jeudi, 12 mai 2005

Chansons merveilleuses

Dans la chanson populaire américaine des années 35 à 50, furent écrites des dizaines de perles inestimables. Des chansons admirablement ciselées, d'amour souvent, aux mélodies imparables, ouvrant les portes de toutes les interprétations, lectures, adaptations possibles. Ce que les jazzmen ont appelé "standards".

L'époque annonçait quelques compositeurs  invraissemblables, Duke Ellington, Georges et Ira Gershwin, Cole Porter, Harold Arlen, le duo Rogers and Heart, Irving Berlin... Tous ceux que s'appliquent aujourd'hui à reprendre, à l'heure du virage crooner, les vieux renards comme Bryan Ferry ou Rod Stewart, et aux créations desquelles la jeune garde du nouveau jazz vocal se fait les dents.

Avant eux, toutes les grandes voix ont interprété ces chefs d'oeuvre, Ella Fitzgerald, Billie Holiday, Hellen Merrill, Sarah Vaughan, Peggy Lee, Mildred Bailey, Sinatra, Bing Crosby...

Je n'ai aucunement l'intention de passer en ce domaine pour un spécialiste. Mais je vous jure qu'écouter ces chansons vous ouvriraient à mille émotions nouvelles, une redécouverte de ce que le romantisme musical a produit de meilleur.

Lover come back to me par Billie Holiday ou Mildred Bailey

Easy Living, Body and Soul, The man I love, par Billie

Stormy Weather, Over the Rainbow, My funny Valentine, Let's fall in love, par Ella Fitzgerald.

Where or when par Peggy Lee.

Night and Day par Sinatra.

My funny Valentine par Chet Baker (chantant).

mardi, 26 avril 2005

Chante et tais toi

Scan0008 La sortie d'un nouvel album de Springsteen constitue à mes yeux une nouvelle bien plus importante que toutes les gesticulations politiques, économiques, sociales, sociétales qui pourraient rythmer mon quotidien. Album relativement calme, esprit blues et neo-country, et pas d'E Street Band. A rapprocher donc des deux albums repère que sont Nebraska et Ghosts of Tom Joad.

Jespère aussi le nouveau Dylan, attendu depuis des mois. Un nouveau Wonder (le faux, pas son frère!) est aussi annoncé.

... Soit les trois voix vivantes capables de me procurer le plus d'émotion.

Et tiens, même, cette confidence, dont je ne songe pas à rougir: vous préciser que je peux me passer le clip de "We are the world", (vous savez,  USA for AFRICA, ce qui se fait de plus sirupeux, de plus convenu en matière d'humanitaire gluant), et pourtant y aller chaque fois de ma larme inévitable, aux mêmes moments, tout ça parce que: Dylan, d'un simple gémissement implosant la mélodie; et puis Ray Charles, la dynamitant d'une blue note posée là... et Wonder et Springsteen ensemble, duo ultime.

J'entends déjà les commentaires : midinette. Fleur bleue. Limite tafiole. Aucune raison de démentir.

Aujourd'hui "Devils and Dust". Brand new Springsteen. Il faudra bien cela pour tenir le coup. Car finalement, les décalages horaires sont meurtriers.

vendredi, 22 avril 2005

Warren Z.

Wz Depuis 10 jours, j'écoute en boucle le même morceau du dernier disque de Warren Zevon, "The Wind". Quand il enregistre cet album, WZ sait qu'il est condamné par un cancer au poumon. Quand le disque sortira, il sera déjà mort. La pochette expose ce regard las qu'ont souvent les malades en phase ultime. Sans doute pour gonfler un peu les ventes, car cet artiste brillant n'a connu qu'une carrière d'estime, mais pas le succès international, il se sera entouré de noms prestigieux qui venus  donner un ultime coup de main, alternent les rocks bruts et les ballades néo country . Entre autres, Ry Cooder, Tom Petty, Billy Bob Thornton, Don Henley, Jackson Browne, Emmylou Harris. Et surtout le Boss, Springsteen, en choriste teigneux et lead guitar hypra speedée sur ce deuxième titre, Disorder in the House, que j'entends comme un dernier cri de rage, Celui d'un homme qui veut pas clamser, bien qu'il chante bas, manquant parfois de force. Alors, il semble que derrière, le Boss y mette tout son coeur, toute son énergie,  tenir le tempo et assurer le défi.

