Quand j'entends le mot "respect" je sors mon revolver. Y a des vocables comme ça, je ne peux plus les entendre. Déjà évoqués ici: "stigmatiser". "communautés". "victimes". "deuil" (travail de...). "éthique", à toutes les sauces. "citoyen". Morales de fast food, niaiseuses, sans fond ni forme. Juste des mots. Mais tous les mots se mélangent, s'utilisent les uns pour les autres. S'il nous restait un poil de lucidité, on relirait Flaubert, rien qu'une minute, ce fabuleux Dictionnaire des idées reçues figurant en appendice du fabuleux Bouvard & Pécuchet! Et peut être pourrait-on se rendre compte rien qu'une fois, à quel point ce que nous croyons être nos convictions et nos valeurs, ne sont que baudruches aux sens indéfinis, qu'on nous balance dans la gueule comme le maïs aux coincoins. Partout progresse la régression, mais qu'importe, la mode est à la "morale", à l'humanitaire"... au "Respect", si souvent vanté par des gens incapables de respecter les autres, ne se respectant pas eux-mêmes...
Le seul respect que je tolère est celui-ci. Mais pour une fois oublions Aretha, dont on causait samedi. Rosalie, lectrice assidue de mes divagations, et pointure affirmée au rayon culture rock, rappelait dans un message que la chanson initialement balancée par Otis Redding fut par la Callas du soul détournée de son propos phallocratique (à l'époque, on disait pas "macho") initial , qui en fit un hymne à la gloire des meufs.
Foin de ces diatribes. Aujourd'hui servons-nous bien chaud cette version live, épique, débridée, essouflante. Et blanche, qui plus est! Ambiance du lundi matin: sueur et bonheur, dans le plus pur style Celtic Soul Brothers.... R-E-S-P-E-C-T? Suck it to me!!!
Respect, par les Dexy's Midnight Runners























