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13/04/2007

Connivence, Altérité, Couscous

Voici l'édito que j'ai publié ce vendredi 13 avril, 2007, sur www.latribune.fr

Collecter les avis de 20 blogueurs sur les bonnes pratiques, les conseils, les pièges à éviter et aussi sur la façon de considérer et de traiter ces différents contenus... Pour qu'Internet continue à rimer à la fois avec efficacité, avec découverte et avec plaisir.

Il faudrait commencer ici par une confession : je lis moi-même fort peu de blogs. Disons guère plus d’une vingtaine de façon quotidienne. Et sur une vingtaine d’autres, je butine, de temps en temps. Lorsque je m’y rends, soyons clair, ce n’est jamais pour y trouver d’information précise. Un blogueur, à mes yeux, n’est jamais un journaliste… Au reste, il n’y a guère que certains journalistes pour croire encore qu’ils y prétendent ! Détendez-vous, les amis, nous ne sommes pas là pour vous piquer le boulot, même si je reconnais qu’il y a parfois confusion, au moins sur la forme… On invite ici des blogueurs à interviewer les têtes pensantes de la politique. Là, nous ne les retrouvons filmant des people, testant du matériel téléphonique dernier cri, donnant leur avis sur des films et des livres et des dvd. Et souvent, gratuitement, comme ici… On conçoit que ça finisse par agacer le pigiste.

Pourtant la plupart du temps, le blogueur m’apparaît davantage éditorialiste que journaliste à proprement parler.

Il tient sur le net la place qu’a l’homme de la rue dans les micro-trottoirs de nos 20 heures. Vox populi, à qui hier encore on tendait le micro, a désormais les moyens de faire connaître au monde entier et à ses voisins ce qu’il pense de la crise en Iran, de la discrimination des quincadras sur le terrain de l’emploi (allez lire ma lettre ouverte aux candidats, reprise par plus de 50 blogs en cinq jours), du prochain album de La Tortue ou des facéties dominicales du Paris Saint Germain. Pourquoi voulez vous qu’il se prive, vox populi ? Il ouvre un blog. Hurle sa colère ou son enthousiasme, exprime sa passion pour les confitures et développe ses analyses politiques sur l’Europe à 27 (37 ? 47 ? je ne sais plus…) Ensuite, c’est bien à toi, lecteur, de faire le tri. Te voici sur une agora où tout le monde braille et s’exprime et chante et se désole, pour tout et pour rien, et en même temps. Il n’y a donc que toi dans cette cacophonie, qui pourra repérer la musique qui te convienne, soit qu’elle ressemble à la tienne, soit qu’au contraire elle ait su te séduire en te surprenant.

Bien sûr, il y a pour t’aider dans ce tri, de formidables outils techniques, des agrégateurs machin chose et des outils de syndication trucmuche. Mais la vraie valeur ajoutée, c’est toi qui la détiens. Arme toi d’une bonne dose de vigilance, et d’autant d’esprit critique. Peut-être alors, trouveras-tu au milieu du marais, les pépites qui te seront bientôt indispensables. Chez moi ? Ou ailleurs.

Il faut aussi de la patience, car il y a des blogueurs qui tirent à la ligne et peuvent t’entraîner dans les méandres interminables de leur pensée sans fin. Rien de plus ennuyeux que ces blogs singeant, en moins bien, les articles en ligne de tel quotidien. Sur un blog, je m’y rends d’abord à la rencontre de qui l’écrit. Je fais provision de connivence, et aussi d’altérité. Ce qui m’intéresse est son regard, son humour, son humeur, ses bonne et mauvaise fois. J’y fais le plein de sa subjectivité. Il faut que ce blogueur m’amuse, ou m’étonne, qu’il me révolte ou me révèle une part d’inattendu.

Car au bout du compte, le plus surprenant dans cet univers défini comme virtuel, est qu’il permet de vraies rencontres avec de vrais morceaux d’êtres humains dedans. Si j’apprécie le blog, celui qui le tient (comme on dit qu’on tient une chronique, ou un salon) deviendra souvent, au fil du temps un complice, un camarade, peut-être même un ami.

Et voilà la vraie valeur ajoutée du blog, par rapport au journalisme traditionnel. On peut boire une bière, ou manger un couscous, avec le type qui a écrit l’article.

Hervé RESSE

Hervé Resse

Conseil en direction éditoriale et communication, il est passé par les groupes Virgin, puis TF1. Il collabore aux magazines Newzy et Newzy on line.