Comme un pote vient tenter de redonner de la pêche et du souffle à un ami perdu. La telecaster crache des flammes, trois solos extrêmes. Le rock un peu stonien du début devient un hymne coléreux à la vie, un inutile mais somptueux pied de nez au crabe.

Avec un sens aigu de l'ironie, Zevon enchaîne avec une version fort à propos de "Knockin' on Heaven's door" de Dylan. L'humour aux portes du caveau: la classe des Seigneurs.

mercredi, 09 mars 2005

Hervé Vilard

Herve_vilard_4 J'ai déjeuné ce midi, avec mon vieil ami Patrick Winzelle, qui est comme vous le savez tous l'éminence grise de la chanson populaire tricolore.

Après quelques verres de vins fins, Patrick ouvre grand le livre des confidences. Ainsi, chers auditeurs, attendez vous à savoir, que :

- Hervé Vilard serait le frère caché de l'acteur Jean Vilar.

- Il serait aussi le père de la chanteuse trop souvent délaissée par les médias, Marie José Vilar, mais toujours célèbre chez elle à l'heure des repas.

- L'inoubliable interprète de "Cabri, c'est fini" possède une maison de campagne à Villar de Lans.

- Il serait aussi propriétaire de la quincaillerie Vilar et Fils, sise 4 place du Marché à Thonon les Bains.

- Il habite un 600 m2 en duplex avec 8 enfants qu'il élève sous un faux nom.

- Il chante, il chante soir et matin, il chante, sur son chemin (*)

(*) véridique.

samedi, 05 mars 2005

... qui tu hais (2)

CE SOIR.

Jadis je n'écoutais que d'un oeil, maugréant dans mon divan comme un parfait vieux con. Mais je tenais le coup, au milieu du fatras de nunuches et bellâtres convenus, viendrait peut-être un Bashung, un Fersen, un Kent. Quant à y découvrir ne fût-ce qu'un seul nouveau talent, porteur d'un regard inattendu sur le monde ou les gens, il ne fallait pas trop y compter.

Mes temps de patience sont révolus. J'ai eu plus que ma dose.

Je suis gavé jusqu'à la luette du mythe cacochyme braillant comme si le devenir de sa prostate en dépendait, à quel point la vie est mieux en wok nwoll. Je ne veux plus cet alcoolique aux valises sous les yeux comme des cabas de ménagère, imposant à la foule génée ses trembements hépathéthiques. Ni la horde gigotante des rappeurs anémiés du bulbe, ahanant leur consternante poésie surburbaine avec la satisfaction du marmot posant l'étron matinal, tandis que les animateurs en smok opinent du chef avec une feinte admiration, devant cette époustouflante prise de parole des banlieues, où jamais ils ne mettront un pied.
Je vous laisse la féminine aux pieds nus (c'est sa touche arty) qui n'a jamais entendu causer de Sandy Shaw sinon dans les encyclopédies où elle a pompé l'idée. Et le défilé des stars aphones par vocation, tous les mal coiffés les débraillés les tatoués, les plats de nouille aux poses de dandys, les topmodèles reconverties, les beuglantes québecoises et les comédies musicales aussi rafinées qu'un sandwich aux merguez, les pitoyables révélations de l'année, les récompenses démagogiques aux sous produits branchouillos. Sans parler du faux-gentil-revenant nonagénaire, assènant en avalanche ses rires mécaniques, éternelle marque de fabrique qui ne semble épuiser personne, que le voilà parti pour nous la faire à la Compay Segundo, son sauveur - à qui il eut mieux fait d'emprunter le chapeau, et le cigare, qui lui eut bouché la boite à ragout-. On n'est pas sortis.
Je vous abandonne les grandes asperges du twist, à la longue promues icônes de la chanson à texte, et les rockers altermondialistes donneurs de leçons du haut de leur ISF. La world music à trois dhirams, les remerciements bavards, les blagues écrites tombant plat dans le Zénith glacé, où les gens du métier applaudissent mollement en attendant leur tour, je vous les donne en rab. Sans oublier l'inévitable vanne à l'endroit du ministre de la culture, on est rebelle ou on l'est pas, lequel encaisse sans mot dire, sourire jaune, bien coincé entre les accoudoirs, car il sait qu'il lui faudra ensuite supporter l'indécent quart d'heure corporatiste, offert sur un plateau (c'est le moment de le dire) aux soi-disant martyrisés du systême, qui, on cause ou on coupe tout, ont depuis lurette mis en coupe réglée toutes ces cérémonies auto congratulatoires, ce qui fait d'une punition de deux coups. Je serais que lui, je te les laisserais quimper, politique du fauteuil vide, que pour le coup qui c'est qui aurait l'air d'un con?
Tant pis pour Jeanne Cherhal ou Sanseverino, je leur offre bien volontiers 364 jours d'écoute attentive et bienveillante. Pour le reste, je ne vois pour ce soir qu'une musique possible: le silence.

mercredi, 02 mars 2005

Dis moi qui tu hais

Je te dirai qui tu es?

