., même si ça troll à donf', cela donne des remarques stupéfiantes, du genre de celles-ci:

C´est insupportable de voir les gens compter des petits poix , de critiquer, de se marrer, au lieu de donner un coup de main à ceux, qui essaient de faire les choses autrement. Le message du texte est parfaitement compréhensible. Mais bien sur, Ségolène n´est pas Carla!

Mr BIRENBAUM est au service des puissants et certainement pas au service des Francais.... Ca mission est tres clair depuis le debut, il doit par tous les moyens aider et participer a la destruction mediatique de Segolene ROYAL... Cette personnes est Trop Dangereuse pour les intérêts financiers de certaines personnes ...

Ici, en dehors du style et du contenu, j'aurais aimé que le commentateur précisât un peu sa pensée... "intérêts financiers", "au service des puissants mais pas des Français"... Tu serais pas un peu "Apatride", dis, Birenbaum?? 

Sur segolene royal je le repete vous essayer d'enterrer MME R avec votre post raccoleur mais vous n'y arriverais pa Apparemment celui-là a appris l'orthographe chez son héroïne...

lachez la un peu Sego ! Toutes les occasions sont bonnes pour l'accabler ( le site on s'en fout et les fautes de Français avec ). C'est l'hallali en ce moment.

"Le style on s'en fout". C'est bien ce que je vous reproche, Dugland!

Se moquer des nouvelles règles d'orthographes prescrites par Ségolène est la preuve que vous êtes de droite. Peut-être celle-là est-elle un trait d'humour, après tout. Espérons.

Voilà, j'ai ressenti un profond sentiment de solitude à la lecture de ces messages et des autres. Si vous êtes comme moi, faites-moi signe, parfois je m'interroge. Et si c'était moi qui sombrait dans la délectation morose??

Tout de même... quel pays, grands dieux...

07/09/2009

Ségo et ses ânes: cruelle disparition

On ne peut qu'être déçus, non? Si seulement j'avais eu le réflexe 'opportuniste de a copier, cette vidéo! Probable qu'ils ont réalisé leur bourde, chez Désirs d'Avenir... (Délires d'avenir? Délices d'ânes vides?) Alors ils ont détruit les preuves, et notre exceptionnelle "mule du PAF" comme la surnommait pour l'occasion l'excellent Zapata, a renoncé à Satan à ses pompes et à ses ânes!

N'empêche, qu'est-ce que je m'en veux, de n'avoir pas fait aussitôt une sauvegarde!! On a beau bloguer depuis cinq ans, on peut encore se laisser avoir comme un Dé-bu-tant. Hi, han!

Capture_ségo

Pourvu quelqu'un a fait une copie, qu'il la conserve précieusement... pour la ressortir en 2012!!

01/09/2009

Ane, ma soeur Ane, ne vois tu rien...?

Formidable, le marché aux bestiaux de la bonne ville de Niort...

Et formidables aussi, les chargés de comm' de Notre Dame du Poitou. L'art et la manière de tendre les carottes pour se faire battre. Lançons le concours du meilleur des commentaires?

Enfin, la voilà au milieu des siens!

...Ségo: sa parole est vraiment différente!


vidéo vue d'abord chez Damdam.

18/04/2009

Excusez-moi de vous demander pardon

Une rumeur, pas même vérifiée, dit que Vilain Sarko (Président élu par les français en 2007, quoi qu'on en pense à présent), aurait ainsi commenté les performances de l'espagnol Zapatero: il n'est pas très intelligent.

Aussitôt, Miss Repentance en Chef, déjà remarquée pour sa présentation d'excuses aux Sénégalais qui si j'ai bien compris s'en tamponnnent grave, a envoyé nous dit Libération, une lettre d'excuse au président du conseil espagnol, expliquant que ce commentaire n'engage ni la France, ni les français. Les Français, on peut le croire, effectivement. L'immense majorité de nos compatriotes n'a probablement pas le début du commencement d'un point de vue sur l'ibère ministre, bien encombrés qu'ils sont déjà avec les leurs propres. Mais pour ce qui est de parler "au nom de la France", par quelle miracle Maldonne du Poitou, qui n'a pas été élue, serait-elle plus habilitée à parler "en notre nom", et au nom de la France que celui qui, -quel que nul qu'on juge désormais son bilan -, fut au moins légitimé une fois par le suffrage individuel...