Passionné de musique, d’actualité, de politique, et de faits de société, il tient des chroniques piquantes et ironiques sur son blog Resse ? Pire, encore !

Cela lui vaut en février 2007, d’être parmi les lauréats du 1er Festival de la création internet à Romans.

A 49 ans, il est, comme on dit pudiquement, chercheur d’activité professionnelle à l’écoute du marché.

Sur le site la Tribune.Fr, relire l'ensemble des chroniques écrites par les blogueurs sélectionnés.

03/04/2007

Lettre ouverte à Ségolène, à François, à Nicolas (1)

Vous aurez, François Bayrou, 56 ans en mai. Entre temps, vous aurez eu, peut-être, rendez-vous avec l'histoire. Ce printemps vous aurait offert cet incroyable cadeau d'anniversaire: la confiance de vos concitoyens, pour assumer cinq ans leur destinée. Belle trajectoire pour un homme qui, en ses jeunes années, labourait un champ dans le Béarn. Bravo.

Ou bien, ce serait vous, Ségolène Royal. Qui êtes de 2 ans sa cadette. Il n'est guère distingué de rappeler leur âge aux dames. Mais la transparence politique a des exigences... 54 ans à l'automne, vous êtes née un "22 septembre", titre d'une jolie chanson de Brassens. On sait l'enfance difficile qui fut la vôtre. Avoir su dépasser les douleurs des jeunes années, et s'en nourrir peut-être pour bâtir ses ambitions présentes, cette réussite mérite un bravo.

Sinon, ce serait à vous, Nicolas Sarkozy, qu'auraient été remises les clés de la France. Des trois, vous êtes le benjamin. 52 ans aux derniers jours de janvier. Ce serait un beau résultat, pour celui qui nous confie-t-on sur le net, "fut assez mauvais élève, et redoubla sa sixième au lycée public Chaptal". Heureuse destinée qui prouve qu'on peut avec la volonté surmonter un échec. Pour cela, bravo.

Quiconque, de vous trois, sortira vainqueur, symbolisera donc un net rajeunissement de la direction politique du pays, sinon le renouvellement des visages, les vôtres illustrant notre quotidien depuis quelques années déjà. N'importe! Vous arrivez à ces âges où l'on est, - en politique -, "en pleine force de l'âge". Où l'âge n'est pas un frein. Ou l'âge au contraire, vous porte, et jusqu'aux plus hautes responsabilités.

Rien que pour cela, vous avez eu raison, je vous le confirme, d'oser cette voie difficile qu’est la politique.

Car pour ne rien vous cacher, j'ai trois années de moins que le plus jeune d'entre vous. 49 ans. Maîtrise de psychologie, DESS de communication obtenu avec mention dans une des écoles les plus cotées du métier, le Celsa. Mon mémoire de DESS reçut la meilleure note jamais donnée à ce type de travail (du moins jusqu'au millésime 1998... après, je n'ai pas vérifié). Jugé "excellent" par un jury de Docteurs, il circulait encore plusieurs années après, comme une référence proposée aux étudiants (hec, écoles de com) venus observer la culture de cette entreprise de médias où je travaillais alors.

Pourtant, je suis de ces individus qui, à pas même cinquante ans, voient les portes de l'emploi bientôt se refermer, comme celles du pénitencier de la chanson. Toutes les annonces auxquelles je réagis se concluent par les mêmes réponses, standardisées, polies, politiquement très correctes... "malgré tout l'intérêt que présente votre candidature..."

Je m'en étonne auprès de recruteurs. J’obtiens deux types de réponses.

La première émane de ceux qui m'auront répondu: « votre âge? Non !! A 49 ans, fort heureusement, on n'est pas encore "trop vieux" pour ce type de poste!... Simplement, nous avons trouvé un profil correspondant davantage que le vôtre... Voilà tout... » Foin des viles suspicions, mon vieux! "Discrimination"? Vous voulez rire?

La seconde réponse vient de recruteurs "neutres", qui n'évoquent pas ma candidature, mais l'état du marché: « bien sur, que votre âge est un handicap! Sauf exception, personne ne recrute plus sur annonce AU DELA DE 40 ANS!... Alors, 49, vous pensez!! »

Voilà le pays que vous aller diriger, madame, monsieur. Celui où du fait de votre tranche d'âge, on ne veut plus de vous, contrairement à la vôtre... qui pourtant est la même.

