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09/11/2006

O Tempora

Vous en voulez de la nostalgie, du Temps qui Passe et neuneu se rattrape guère? N'en vla. Il y a 30 ans bientôt, sortait le premier album du Clash. Avec notamment cette chanson, "Janie Jones". On y évoquait une des copines du groupe, laquelle faisait "métier de son corps"... Je m'écoutais cet album au casque, le matin vers 5 heures, avant d'aller à l'usine, manière de me mettre sur le bon tempo pour huit heures de chaîne d'embouteillage. Il est plus que n'importe quoi LE disque de mes vingt ans.

Trente ans passent. Strummer est mort. Et le presque chauve que vous voyez dans le clip ci dessous, accompagnant dans sa Rolls la quasi mamie Janie Jones elle aussi quinquagénaire... si, regardez bien, c'est Mick Jones.

La reprise du morceau est signée des groupes préférés de ma gamine: Paddingtons, Dirty Pretty Things, Baby Shambles et autre Guillemots au nom somme toute improbable, tous réunis pour un album tribute à Joe Strummer.

Voilà. telle est peut-être ma réponse à la lancinante question posée chaque mois dans Rock & Folk, "qu'est ce qu'être rock en 2006?" C'est ça. Se prendre un but à domicile par sa fille, quand à brûle pourpoint elle vous apprend la sortie imminente de cet album propre à vous pousser un peu plus vers l'asile.

Scan0001_8Ne pas broncher.

Mais égaliser dans les dernières minutes de la partie, se souvenant soudain qu'on avait quelque part, où l'ai-je donc fourré, ce 45 Tours intitulé "Janie Jones & The Lash", où la fouetteuse perverse vous massacrait Sex Machine, accompagné par Le Clash sous un faux nez.

Et retrouver l'improbable vinyle (collector? pffff.... le sens de ce mot?...) entassé parmi des inédits du Jam ou des double 45 Limited Editions des Lime Spiders...

Pas encore crevé, le vieux.

O Tempora, O More Resse.

13/04/2006

Baby come back

Babyshambles1Mardi ma gamine sacrifiait, au Bataclan, au culte Baby Shambles. Pour mieux goûter le charisme de l'imprévisible Pete Doherty, qui tituba jusqu'au micro avec deux bonnes heures de retard, la mouflette s'était collée au premier rang. La dernière fois, à Rock en Seine, elle avait ramené du concert ce sublime trophée: le gobelet de bière où la starounette avait trempé les lèvres. Cette fois, elle a tapé plus fort... lui piquant son carnet de notes et poèmes, un instant oublié sur un ampli quelconque... Trop forte la môme!! Sinon, du concert dont je vis (gratos) le rappel cahotique, j'aurai la charité de ne rien dire. En revanche, en studio, je trouve ça plutôt bien: réjouissant, bancal, débordé, bordélique, foutraque, confus, jubilant... Les vrais héritiers des Pistols, avec ce que ça comporte aussi de frime et de marketing. Mais on s'en fout. Les mômes mardi avaient l'air heureux...

Ma mouflette raconte sur son blog "sa" version du concert. C'est qu'elle écrit pas mal, cette chipie! Si elle avait la bonté de revoir l'ortografff, j'irais même jusqu'à être fier! Bon. Vous avez compris. Je SUIS fier.

22/03/2006

babyshambles

BabyshamblesIl fallait être au concert des BabyShambles du festival Rock en Seine à fin aout 2005, pour réellement donner son sens au mot pathétique. N'importe. Ma gamine et ses potes avaient réussi à passer backsage, et à parler, oui, PARLER, avec Pete Doherty. Et d'un coup c'était comme si leur adolescence entière s'en trouvait illuminée. Leurs yeux, en tous cas. Evidemment, avec sa gueule d'ange voyou shooté jusqu'aux oreilles, le môme a tout pour postuler à la digne succession dans la saga James Dean, Brian Jones, Sid Vicious, Kurt Cobain, chaque époque aimant sacrifier un de ses agneaux parmi les plus inadaptés aux dures lois du réel. Celui-ci ferait donc bien l'affaire, la liste de ses frasques et sorties de route en atteste.

Bon mais... la musique? Combien de fois ai-je pu me payer sa fiole, à ma gamine (une sweet little sixteen connectée sur les albums des Ramones de son dabe, et connaissant sur les bouts des doigts le Line up des Franz F et autres Strokes). Je vois bien qu'elle craque plus qu'un chouïa pour le beau Pete. Et dois admettre que leur album (produit par Mick Jones ex The Clash, incidemment, collaboration initiée dès les premiers pas des défunts Libertines, où notre jouvanceau passa ses premiers caprices) leur premier album, dis-je, me va bien: bordélique, fumeux, craphouette, mais aussi jouissif que l'étaient pour nos aïeux la découverte d'un opus des Kinks, dont tout le monde salue aujourd'hui l'influence énormissime sur tout ce qui se fait de bon chez les grands bretons. Oui s'entend un petit peu de Ray Davies dans ce morceau ci. Si j'avais seize ans, les Baby Shambles seraient probablement "le" groupe qui donnerait un sens à ma vie. Et ce n'est pas si souvent, dans le fond, que j'ai pu penser cela d'un quatuor électrique, depuis le Clash.

