Avoir la pêche. Etre PO-SI-TIF. Chercher dans la musique l'énergie créatrice, s'enflammer sur des trucs et des machins. Si la survie est à ce prix, je continuerai. Et cette semaine, je renonce à Satan, son rock et ses pompes, pour une petite bachanale balkanique...
En dehors d'être un réalisateur universellement reconnu (2 palmes d'or, ils ne sont pas si nombreux, en dehors de Coppola) Emir Kusturicas'adonne aussi à la chanson. Pour un lundi où il faut rendre (beuuark) sa déclaration d'impôts, ce morceau ci au moins me donne la force de poser un pied devant l'autre. Rien ne serbe de courir, il faut partir à point.
Des filles, des femmes, des dames, des damoiselles... c'est frappant mais on en trouve partout, en toutes latitudes, ça pousse sous tous les climats, ces engeances étranges, comme les arbres et comme les cailloux. Incroyable, non? Mais saviez vous qu'en certains lieux, on les coiffe, on les couvre, on les recouvre, sous des linges, des draps, des tissus comme des grillages? On baillonne leur silhouette et l'on entrave ainsi leur esprit, parvenant même, par une de ces étranges complicités qui lie le serf et son maître, à les convaincre que là réside "leur liberté". Qui conduit toujours à les rendre sans formes, transparentes, semblables, indiscernables.
A tant d'ectoplasmes en errance, je dédie deux voix claires, pétillantes. une d'aujourd'hui, l'autre d'hier, deux voix de femmes debout, qui n'ont rien en commun sinon que toutes celles-là jamais ne les entendront. Deux voies qui viennent de deux de mes monomanies. La première d'Irlande,L'autre des rives du Gange...
Voià ça y est nous y sommes. Fin d'année 2005. Fermeture de Radio_Resse.com.
Franchement, finir par André Rieu, avouez que j'ai le sens de la chute. Non? N'empêche, ça s'impose, si on y regarde bien, à trois titres au moins. Ce chant du départ est de circonstances. Il y a aussi les cornemuses, et les lecteurs habitués de ce lieu savent que je n'y résiste guère. Je laisse la troisième raison à ceux qui savent, plaisir du clin d'oeil entendu. Sans rire, j'aime ce morceau, son lyrisme ne fera sourire que ceux qui ignorent ce qu'il emporte avec lui.
BONNE ANNEE, donc. PEACE LOVE AND HARMONY A CHACUNE ET CHACUN d'ENTRE VOUS! Merci pour tous vos clins d'oeil, les mots chaleureux, les refrains partagés... Les disques envoyés. Merci pour la fraternité, l'amitié: le vrai message était inscrit ici depuis le premier jour, sur cette bannière... "la musique est l'école de l'amour..."
Depuis mai, nous aurons évoqué ici tout un tas de gens, au bout du compte!
Merci aux groupes! AC-DC - Beach Boys – Beastie Boys- Beatles- Bee Gees- Blondie- Buzzcocks – Chieftains (featuring Van Morrison, Mick Jagger, Sting)- Clash – Cramps -Creedence Clearwater Revival- Culture Club- Cypress Hill- Dead Kennedys- Devo- Doors- Easybeats- Eddie & The Hot Rods- Flower Pot Men- Frijid Pink- Gladiators- Gong- Gun -Guns N’Roses- Herman’s Hermits- Iggy & The Stooges- Jam- Johnny Thunders & The Heartbreakers- Kinks- Led Zeppelin- Lords Of The New Church- Jonathan Richman & The Modern Lovers- Monty Pythons- Mothers of Invention – Nerves- Paul McCartney & Wings- Portishead- Public Image Limited- Plimsouls- Pogues- Public Enemy- Ramones- Residents- Rolling Stones- Roxy Music- Saints- Sex Pistols- Stiff Little Fingers- Slade- Slaughter - The Streets- Velvet Underground- Who- XTC - Young Mc
Merci aux voix rauques ou fabuleuses: Al Green- Anuna (& Elvis Costello)- Art Garfunkel- Ben E King -Billie Holiday- Bob Marley- Bob Dylan- Bruce Springsteen- Bryan Ferry- Darlene Love- David Bowie- David McWilliams- Dillinger- Ella Fitzgerald- Elvis Costello- Elvis Presley- George Harrison- Graham Parker- Harry Belafonte- Harry Nilsson- Jeff Buckley- Jimi Hendrix- Joao Gilberto- Joe Cocker- Joey Ramone- John Lennon- Jorge Ben - Jude- Julie Driscoll- Kevin Coyne- Leadbelly- Leon Redbone- Linton Kwesi Johnson - Lou Reed- Louis Armstong- Madeleine Peyroux- Marvin Gaye – Memphis Minnie- Mills Brothers - Muddy Waters- Mutabaruka- Neil Young- Patti Smith- Peggy Lee- Pete Townshend- Randy Newman- Rod Stewart- Roy Orbison- Sam Cooke- Scott McKenzie- Simon and Garfunkel -Stevie Wonder- Terry Hall & Mushtaq- Tina Turner (Ike &) - Tom Jones- Tom Waits- Van Morrison- Vinicius de Moraes-
Aux artistes francophones: Alain Bashung- Bernard Lavilliers- Denez Prigent- Edith Piaf- François Béranger- Georges Brassens- Gilles Servat- Hughes Aufray- IAM- Jean Yanne- Jean-Roger Caussimon- Jean Gabin- Johnny H.- Kent- Léo Ferré- Michel Delpech- Patachou- Robert Charlebois- Thomas Fersen- Tri-Yann (je m'aperçois qu'au niveau des quotas, j'ai pas assuré des masses... Ca tombe bien, j'ai HORREUR de l'idée même de quotas...)