Tout le monde évoque la difficile intégration des jeunes de banlieues, les discriminations au patronyme, au faciès, à l'adresse de résidence. Je n'en disconviens pas. Cependant, toutes les études sérieuses entreprises sur ces sujets indiquent que la première discrimination est celle qui touche les seniors. Et semble-t-il, de plus en plus tôt. Pourquoi dès lors, ne s'en préoccupe-t-on pas?

La réponse est simple. Les quinquas pêtent pas les vitrines. Les quinquas crament pas les bagnoles. Les quinquas hurlent pas leur rage et leur haine. Les quinquas se lancent pas dans le slam assassin, ou le rap qui arrache, ou le métal qui tache. Pas que l'envie leur manque, d'ailleurs. Mais les quinquas ont parfois de l'arthrose ou des kilos en trop, et donc pas l'assurance de pétave leur mère aux compagnies de keufs, aux bleus, aux CRS. Alors ils font le gros dos. Serrent les dents. Deviennent peu à peu réacs, aigris, avec au cœur cet autre genre de haine qui monte, et ne se défoule qu'au fond des isoloirs. Ca n'est guère reluisant. Je ne suis pas sûr que la plupart en soient au fond très fiers.

Permettez moi de vous donner un conseil. (D'habitude, j'en vends. Du moins, j'en vendais). Lorsque vous en serez au conseil des ministres du mercredi, quand l'ordre du jour appellera la communication des politiques d'emploi par le ministre du travail, mettez donc les bons résultats au crédit de votre politique. A aucun moment n'allez songer à la présente lettre que de toutes façons vous n'aurez pas lue. Evitez de penser à tous les quinquas, ou quadras, même, cadres ou non, tous plus jeunes que vous, qui sont pourtant déjà trop vieux pour travailler, qu’on a sorti des chiffres par quelque ruse habile. Ca vous gâcherait le plaisir; et notre pays n'est pas en si grande forme qu'on pût s'autoriser à mettre son ou sa présidente de méchante humeur pour des fariboles statistiques...

En revanche, songez-y un instant, tout de même, quand vous en viendrez au volumineux dossier "retraites". Et qu'il vous faudra convaincre les français de travailler cinq à six ans de plus, alors qu'un bon paquet aura déjà été sorti du manège depuis dix ans au moins.

Bonne chance à vous, madame, monsieur, pour ce nouveau job, du moins au meilleur de vous trois, qui aura su décrocher la queue du mickey républicain.

Merci de me retourner vos bons voeux. A défaut de considération, je crois, ou plutôt, je crains, d'en avoir pour l’avenir le plus sérieux besoin.

Votre dévoué Hervé Resse

29/03/2007

Une info CHOC: Resse a des relations, Resse a le bras long...

Nous étions hier au soir une brochette de blogueurs invités par l'Agence Tribeca et le Bon Samaritain...

Rencontre avec les boss du magazine Choc, actuellement en pleine mutation éditoriale. Leur projet? Installer dans le paysage un authentique "picture magazine", un hebdo jeune populaire, fun, mais de qualité. Le pari peut à première vue susciter l'interrogation. L'historique du canard le situe plutôt sur un segment trash, naguère en plein boume (Choc est monté jusqu'à 500.000 ventes au numéro en 2005), mais retombé depuis, façon soufflé.

PhotovoleemeylescurePour assumer ce virage éditorial, lui conférer une réelle crédibilité, Choc a voulu taper fort. Faire appel à un tôlier. Un fondu de culture, de médias, et plus encore de presse écrite. Pierre Lescure. Le vrai, celui des Enfants du Rock et de Canal+, qu'il nous était donc proposé de rencontrer... Ce genre de deal ne se refuse pas. (Et ce n'est pas Emery Doligé qui me démentira, comme en témoigne cette photo volée, donc au grain discutable, je vous la joue people, pour une fois)

Pierre Lescure nous a donc expliqué son projet. Il y insuffle une intention, une volonté sincère d'être attractif et moderne sans être raccoleur, et veut jouer la carte d'une réelle complémentarité avec l'univers du net. Prenons acte de cette ambition, nous verrons rapidement quels traitements de l'actu elle saura proposer.

Mais évidemment, autant que le magazine, peut-être même un peu plus, c'est le bonhomme lui-même qui nous intriguait...Comment y échapper, quand on a comme moi grandi dans cette foutue culture anglo saxonne, qu'il fut longtemps l'un des rares à promouvoir de façon concrète, sur A2 d'abord, puis en créant "le" Canal+ des belles et grandes années?