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14/03/2006

Qui ne dit maux, qu'on sent

Stats D'après mes stats, 50% des "nouveaux visiteurs" de ce blog n'y reviennent pas. Est ce correct, pas bien, trop? Qu'est ce qui les défrisent, ces bêcheurs? Mon ton? Mes crispations? Leur faut-il plus de carresses, de tendresse, de détresse, de maladresse, compresses?

Faut-il plus de consensus (con, sang, suce? beurk!) dans le choix des morceaux ? Ou plus de morceaux de choix? D'avantage d'undergraounde, du pointu, du sybillin, des deuxièmes couteaux? Ou des plus machins plus récents? Du Strokes (rooonnn piche) du Ferdinand (pfffffffff) du Baby Shambles (hin hin hin)? Faut il donner dans le Louis XIV, pour qu'ils consentent à revenir, les pour cent qui font la fine bouche?

Pff que de de questions. Humeur du jour: je vais te leur en donner, moi , du con sans sus' ... Resse carresse pas dans le sens du poil. Donne pas dans l'aguicherie.Blood n'guts! Vous m'avez pris pour un autre?

Musique: Alan Vega & Liz Lamere: Body Bop Jive

24/12/2005

Au vieux punk abîmé: crame le sapin!

Voici un texte que j'écrivais il y a un an. Pour un projet de journal de l'année qui n'alla pas au-delà de février, car je suis ainsi, vélléitaire de l'écriture. Un raté. Un punk.

"Par-dessus le marché, il faut passer Noël. S'avaler les éternelles lumières factices maquillant l'éternelle chronique des guerres; les visages enjoués des petits et des grands; les magasins en airs de fête, prêts à vous braquer jusqu'au dernier euro le demi treizième mois que ne vous ont pas encore sucré les Barons du Medef. Mais n'ergotons pas. La plupart d'entre nous apprécions vraiment ces jours-là, n'est-ce-pas? Pour moi, si je ne peux fuir le monde, alors au moins, fuir Paris… Vendredi 24 décembre 2004. Bientôt 47 ans… Plus l’âge avance, plus vos agapes de fins d’années me déconcernent. Nous y voici, semaines 51 et 52. Chaque fois le même constat. Vous perdez tout contrôle, incapables de résister aux déferlantes de la bouffe et du commerce triomphants. « C’est comme ça, on n’y peut rien », minaudait Fernandel. Certes il faut voir comme on vous sollicite. Mais aussi, vous n'êtes pas raisonnables. On croirait que ça vous stimule, ces gros corps mous, d’oies, dindes et chapons entassés aux étals des volaillers. Vous salivez d'envie aux vitrines enluminées des charcuteries, des boucheries, où s’amoncellent pâtés, galantines, boudins blancs, cuissots, gros rôtis bardés, gibiers, gigots. Aux portes des brasseries chics parisiennes, d’habiles écaillers rivalisent de plateaux gigantesques, dégueulant tourteaux, langoustines, huîtres et clams. Et je ne dis rien des pâtisseries.

Bebefuck_1La quinzaine infernale du Divin Enfant est la seule où je parviens à perdre un kilo ou deux. Quand les autres s’empiffrent mais surveilleront le reste du temps leurs bourrelets, triglycérides et taux de cholestérol, je m’obstine à l’exact contraire : dîne maigre quand vous faîtes gras… puis soulagerai cinquante semaines durant mes angoisses, névroses, obsessions, dans d’incontrôlables séquences de compulsions alimentaires. Mon miroir me rappelle comme je perds au change. Mais ne mégotons pas. Quiconque parvient à s’extraire un instant des diktats de la sacro-sainte marchandise peut comme pour un bienfait remercier le Seigneur.

Refermons sur ces mots cette série pounque qui vous aura pourri tous les samedis du présent semestre. Avec cette délicieuse reprise pistolienne d'un chef d'oeuvre stoogien. Sacrément de circonstance: Christmas is... NO FUN!!!!Bonnes fêtes! Et si vous cherchez à faire une bonne action: cramez donc un sapin!!

17/12/2005

Au vieux punk abimé, avant dernier round

Ramones2_2 Voici l'avant dernier numéro de notre série shabatique "vieux punk". Le tout premier morceau diffusé par ce blog Radio_Resse, fut un Ramones. L'avant dernier revient sur le sujet.

Trois sur les quatre sont déjà morts, et à moins de cinquante ans: est-ce d'avoir sniffé trop de glue, qui leur a filé le cancer?

Ou y-a-t-il, qu'on me protège, une malédiction des crétins???