La neige, du premier flocon à la grosse avalanche. je l'exécre, la méprise, j'abomine, je vomis, j'insupporte, et surtout à Paris, les mômes s'égosillant de rires niais se jetant à la face leurs foutues boules de neige du haut d'une juvénile insouciance qui leur passera avant qu'elle me reprenne, allez, et par voie de conséquence le ski, alpin, de fond, nordique, le saut à ski, le monoski, les après skis, plus généralement tous sports de glisse, funboard, snowboard, patins à roulettes, skateboard, pis tout sport d'équilibre en règle générale vu que je suis affligé entre autres de pieds plats (et oui c'est n'est pas le cas de toute mon anatomie, notamment côté abdomen), ainsi que les pratiques d'activité physique accélérant le rythme cardiaque au-delà du raisonnable et autrement qu'en position allongé sur le dos, a fortiori toute pratique anxiogène entraînant chez moi un incontrôlable début de tachychardie, dont rouler en voiture sous la neige et non ce n'est pas une fixation pas même une fixation de ski, n'insistez pas.

Maintenant ça y est je suis en colère et pour de bon à cause de vous. C'est malin.

vendredi, 25 février 2005

Mes pires disques (et les vôtres?)

Je relève le défi lancé par Sylvain, que je remercie. Et je vous engage à faire de même!

Quels sont donc les 10 plus mauvais disques de votre discothèque?

Je dirai ceci:

1. Bob Dylan & Grateful Dead: Dylan and the Dead Live. LE pire album enregistré par Bob Zimmermann. Une CATASTROPHE de BOUT en BOUT!! Inécoutable...

2. Pat BENATAR: True Love. Ai-je seulement un alibi?

3. Roy ORBISON: Laminar flow. Au fin fond du fond du creux de la vague, The Big O. sort ce machin pathétique. Comme quoi les plus belles voix peuvent servir les pires bouillasses.

4. Bob Seger Greatest Hits. Impossible de me souvenir comment et pourquoi il a atterri chez moi.

5. Michael Jackson: bad. Le titre d'album le plus pertinent, nan?

6. The COMMUNARDS. 1er album. Après Bronski Beat, un album disco gay grotesque. Les années 80 ne nous ont pas toujours gaté!

7. The COMMUNARDS. Red. Et en plus j'ai récidivé!!!

8. The WILD BUNCH: une compile arnaque des débuts de la clique Massive Attack. Une presque honte.

9. HAVANA 3AM. Album de Paul Simonon, bassiste de CLASH, après leur séparation. TOTALEMENT dispensable!!

10. POLICE. Zenyatta Mondata. Je l'avoue, j'ai les 3 premiers albums de Police. Oh je n'en suis pas fier, allez...

mercredi, 23 février 2005

Puisque c'est comme ça!

Alors comme ça on dit qu'on fait des référendums avec nos 5 chansons préférées, et ensuite  y en a qui se lachent, qui respectent même pas les consignes, et  alors où va-t-on, si on ne respecte plus les consignes?? Alors, allons-y tout le monde n'a qu'à en faire autant, si c'est comme ça! Bon ba. Voilà les miens,

A brand new day   (Curtis Mayfield)

A change is gonna come (Sam Cooke)

A long way home (Elvis Costello)  

A love supreme (John Coltrane)

Across the universe (Beatles)

All you need is love (Beatles) 

As (Stevie Wonder)

Baba O'Riley (Who)

Bangla Desh (George Harrison)  

Behind blue eyes (Pete Townshend)

Blitzkrieg Bop (Ramones)  

Bodies (Sex Pistols)

Born to run (Bruce Springsteen)  

Brown Sugar (Rolling Stones)

Career opportunities (Clash)

CC Rider (Elvis Presley)  

Days of Pearly Spencer (David   McWilliams)

Eleanor Rigby (Ray Charles)

Five years (David Bowie)  

Fortunate son (Creedence CR)

Georgia on my mind (Ray Charles) 

Ghost town (Special AKA)

Gimme all your lovin' (ZZ Top) 