Je peux dire que nous avons bien fait. Tous les potes présents, les Vinvin, Rodrigo, Pappy Boyington, Pem's, Charles Liebert ou Charles Nouyrit, étaient comme des mômes ou des fans, dans un bon esprit vraiment réjouissant... L'homme est accessible et simple. Et, ce qui m'apparait un indice essentiel, toujours porté par la passion. Il m'a suffi de voir son visage s'éclairer quand j'ai évoqué un de ses artistes favoris, l'assez peu connu par chez nous Van Dyke Parks... D'un coup lui aussi était comme un gosse...

En plus d'être cela va sans dire, un pro inattaquable, c'est cette dimension-là qui me donne envie de souhaiter bonne chance à ce projet...

Pour l'anecdote...

Vous avez tous vu ou entendu l'épisode de la fausse vidéo du pêtage de plombs de JL Delarue, filmée au portable, diffusée sur le net, qui a valu au journal une chouette condamnation (15.000 euros d'amende), mais a constitué un buzz assez phénoménal. A la fin du clip, on y voyait le faux Delarue arracher le bras sanguinolent d'un stewart...

Pour égayer un peu l'ambiance hier, nos hôtes avaient organisé ce petit jeu: chaque participant devait donner le nombre de chargements de cette vidéo sur le net, avant son interdiction...

Et le gagnant fut...

Votre serviteur. J'avais parié pour 650.000. Et le résultat, scusez du peu, tel qu'annoncé par son auteur Buzzman, était... 652.000. BrasEh oui. C'est un métier.

J'allai récupérer mon trophée sous les vivas. Et me voici désormais l'heureux détenteur d'un troisième bras. Bras donneur, évidemment..

23/03/2007

aux blogs, citoyens !

Deux ans après le lancement d’Agoravox, et à quelques semaines de l’élection présidentielle, Carlo Revelli, fondateur du média citoyen, propose de débattre du 5ème pouvoir : fantasme ou réalité ?

Carlo_revelliHervé Resse: Résume-nous la saga d’Agoravox…

Carlo Revelli : Joël de Rosnay et moi avons lancé Agoravox au moment du référendum sur la Constitution européenne, voilà bientôt deux ans. L’idée était d’utiliser Internet comme un nouveau média de journalisme citoyen, où le contenu proviendrait des individus, non des médias eux-mêmes. Nous avons réuni quelques blogueurs parmi les plus actifs à cette période (entre autres Loïc Le Meur et Cyril Fievet), en leur demandant de tester le système, et d’y contribuer par des articles. Des débuts confidentiels, mais le concept a vite pris.

Et deux ans plus tard ?

C. R. : Nous avons passé la barre des 10 000 rédacteurs inscrits. Et, campagne présidentielle oblige, nous inscrivons en ce moment 1 000 nouveaux contributeurs par quinzaine… Côté fréquentation, d’après nos statistiques, nous dépassons 1,2 million de visiteurs par mois. La progression mensuelle est de 20 à 30 %. C’est surtout cette tendance forte qui nous semble intéressante.

Une fois inscrit, je publie ce que je veux sur Agoravox ?

C. R. : (rires) Non, pas du tout ! Il y a un processus rigoureux et réfléchi de sélection. Actuellement, on nous envoie une centaine d’articles par jour : nous sommes très sollicités par les militants et supporteurs des candidats ! Une trentaine seulement sera mise en ligne ; en temps normal le taux de rejet est plutôt de 50 %. Je t’explique le principe. Chaque article reçu est dispatché à une trentaine de modérateurs, membres du comité de rédaction virtuel. Ils votent pour ou contre la mise en ligne. Si l’article atteint le quorum, intervient une deuxième étape : vérifier tous les problèmes juridiques, risques de diffamation, plagiat d’articles existants, problèmes de copyright. C’est ma société, Cybion, qui s’en charge. La troisième étape de validation intervient après la mise en ligne : c’est celle des lecteurs, qui en connaissent souvent plus sur les sujets que les auteurs eux-mêmes. Et le lecteur est impitoyable ! Un des grands principes du journalisme citoyen, c’est d’ailleurs que ces réactions enrichissent les contenus eux-mêmes. Du coup, les commentaires les plus pertinents sont également notés, ce qui permet de mieux les mettre en valeur. Ce principe fonctionne bien, sauf quand on est confronté au trolling massif (commentaires injurieux ou diffamatoires, par exemple), comme en ce moment.