Sans oublier les musiciens de divers horizons géographiques et culturels: Alan Stivell- Amar & Talvin Singh- Chet Baker- Chitra- Dan Baird- Dj_Cheb_i_Sabbah- DJZebra- Frank Zappa- Joe Satriani - John Coltrane- Loo Placido- London Radhna Krishna Temple - Nino Rota- Nusrat Fateh Ali Khan- Ravi Shankar - Rodolphe Raffalli- Steve Hillage- Team9-
Vous ne savez pas qui est Suzana. Elle m'a écrit de l'outre Atlantique un message charmant, touchant, suivi de quelques autres, qui me firent grande émotion. Pour me dire qu'elle lisait, de ce lointain Brésil, mes modestes chroniques quotidiennes... Et qu'elle y retrouvait peut-être un vague parfum de cette France où elle avait vécu. Elle me faisait aussi un gentil reproche. Celui de ne pas parler beaucoup, ici, de musique brésilienne. C'est vrai. Non par indifférence. J'en ai écouté plus souvent qu'on ne croit. Toutefois, chez les rockeux, la bossa n'a pas bonne presse. Il rôde une sorte de méfiance, qui doit beaucoup à Girl from Ipanema, tube mondial devenue scie insupportable par trop de reprises nian-nian. Mais ne généralisons pas.
Je revendique sans état d'âme quelques disques de Tom Jobim et mieux encore de ce fabuleux Vinicius de Moraes,avec ou sans son complice Toquinho. Je ne sais pas trop ce qu'ils racontent, j'ignore le propos, mais la nonchalante mélodie, je crois ourlée de souffrances pudiques d'être en vie, me va. Je crois entendre des intonations de vague à l'âme, un tristesse insouciante, un sourire un peu épuisé, mais qui reste confiant. Est-ce cela?
En 1987, j'avais gagné à un jeu télévisé (Starquizz, sur Canal +) un petit paquet de mornifle en vrais brouzoufs, et un voyage d'une semaine à Rio qui ne m'avait guère fait envie. Pendant un an, un sombre problème contractuel avec le sponsor empêcha la chaîne de tenir sa promesse. Je ne disais rien, n'ayant guère envie de faire le voyage. Pour me remercier de ne pas les avoir harcelés, ils m'offrirent finalement deux semaines... Pour deux. Et c'est ainsi qu'on découvrit Copacabana, dans la suite sublime d'un palace face à la baie. Un souvenir génial. La ville a la réputation d'une des plus violentes du monde. Nous nous y promenions le soir, naïfs, et en dehors d'une vague embrouille avec un taxi, on ne connut pas la moindre anicroche pendant ces deux semaines assez formidables. Comment après cela, ne pas aimer aussi, ce Corcovado, signé Joao Gilberto?Il faisait bon le soir, on buvait des cocktails en terrasse. Mais je n'ai pas oublié, tout de même, ces enfants dépenaillés, hâvres, qui venaient nous demander, gentiment, s'ils pouvaient finir nos assiettes d'amuse-gueules...
Suzana! puisse ces deux sourires te parvenir et te trouver joyeuse, toi et ta petite fille. Tes messages furent un des beaux cadeaux reçus, cette année, en retour de cette aventure du blog en musique.
Quand on n'a pas la pêche, deux solutions: s'enfermer dans le spleen, écouter des trucs à faire chialer. Et pour ça faites confiance, j'ai de quoi faire. Soit à l'inverse remettre un peu d'énergie, de lumière et de joie au coeur du débat. Dans cette seconde option, je ne connais sans doute rien de mieux que ce calypso-ci. Harry Belafonte, Jump in the Line, Eternel et parfait pour s'inventer une belle journée en perspective! Au passage les fans de Tim Burton se souviendront avec délice de l'hilarant générique de fin de BeetleJuice...
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