Que doit-on comprendre de surcroit, de cette manie de s'excuser des supposées sorties de route de l'actuel locataire de l'Elysée? Se prend-elle pour sa mère? Pour notre mère à tous? Faut-il y voir une simple obsession d'occuper le terrain médiatique AVANT la Martine, et de se positionner en shadow secrétaire du Parti Socialiste, qui lui non plus ne l'a pas légitimée, quand il pouvait le faire, pour parler en son nom? Quel est donc ce besoin apparemment irrépressible de s'exprimer encore et toujours? Peut pas ouvrir un blog, plutôt, comme tous les couillons de mon espèce? Et laisser travailler les gens sérieux qui ont un job à remplir? Peut pas s'occuper de sa région Poitou Charentes, seulement?

Et si elle veut s'excuser de toutes les bourdes de son ex vainqueur par ko de 2007, que n'écrit-elle pas à Mylène Farmer pour s'excuser qu'il lui ait préféré Carla? Aux montres Swatch, parce qu'il donne dans la Rolex? A l'Hotel des Mouettes, Luc sur Mer, Calvados, parce qu'il a choisi le soleil du Mexique pour ses derniers congés? Aux costumes Capel (qui habillent l'homme grand, l'homme fort). Et à Cécilia, pour les années de souffrance que celle-ci endura du temps qu'elle était l'épouse de notre Nabot Léon?

Je me pose vraiment de plus en plus de questions sur la santé mentale la stratégie de celle que certains de mes compatriotes s'obstinent à voir comme "la meilleure alternative".

11/04/2009

Ségo back from Dakar, faut-il en rire, ou s'effrayer?

Il y eu Gandhi. Il y a eu Zola. Il y a eu Martin Luther King. Et il y a eu Mandela.

Il y a eu Jean Moulin, et il y a eu Desmond Tutu.  Il y a eu Soeur Emmanuelle, et il y a eu Voltaire.

Il y a le Dalaï Lama, aussi. Enfin, si on veut... Car il n'est pas, tout de même, capable de fédérer sur son seul nom "les humanistes du monde entier". C'est que ce n'est pas rien, non plus, de fédérer les humanistes du monde entier. Tous (et toutes) n'ont pas  la même approche, la même vision du monde, la même conception de la justice, la même aspiration au progrès et à l'épanouissement. Fédérer TOUS les humanistes du monde entier, si vous me pardonnez l'expression, c'est pas de la tarte aux oeufs.

Il faut donc remarquer d'autant plus la femme qui s'est levée. La femme au boubou et au joli turban chamarré. Qu'un imbécile député de droite (et quand ils se mettent à vouloir être cons, ceux-là, ils savent vraiment mettre le paquet) a comparée à une femme de ménage. Ce qui était faux, en plus d'être méprisant. Car s'il est une chose certaine, à son sujet , c'est que précisément elle ne se ménage pas.

Je ne suis pas obsédée par la présidentielle. Il se trouve que je suis entendue, que les gens croient ce que je dis, que je fais exploser l'audimat quand je suis à la matinale d'Inter ou d'Europe 1, que c'est quasi l'émeute quand je dédicace au Salon du livre. Je suis une personnalité politique incontournable actuellement, c'est comme ça. J'ai un impact médiatique fort. J'ai donc une responsabilité, l'obligation de travailler et je revendique une grosse masse de travail.

Il faudrait être à la fois miso, sexiste, de droite, et borné, (je devance ici mon lecteur de gauche favori, qui chaque fois que je m'en prends à RoyalMessie, croit bon de souligner que mes critiques révèlent d'abord à quel point "j'ai changé", et renié mes convictions de jeunesse, quand bien même il ne m'a jamais connu) pour voir dans de tels propos le moindre indice de mégalomanie, la marque inquiétante d'un narcissisme exacerbé, l'évidente manifestation d'un délire de grandeur.

Lire alors le petit interview ci-dessous, qui nous en remet une louche. Est-ce alors moi qui suis dans l'obsession? L'acharnement? Le dénigrement? Est-ce mon propre délire qui s'exprime, chaque fois que je pointe ses mille et une saillies, tantôt drôlatiques, tantôt inquiétantes? Je ne crois pas. Parfois je prends le parti d'en rire. Parfois, J'ai REELLEMENT peur pour l'avenir de mon pays. J'entends certains commentateurs de la vie publique observer avec des haussements d'épaules affligés, cette logorhée médiatique. Mais j'entends surtout ces autres révéler leur fascination pour sa capacité à occuper l'espace, à "capter la lumière", comme ils disent. Et je me dis qu'ils sont bien mal barrés, les humanistes du monde entier...