Samedi 24 mars, Agoravox organise un colloque sur le 5ème pouvoir…

C. R. : Nous avions plusieurs réussites à fêter : les deux ans d’existence, le 10 000ème rédacteur bénévole inscrit, le million de visiteurs mensuels. Nous voulons aussi permettre aux rédacteurs de se rencontrer. Mais surtout, à quelques semaines de l’élection présidentielle, nous proposons de débattre ensemble de la notion même de 5ème pouvoir : existe-t-il vraiment ? Quelles sont les interactions entre journalisme citoyen et journalistes professionnels ? Inévitablement, nous essaierons aussi de décrypter le rôle et l’impact d’Internet dans la campagne, comment les médias traditionnels ont traité le phénomène des blogs. A cette occasion, nous lançons aussi un ouvrage collectif « Présidentielle 2007, l’irruption des internautes dans la campagne ». Une trentaine d’auteurs s’expriment sur ces questions.

*Ton appréciation personnelle ? Internet 5ème pouvoir, ou contre-pouvoir ?

C. R. : Je comprends que la notion même de pouvoir puisse en agacer certains. Mais à partir du moment où Internet permet à des individus de se rencontrer, de travailler ensemble, d’un point de vue politique ou social, ça me paraît constituer une force indéniable. Après, qu’on l’appelle pouvoir ou contre-pouvoir, pour moi, c’est du pipeau sémantique ! Peut-être est-ce un peu tôt pour parler de « pouvoir » organisé ? Mais on ne peut nier la progression folle des blogs, que tout le monde peut filmer ce qu’il veut, et que ça influence la vie quotidienne des gens.

Notamment concernant la politique de proximité…

C. R. : Oui ! On a tous les yeux fixés sur la présidentielle, mais regarde au niveau local ! Christophe Grébert avec « Mon Puteaux » est un bon exemple… Maintenant il y a plein de petits Grébert qui filment les conseils municipaux et font le travail que ne font pas les journalistes. La vraie question, à laquelle je n’ai pas forcément de réponse, c’est : Internet a-t-il un réel pouvoir d’influence sur la société civile (version prétentieuse), ou n’est-ce rien d’autre qu’un outil pour anticiper des tendances, simplement parce que les internautes sont des «early adopters » ? Par exemple, la montée du phénomène Bayrou se lisait sur les blogs depuis au moins six mois… A mon avis, Internet influence beaucoup les médias traditionnels, qui scrutent et surveillent tout ce qui peut en sortir : l’exemple de la vidéo de Royal sur les enseignants ou d’Alain Duhamel sont assez parlants.

Recueillis par Hervé Resse

18/03/2007

Kareem Amer ne blogue plus

Le blogueur de la semaine, sur la Newzyletter.

Le blogueur de la semaine ne blogue plus. Kareem Amer, étudiant en droit égyptien de 22 ans, est emprisonné depuis le 6 novembre 2006. Il a pris quatre ans de prison pour avoir "incité à la haine de l’Islam" et avoir insulté le président. A l’initiative de Reporters sans Frontières, plusieurs blogueurs ont accroché hier des souris informatiques bâillonnées, sur le stand égyptien au Salon du Tourisme. Julien Pain, responsable du bureau Internet et libertés de RSF, raconte l'histoire de Kareem.

Hervé Resse:  Tu parles en lieu et place de Kareem Amer. As-tu de ses nouvelles ?

Julien Pain : Actuellement, nous savons qu’il est détenu à l’isolement, c’est-à-dire dans les conditions les plus difficiles à endurer psychologiquement. Les prisonniers demandent toujours à être en cellule à plusieurs. Le plus terrible dans le cas de Kareem, c’est qu’en-dehors de quelques blogueurs, il est très peu soutenu dans son propre pays. Du fait de ses attaques très virulentes contre la religion, il était un peu « le maillon faible ». Avoir été condamné pour insultes à l’Islam le coupe de l’immense majorité de l’opinion publique. Ses propres parents, par exemple, ont fait des déclarations à la presse pour réclamer une sanction lourde et exemplaire s’il ne reniait pas ses propos… et se sont félicités de sa condamnation.

HR: Est-il un cas isolé ?

J. P. : Aujourd’hui Kareem est le seul blogueur détenu en Egypte. Mais l’an dernier, nous avons eu connaissance de plusieurs autres, arrêtés souvent à la fin de manifestations, et détenus parfois durant plusieurs semaines. Certains ont d’ailleurs fait état, à leur sortie, de mauvais traitements, voire de tortures. Il faut savoir que là-bas, la blogosphère est très dynamique et politisée. Ce sont les blogueurs qui les premiers ont sorti les vidéos montrant des tortures de prisonniers. Et ces révélations ont réellement secoué le régime. Ce n’est pas un hasard si on est tombé sur Kareem. Il fait partie d’un univers qui fait clairement peur aux autorités.

