Ah: ma petite escapade rockeuse d'hier n'a pas déclanché d'enthousiasme. Ferai-je mieux avec cette incartade rub-a-dub, pas sur! Mais pas d'années 80 sans empreinte reggae, je crois que c'est clair? Clash fut parmi les premiers à revendiquer l'influence jamaïcaine des punks, à se faire produire par Lee Perry, à oser des dubs, à inviter des toasters (Mickey Dread) à lancer des B-sides remixés avec forces chambres d'échos... Derrière tout le monde s'y mit. Police en fit son miel. Et vous savez ce que je pense de Police.
En 81, si je me souviens bien, Marley fume sa dernière et s'éteint. Le pape est mort. Un nouveau pape est appelé araignée, quel drôle de nom pour un pape, et sans doute est-ce pour cela qu'on ne l'a jamais trouvé, le remplaçant. Aucun n'avait le charisme, l'habileté, le génie. En 1985, tout le monde avait renoncé à porter haut le flambeau d'un reggae à la fois mystique et engagé, hors de la sphère des mordus en tous cas. Ceux qui vénéraient Burnin'Spear. La tendance fut aux DJ's, précurseurs du raggamuffin, qui allaient souvent par deux (genre Clint Eastwood & General Saint, Papa Michigan & General Smiley).
La vedette était alors cet albinos pornocrate nommé Yellowman, dont tout le monde ou presque a oublié la tchatche impec, et l'habileté a débiter pis que pendre sur les dance floors hilares. Son gros tube, c'était ça...
Chez les rosbifs, depuis Culture Club ( y avait longtemps, je vais me reprendre une ou deux volées de bois vert, çà peut pas faire de mal), tout groupe pop de la décennie, tôt ou tard, finissait par déposer son tribut aux héros jamaïcains, Ken Boothe ou John Holt. Ca finissait souvent numéro 1 des charts, et ensuite on oubliait tout du groupe en question. Exemple? Scritti Politti... totalement, définitivement oublié aujourd'hui du moins me semble-t-il. J'aimais bien ce morceau, c'était frais, dansant. Reggae Pop.
