Gimme shelter (Rolling Stones)

Go west (Pet Shop Boys)  

God bless the child (Billie Holliday) 

God only knows (Beach Boys)

Happy together (Turtles)  

Have I told you lately (Van Morrison)  

Heroes (David Bowie)

Hey Jude (Beatles)

Highway to hell (AC DC)

Hush (Dan Baird)  

I ain't gonna stand for it (Stevie   Wonder)

I drove all night (Roy Orbison)   

I fought the law (Clash)

Instant Kharma (John Lennon)

Jambalaya (John Fogerty) 

Join' together (The Who)

Just like tom Thumb's blues (Bob Dylan)

La Grange (ZZ Top)

Layla (Eric Clapton)

L'homme à l'harmonica (Ennio Morricone)

Life on mars (Davbid Bowie)

Lilac Wine (Jeff Buckley)

Lover come back to me (Billie Holliday)

Maggie May (Rod Stewart)

Massachussets (Bee Gees)

Me and Bobby McGhhe (Janis Joplin)

Mistra knows it all (Stevie Wonder)

Mojo Pin (Jeff Buckley)

Mull of Kintyre (Paul Mc Cartney)

My funny Valentine (Chet Baker)

My sweet lord (George Harrison)

No milk today (Hermann Hermit's)

Polk Salad Annie (Elvis Presley)

Power to the people (John Lennon)

Pretty Vacant (Sex Pistols)

Proud Mary (Ike & Tina Turner)

Redemption song (Bob Marley)

Redemption song (Stevie Wonder)

Respect (Aretha Franklin)

Respect (Dexy's Midnight Runners)

Revolution (Beatles)

Riders on the storm (Doors)

River deep, mountain high (Ike &   Tina Turner)

Rythm of my heart (Rod Stewart)

Sail Away (Randy Newman)

Sailing (Rod Stewart)

Satisfaction (Devo)

Satisfaction (Rolling Stones)

Say a little prayer (Aretha Franklin)

Shenandoah (Van Morrison)

Sloop John B. (Beach Boys)

Somewhere over the rainbow (Ella   Fitzgerald)

Stairway to heaven (Led Zeppelin)

Stand by me (Ben E King)

Summertime blues (Eddie Cochran)

Surfin'Bird (Cramps)

Sympathy for the devil (Rolling Stones)

Tangled up in blue (Bob Dylan)

The Rising (Bruce Springsteen)

Theme from Braveheart

Theme from The Godfather

Theme from The Godfather (solo guitar   Guns & Roses)

Theme From X-Files

Time (Culture Club)

Tougher than the rest (Bruce   Springsteen)

Toussaint L'ouverture (Santana)

Two Tribes (Frankie goes to Hollywood)

What's going on (Marvin Gaye)

Where or when (Ella Fitzgerald)

Who'll stop the rain (Creedence CR)

Willie the pimp (Frank Zappa)

Without you (Harry Nillson)

Won't get fooled again (Who)

Wouldn'it be nice (Beach Boys)

You can leave your hat on (Randy Newman)

You got it (Roy Orbison)

You're gonna leave me lonesome when you   go (Bob Dylan)

vendredi, 18 février 2005

Happy Birthday Resse Blog

Pour fêter mon 300ème post, la fête des clips à la con continue ici!

Spéciale Dédicace pour Jean mon mentor, DeeGee, Cookie, Vinvin, Emry, Mister Caca, Frere Kodak, et tous ceux qui me font sometimes l'amitié d'une visite. My heart will go on!!!! ahaha

jeudi, 03 février 2005

Choisis ton camp, cam'rade

Nouvelobs Tandis que la semaine passée s'affichaient dans Paris quelques uns de nos chanteurs les plus installés (Mitchell, Hardy, Renaud) où ces notables de la rime ventaient les mérites du téléchargement légal sur internet, voilà que d'autres ont choisi le chemin inverse, et signent via le Nouvel Observateur, une pétition pour que cessent les poursuites et les condamnations d'internautes coupables de fréquenter les sites de peer to peer. Ainsi, quelques mauvais coucheurs comme Manu Chao, Mathieu Chedid, Dominique A., soutenus par certains politiques dont Ségolène Royal et Dominique Voynet, pour une fois en bonnes compagnies.

Je continue à penser que la place de Renaud, au regard de son passé de soi disant nanar, était davantage du côté des empecheurs de juger en rond, que de celui des sermonneurs défenseurs de l'institution. Chacun ses choix, comme l'on dit.