HR: Y a-t-il une solidarité des blogueurs internationaux ?

J. P. : Il y a des comités de soutien internationaux dont certains, très actifs, dans les pays anglo-saxons où la diaspora égyptienne est importante. En France, ce n’est pas le cas. Les billets évoquant Kareem sur les blogs se comptent sur les doigts d’une main. La blogosphère française est très individualiste, on y parle beaucoup de soi, mais on n’y est pas encore très ouvert sur l’international… Il n’y a pas vraiment de compréhension réelle par les blogueurs des enjeux de liberté d’expression sur Internet. On a un gros travail d’évangélisation à faire.

HR: Vous avez identifié « 13 pays ennemis d’Internet »...

J. P. : Tous les pays autoritaires achètent et mettent en place des technologies pour surveiller Internet. Cela va de l’Asie à l’Amérique du Sud, en passant par l’Afrique sub-saharienne. Parmi ceux-là, nous avons sélectionné les pires : 13 pays qui n’hésitent pas à emprisonner des internautes. Mais on pourrait en citer bien d’autres qui ne respectent pas les droits d’expression des blogueurs. C’est pour cela que nous avons créé une plateforme payante de création de blogs. L’argent que nous récoltons permet d’aider les blogueurs pourchassés dans ces pays.

12/03/2007

Contre le communautarisme

Dès l'ouverture de mon premier blog, il y a bientôt trois ans, j'indiquais comme lien indispensable le site www.communautarisme.net. Cette initiative m'apparait un modèle de ce qu'il convient d'entendre par "internet citoyen", au vrai sens du mot. A l'initiative de plusieurs républicains laïcs, ce portail constitue le rendez-vous d'information et d'échanges de tous ceux qu'inquiètent en vrac, la montée des intégrismes religieux, les revendications régionalistes à visées ethnicistes, les discours victimaires, qu'ils soient ethniques, sexuels, ou cultuels, les surenchères mémorielles souvent manipulatrices, les convergences idéologiques douteuses, les pressions identitaires incessantes exigeant toujours plus de nouveaux droits.

Bref, tout ce qui nourrit l'existence de mon blog, et mon agacement.

A ce site contribuent juristes, écrivains, sociologues, militants de valeur, que n'ont pas chloroformés les dogmes politiquement corrects, imposés partout ailleurs comme d'indépassables vérités qu'on ne peut plus même discuter.

Couverturepetite150 Ces jours-ci, Julien Lanfried, un de ses fondateurs, sort un essai remarquable, sobrement intitulé Contre le communautarisme. En deux cents pages claires et pédagogiques, il dresse un état des lieux sévère et précis; dévoile les impasses idéologiques où nous entraîne la vision communautaire actuellement en vogue. Il pointe les dangers mais insiste aussi sur certaines des causes qui font que nous en sommes arrivés là. Indispensable. Comment dépasser une situation, si l'on n'en comprend les fondements?

L'ouvrage pointe notamment l'abandon par les partis dits progressistes de toute référence aux conditions d'existence et de travail de la classe ouvrière (qui continue, qu'on le veuille ou non, de rassembler 25% des salariés du pays), au bénéfice de "minorités" perçues comme autant de clientèles potentielles, à qui doit toujours être tenu un discours spécifique. Il indique clairement comment la loi sur la parité, - confondant objectif et moyen d'y parvenir-, a brisé un principe fondateur de la république, et enclenché la machine infernale des représentations par quotas, qui désormais sont affirmées comme autant de revendications justes par les "porte-paroles" le plus souvent autodésignés des minorités. Il illustre comment loin de constituer un progrès, ces nouvelles revendications rompent avec l'universalisme des Lumières.

Ce livre sort à l'heure où un certaine extrême-gauche moralisatrice dénonce le discours républicain comme la nouvelle façon d'exprimer racisme et xénophobie. Toujours et encore, revient l'infernal et sempiternel chantage à la "lepénisation des esprits" consciente ou inconsciente. Toute critique de la situation présente serait désormais réductible au "rejet de l'autre". Il faudrait accepter toutes les revendications, tous les régressions, au nom "du respect", la République seule n'ayant plus en revanvche qu'une seule voie possible, celle du renoncement à ses principes, à son histoire, à ses valeurs. 