24/04/2008

Césaire au Panthéon, le Retour

Aimé Césaire s'était-il éteint vers midi, à une semaine d'ici, qu'à Midi cinq on entendait déjà celle qui, nous dit Le Monde, aime qu'on l'appelle "la petite martiniquaise", avancer l'idée du  transfert du défunt au Panthéon.

Ne fallait-il pas, en effet, être la première sinon à y penser, du moins à penser à le dire? A capter le symbole, se l'approprier toute affaire cessante, sans la moindre minute de recueillement, comme il sied généralement aux douleurs authentiques, c'est-à-dire loin du politique?

J'avais aussitôt flairé l'opportunisme (pour ne pas dire plus). Mais on pouvait me répondre que seul mon éternel acharnement contre Solférinette m'avait une fois de plus inspiré.

L'idée lancée, impliquait "qu'en face" on réagisse aussi. Et c'était alors lela Ministre Albanel, qu'on devinait déconfite de s'être faite doubler sur la ligne de départ, qui opinait platement du bonnet, oubliant, elle aussi, de tourner 7 fois sa langue où elle voulait.

Aucune des deux n'avait songé, a minima, à demander leur avis aux premiers concernés, les membres de la famille du nègre en allé...Par quoi, l'on pointerait, s'il on était du genre pinailleur, un vague relent de mépris, cette domination inconsciente poussant "les blancs" à contrôler "le bon nègre rebelle et républicain", en décidant du lieu de son éternelle villégiature. Entre ici, symbole, et tiens toi bien tranquille...

Certes sa présence aux côtés des Zola, Schoelcher, Eboué, ferait sens; mais l'idéal exigeait d'attendre un peu, prendre la mesure des pour et des contre, résister aux déclarations intempestives qui sont le passage obligé de nos sociétés médiocrates.

Et aussi, multipluriculturelles et métissées.

"J'ai été la première à lancer le concept de France Métissée", se réjouissait encore Notre Drame du Poitou. Celle-ci est l'exact contraire du lapin d'Alice au pays des merveilles, jamais en retard; et jamais en panne non plus d'une formule enfonceuse de porte ouverte: congrès utile et serein, ordre juste; en attendant l'eau mouillée et le désir d'avenir; non ça c'est déjà fait.

Les agités sont légion. Circule sur le net une pétition qui non seulement exige le transfert d'Aimé dans le Veme arrondissement, mais a d'ors et déjà décidé du choix de la date, laquelle tomberait, selon l'oukhase des zélés pétitionnaires, le 10 mai 2008.

Pourquoi le 10, et pas le 23? Parce qu'il s'agit de la journée désignée, - au mépris de toute cohérence historique, d'ailleurs-, pour commémorer la fin de l'esclavage.

Historique moment auquel Césaire, ne leur en déplaise, n'a d'ailleurs pas contribué. Son combat fut celui de la lutte contre le colonialisme, une lutte REELLE et CONCRETE de SON présent, et non le ressassement d'un passé totémique visant à maintenir les noirs dans la posture victimaire d'humiliés éternels, d'inconsolables traumatisés de pères en fils.

SegolConsternante confusion. On m'objecterait que n'étant pas nègre moi-même, je ne suis rien pour analyser les symboles en la matière. Me semble pourtant que le poète se fut senti à l'étroit dans cette succession de récupérations dégoulinantes et convenues, puant le formol et la manipulation.

Ce n'est pas la photo souriante chopée le jour de l'enterrement qui me rassure sur l'authenticité de la peine de "la petite martiniquaise".

Acharnement, sans doute.

Mise à jour: qui vaut son pesant de piment vert. Arrivée en Martinique sur le lieu de la cérémonie, la dite "petite martiniquaise" apostrophe un conseiller du  ministre Jégo, tout de blanc vétu:

"Vous êtes élégant, lui lâche la superbe, ironique et cassante, dans votre costume néocolonial."

"Il se trouve madame, qu'aux Antilles le blanc est la couleur du deuil..." Répond sèchement le conseiller; ce que chacun sait. Hormis, semble-t-il, cette grande passionnée de culture créole, cette chantre ravie de la France Métissée...

11/04/2008

Utile et serein

Mais voici que s'avance le Parti Socialiste, en sa version 2.0.