Basta. Ma fille, 16 ans, les écoute autant que moi. Et ça suffit à dire à quel point le combo est intemporel. Mais bon, pas envie de pérorer davantage. Vite fait bien fait fut toujours leur marque de fabrique. So! One-two-three-four-five-six-seven-eight :

et

03/12/2005

Au vieux punk abimé, article 14

Modernlovers1_1 Quiconque a aimé les  Doors et le Velvet Underground appréciera d'entendre à nouveau ce Roadrunner, tiré du premier album des Modern Lovers de Jonathan Richman, éphémère combo prépounque d'où sortiraient un futur Talking Heads ainsi qu'un pilier des Cars. Album de référence, avec le Marquee Moon de Television ou le premier Patti Smith (déjà évoqué ici) d'un punk rock US intello, produit faut-il le rappeler par John Cale, et pour certains titres par le fou furieux Kim Fowley.

Sur ce même premier album, John Cale aux manettes retrouve avec une évidence plus grande encore la magie du premier Velvet. Pablo Picasso crispant, hypnotique, avec cet obsédant refrain, assez mystérieux quant à l'intention: "Personne n'a jamais traité Pablo Picasso de trou du cul".

Richman La suite des aventures de cet éternel sinusiteux appartient à cette gloire bizarroïde, entre le tube mondial simili crétin Egyptian Reggae et cette prestation dite "inoubliable" dans le film Mary à tout prix, que je confesse n'avoir point vu. Tout ce qu'on ne saurait appeler une carrière, quoi qu'il en soit. Mais que pouvait-on attendre d'un tel hurluberlu, qui dès son deuxième album, se relançait dans le rockabilly, vantant entre autres facéties les aventures de l'abominable homme des neiges dans le supermarché, oh oh ohoho oh?Une sorte de Lou Reed tombé de la lune, voilà Jonathan Richman. Délicieux Pierrot punk.

19/11/2005

Au vieux punk abimé. Chapitre Douze

Buzzcocks Ennui, Ennui, Ennui. Premier 45 Tours des Buzzcocks, ce Boredom fut repris dans une version retravaillée pour leur premier album, sous le nom de "Fast Cars". Entre temps, le leader du groupe Howard Devoto avait quitté le groupe, laissant la barque aux bons soins de Pete Shelley. Devoto plus tard fonda Magazine. Ca reste la petite histoire, c'est sans grand intérêt. Reste que dans la horde de sauvages hirsutes qui marquèrent 77, les Buzzcocks avaient un sens de la mélodie bien plus affirmé que leurs congénères de la mouvance, qui d'ailleurs la plupart du temps ne le revendiquaient pas...

12/11/2005

Au vieux punk abimé, Section Onze

Smith_1 Jusqu'à l'arrivée de la dame ci joint, déjà miso quand j'étais petiot, je ne goutais pas vraiment la présence des meufs dans le rock. Janis, à la limite de temps en temps, pour dire. Tina Turner, oui, mais c'était pas du rock. Et puis, ce fut elle! L'arrivée de ce premier album, qui démarrait avec ce Gloria inespéré, inespérable!!!

La pithie sans pitié. Enfin, on en tenait une qui me prenait au coeur, aux tripes, aux couilles, et à qui on pouvait en plus s'identifier! Il y a chez moi un avant et un après Patti Smith.

On a déjà évoque ici Because The Night, qui reste un chef d'oeuvre, une des dix plus grandes chansons jamais écrites. Aujourd'hui pour Rosalie, qui vient si souvent me laisser des messages sympas et pointus, et qui je sais vénère Patti, je  choisis cette reprise en live de My Generation, hymne rock indépassable signé Pete Townshend (je dis ça pour ceux qui auraient loupé la majorité des épisodes de la saga rock, j'espère mourir avant d'être vieux, tout ça...)...

Reprise qu'elle connait peut-être, mais peut-être pas, avec au milieu un solo de basse signé... John Cale! Bon anniversaire, Rosalie!!! Les autres, accrochez vous. C'est pas du rock de gonzesse! Ou plutôt si. C'en est. Et bon, pffouuu...

05/11/2005

Au vieux punk abimé, 10ème round

Clash3 J'ai déjà dit ici que le premier album de Clash est pour mes oreilles un Panthéon. Un Everest. Je ne l'échangerai pas contre deux barrils de poudre à rendre idiot... J'ajoute, persistant, signant, que l'intro de Janie Jones garde sur mon taux d'adrénaline le même pouvoir intact. Si d'ailleurs j'avais le moyen de transférer mes singles vinyle en mp3, je vous aurais collé un version assez surprenante de ce Janie Jones, interprétée par la dame en question (une mère maquerelle un peu fouetteuse, en vrai)...

Je ne vous en écrirai pas trois louches sur le Clash en héros punk indépassables, on n'est pas ici chez Rock & Folk et vélléitaire que je suis, j'ai définitivement foiré ma vocation d'historien rock. Au reste, Il m'arrive parfois d'assister à des symposium où quelques ennuyeux se pensent au Collège de France. Des quinquas pérorent sur 50 ans de rock n roll comme si leurs points de retraites complémentaires en dépendaient. Et d'ailleurs c'est le cas. Qu'on me préserve d'une telle destinée, je préfère encore m'en retourner prier chez les Jésuites. Et pourquoi vous dire ceci? Ah, oui. Ca n'a rien à voir. Mais le morceau le plus punk du Clash est peut-être un reggae.Et Rock ou pas, méfions nous des types qui causent dans les symposium.

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