Face à ces faussoyeurs, je salue le courage d'une telle publication qui affirme la prééminence de l'intérêt général et de la laïcité, et c'est avec enthousiasme que je vous invite à la lire.

Contre le communautarisme, de Julien Lanfried, (éditeur Armand Colin)

On peut aussi visiter le blog dédié à cette sortie: ( http://www.communautarisme.net/contre/ )

Le ventriloque des candidats

Ne cherchez plus ailleurs. LE troisième homme de la campagne est sur le Net. Et il s’appelle Bruno Candida. Avec sa tête de premier de la classe, ce mime comédien triture, concasse, maltraite les envolées lyriques des candidats à la présidentielle. Hilarant !


brunocandida.com

« Le bon goût de la campagne, c’est sur le Net », proclame une émission politique dominicale de Canal+. C’est vrai que nous ne sommes guère à plaindre, question sites de soutien en tous genres, eux-mêmes pastichés par des blogs cruels où l’on pointe les travers, imprécisions et néologismes douteux de tel ou tel candidat(e). Gaffes et griffes offrent à tout bon blogueur une matière réjouissante et quotidienne pour « ratiociner ». De là à dénicher on-line celui ou celle pour qui l’on pourrait voter...

Lire la suite "Le ventriloque des candidats" »

Villes en vie

Chaque année, je rédige à partir d'une commande de l' Association CHROMA, le document pédagoqique ZEBROCK AU BAHUT.

ZebvillesIl s'agit d'un parcours de découverte de 50 ans de Chanson Française, à travers un thème donné. Financé par le CG du 93, la DRAC Ile de France et le CR Ile de France.

En 2006-2007, les lycéens d'Ile de France, et notamment de Seine Saint Denis, travaillent sur le thème de la Ville.

Voici l'EDITO rédigé pour ouvrir ce document, intitulé "Villes en vie… "

Envies de villes… Envies de vivre… Derrière les allitérations se terrent souvent des significations cachées qui ne demandent qu’à surgir. La ville et la vie, indissolublement liées. Pour qui en douterait, il se trouve toujours une sage pensée grecque ou latine pour aller à l’essentiel. Ainsi, apprécions-nous d’emblée cette idée, surprendre les lecteurs assidus des livrets Zebrock au Bahut… en invoquant ce bon vieil Aristote :

Les hommes se rassemblent dans les villes pour vivre. Ils y restent ensemble pour jouir de la vie.

Qui contestera le philosophe antique ? Quel sens de la concision ! En deux phrases, tout est dit. De cette nécessité fondatrice, d’abord. Jaillie du fond des âges et des cavernes : on est plus fort ensemble. « Nul ne peut se vanter de se passer des hommes (1) ». Nous avons besoin les uns des autres, et de nous regrouper. Puis de nous supporter, nous entraider, nous organiser, pour survivre, et vivre, et si possible fabriquer à plusieurs du confort, du bonheur, et de l’espoir. Croire ainsi que demain sera mieux qu’hier. Faire son possible pour qu’il en soit ainsi.

Sans cette fondamentale nécessité découlant de l’instinct de survie, nous serions demeurés éparpillés, disséminés. Incapables de croître, donc ; et par-là même voués à disparaître. Mais nous étions conçus pour durer. Pour bâtir et prospérer. En hordes, en groupes, en ethnies, en nations. C’est pour cela qu’existe la culture : elle constitue le patrimoine de codes communs qui nous aident à mieux nous entendre, et parfois, peut-on espérer, à mieux nous comprendre. Elle constitue l’ensemble des connaissances qui au fil du temps et des générations, invite les hommes à grandir, devenir meilleurs. C’est aussi pour cela qu’ont poussé les villages, puis les bourgades, puis les villes ; et jusqu’aux mégapoles qu’on juge parfois, paradoxalement, inhumaines.

Rien de plus universel que la ville. Sinon notre besoin d’air, et d’eau. Et cela va généralement de pair, offrant à l’écrivain Henri Monnier l’occasion d’un élégant trait d’humour, avec ce beau retournement : "C'est une remarque bien digne d'attention que les grands fleuves passent généralement au pied des grandes villes". Sous toutes les latitudes, en toutes époques et saisons, elles sont le lieu où notre raison commune se trouve mise en action. Comme la vie, elle devient alors « cette scène de théâtre où tous les hommes et femmes jouent leur rôle (2) ». Nulle part il est écrit que cela se fera sans mal, ou sans heurt. Car si nous sommes voués à vivre les uns avec les autres, il arrive aussi que cela tourne à l’inconfort, ou au vinaigre. De tous temps les tribunaux se sont vus encombrés de plaintes de voisinages : trop de bruit, d’incivilité. Trop d’égoïsme.

