Mes années 80 (Rap n'Roll)
Toute cette semaine, j'ai voulu vous faire partager quelques souvenirs des eighties,influencé par deux amis blogueurs marqués par cette période.
Tous ces morceaux évoqués me ramènent au souvenir d'un ami de cette période, aujourd'hui perdu. Non qu'il soit de la cohorte de ceux par ces temps emportés. J'ai, grâce au ciel, été épargné par ce fléau qui vous arrachait vos plus proches copains plus facilement qu'on effeuille un arbuste. Non. L'homme est bien vivant. Son nom vous est connu, si vous lisez certaine presse magazine. Nous étions proches complices. C'était comme un petit frère. Une vraie tête de pioche, à l'égo surdimensionné... mais qu'étais-je alors, moi? Bref, nous nous sommes brouillés. Oubliés. Le temps a passé. Il reste que de tous ceux que j'ai perdus, par la faute de la vie, des incompréhensions, des moi haïssables et mal maitrisés, par manque de clémence ou de lucidité, il est le ami perdu que je regrette parfois, dont le rire et l'enthousiasme certains jours savent me faire défaut. J'ai gardé avec lui un ami en commun, c'est tout. Il est rare que j'ose demander à celui-ci des nouvelles de celui-là. Ainsi va la vie.
Dès le premier maxi du Grand Master Flash, j'étais présent au rencart. Quand le Clash enregistra le maxi This is radio Clash, et invita Futura 2000 dans ses concerts, je dis OK. J'aimais ce rap des débuts, qu'il s'inspirât du funk ou de la new wave (Afrikka Bambaata), qu'il revendiquât clairement les filiations soul ou rock. Le rap se plaçait comme un genre hybride extrêmement créatif, à l'écoute de toutes les influences. Les deux premiers albums de Public Enemy sont pour moi de la même importance que, mettons, la sortie des albums de MC5 ou de Sly & Family Stone en leur temps.
Puis vint ceciet cela.Deux groupes, un noir, l'autre pas. Les deux rendaient grâce au Dieu Guitare, et je crus qu'un temps nouveau était venu. L'ère du rap n'roll. Feu de paille. Les années 90 peu à peu balaieraient rapido la "old school", s'inventeraient une autre voie, où je n'ai pas souvent trouvé mon miel. Pas grave. Cette énergie là me semble aujourd'hui encore mille fois plus forte. Pensent mes descendants ce qu'ils en veulent!!
J'ai vu les deux, Run DMC et Beastie Boys, lors d'un concert mémorable au Grand Rex. Les sifflets vrillaient vos tympans et le scratch montait l'adrénaline à 100°.




