Pour un congrès "utile et serein", telle est la nouvelle promesse du courant ségoliste. Ce sens de la formule, toujours, après "l'ordre juste", la "bravitude", l'impeccable "on peut faire preuve de "spiritualité", et le non moins 'inoubliable "en France une femme sur 3 meurt sous les coups de son conjoint".

Il y a ce site "pour un congrès utile et serein", qui en appelle à la participation, à la démocratie d'échange et tout ceci, y a pas à tortiller, sonne très "2.0". J'y suis donc allé.
J'ai voulu "participer".

Ca a donné ça:
Participative_2

07/04/2008

Royal cheeeese

Voici, et merci à Françoise à qui rien n'échappe, un cours d'humour accéléré, par une spécialiste éminente, au moins un titre qu'on ne lui refusera pas.


Ségolène Royal : Repondez leur avec humour
envoyé par segoleneparis

Il n'est de meilleur humour qu'involontaire. Ne laissons donc pas passer cette proposition, repérée ce matin dans la presse, consécutive à la décision de Candidate II le Retour, de briguer la succession de son ex à la tête du parti de Jaurès et Léon Blum. Tout le monde n'y partage pas son enthousiasme, et cela la désole. D'où la suggestion:

"Je propose une nouvelle règle interne au parti socialiste: se taire quand quelqu'un avance une idée intéressante".

La division des tâches à laquelle Solférinette songe en secret se devine aisément. Pour le plus grand bien du renouveau du Parti, ELLE se chargera de décider quelles idées sont effectivement intéressantes; et laissera aux autres le soin de se taire à leur évocation.

Certains anciens électeurs du PS avaient cru comprendre que la règle (par ailleurs éminemment démocratique, Castro l'applique depuis toujours) a été mise en place depuis longtemps déjà, au sein du PS. Juste on y attend la première bonne idée, histoire de mettre en pratique la conception royalhyène du débat.


05/12/2007

Patron, et Un Royal Cheeeeeeeeese!

Il y a des jours, vous vous réveillez morose, (maux roses?) et vous demandez quelle foutue journée se prépare encore. Dehors il pleut (clin d'oeil à Philippe Djian, s'en souvienne qui pourra), l'hiver est gris, le café un peu fade.

Mettez alors la radio. 7h45 Jean Michel Apathie (je crois qu'on écrit Aphatie, en réalité; mais alors il faudrait prononcer AFATIE, et là je ne comprends plus, mais bast, ce n'est pas le propos) reçoit la virevoltante, la pétulante, la tourneboulante, la stupéfiante candidate du parti socialiste aux dernières élections. Elle vient de sortir un livre. SA version de la campagne. Si j'avais vingt cinq euros à mettre dans le commerce, je tenterais bien l'expérience, mais mon cardiologue émet sur ce point les plus extrêmes réserves.

A petite dose, toutefois, l'interview sur RTL a ce matin cette vertu  ravigorante. Citez-moi un ou une autre personnalité pôôôlitique de ce pays qui puisse, en moins de cinq minutes sortir des perles de cet acabit:

- Ce livre appartient à tous les Français, ceux qui ont voté pour moi, comme ceux qui n'ont pas voté pour moi. (bon, j'ai pas à l'acheter alors. Je vais au marchand de livres, et je me sers.)

-... Et la sortie de mon livre appartient désormais à l'Histoire de France. (et pas de l'Univers, alors?)

- (en refusant un rendez vous) François Bayrou est passé à côté d'un moment historique (quel con, ce Bayrou)

-  J'avais aussi confié une mission à José Bové: c'est cela l''imagination en pôôôlitique. (De Bayrou à Bové.... Et Besancenot, alors?)

-  J'ai un regard visionnaire sur la pôôôlitique. A quand la visionnitude?

-  Le projet socialiste ne correspondait pas [totalement ] à la réalité des problemes de la France. Donc ceux qui ont voté contre auraient eu raison, ou bien...?

- Pour gagner la prochaine fois, il faudra un compagnon amoureux et à fond derrière la candidate. Est-ce la révélation sublimale d'une préférence pour la position dite de la levrette?

NB: en conclusion, la dame dénonce le soutien médiatique dont a bénéficié son adversaire, passant sous silence LA PROMO extravagante dont elle-même bénéficia, autour des thèmes nous avons trouvé LA FEMME , LA MADONE, LA JEANNE d'ARC qu'il  nous faut.

Vous pouvez goûter ce joli moment de radio ici.

Après on dira que je m'acharne.