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09/03/2007

le seigneur du nano

Le blogueur de la semaine Charles Nouÿrit : 

Début des nineties. Ancien des équipes de France de voile, Charles Nouÿrit rejoint la clique des jeunes entrepreneurs qui agitent la net-économie, montent des start-up dans le ouèbe ou la téléphonie, puis les vendent un bon prix… Avant de repartir pour d’autres aventures.

Comment es-tu arrivé dans le monde des blogs?
Charles Nouÿrit :
Je mange, je vis, je bois, je dors avec Internet. Mais je ne suis pas un précurseur des blogs. Au début des années 2000, j’essayais de monter ma plateforme de distribution de musique en ligne. Et je me heurtais sans arrêt aux discours des majors, d’une incohérence totale. Je me souviens d’un patron à Londres qui me disait : « Charles, des CD je vais en vendre encore pendant dix ans ! » Ou celui-là : « Mon problème, c’est pas de vendre du disque, c’est de finir de payer ma maison de campagne ! » Mon premier blog, « The Flying Monkey Circus », m’a permis de défouler ma colère contre ces compagnies qui ne voulaient pas tester ma plateforme… Quand on pense qu’ils ont mis cinq ans pour baisser le prix du disque ! C’est juste trop tard : tous les catalogues sont en ligne !

Ne te fais pas mal ! Septembre 2005, tu achètes un iPod-nano.
C. N. :
Oui, et j’ai un vrai coup de foudre pour ce produit. Comme j’avais entendu parler de « l’effet halo » des ventes de iPod à l’ensemble des produits Apple, j’ai cherché à en profiter, moi aussi. J’ai créé un blog dédié à ce bel objet et à son environnement. Celui qui achète un iPod et veut de l’info va sur le Net et… trouve mon blog.

Qu’est-ce qu’il a de si formidable, ce lecteur MP3 ?
C. N. :
Je le trouve élégant, racé. Beau, tout simplement. Le système de navigation est brillant, la molette simplissime. En lançant le blog, je me suis vite rendu compte qu’existait pléthore de produits dérivés, licenciés par Apple, ce qui constitue pour l’acheteur une garantie de compatibilité et un label de qualité. Et donc, je me suis mis à parler de tout ça ! Tu n’as pas idée de tout ce qui existe : housses, jaquettes, kits mains-libres, sound-stations, casques, supports…

Bilan de l’affaire, des statistiques à faire pâlir les barons du blog…
C. N. :
Ah, ah ! Aujourd’hui je compte entre 5 et 6 000 visiteurs uniques par jour et une moyenne de 150 000 visites par mois, de tous les pays francophones de la planète. Je reçois des dizaines de produits, des caisses d’objets invraisemblables. Pour assurer, j’ai dû prendre trois chroniqueurs, dont un au Japon. Tout seul, je finissais par y passer mes nuits.

Tu annonces sans rire que ce blog te rapporte entre 1 000 et 2 000 euros par mois ? Tu fais du trafic ?
C. N. :
Non ! Mais avec Google AdSense, je touche un pourcentage généré par les clics. Si tu es sur une niche bien spécifique, on estime que le prix du clic peut monter jusqu’à 160 $... Sinon, j’avais ouvert une boutique en ligne. Mais mon prestataire n’arrivait pas à suivre pour les livraisons. J’ai encore des fans qui me relancent pour la rouvrir.

Le produit dérivé le plus étonnant ou incongru que tu aies déniché ?
C. N. :
Un godemiché connectable au iPod, qui vibre au rythme de la musique ! Ou, au choix, une sound-station à installer dans tes toilettes, qui fait musique et dérouleur de PQ !!

Vas-tu lancer un autre blog pour fêter l’arrivée du iPhone ?
C. N. :
Non, je n’aurai plus le temps. Imagine, au plus fort de la vague, le nano blog me prenait cinq heures par nuit. Quand tu as 900 personnes inscrites sur le flux RSS qui viennent te lire chaque jour, il faut assurer ! En plus, je donne des tuyaux pour installer des jeux, je vais donc sur tous les forums du monde… Je n’aurai pas l’énergie de remettre ça. Mais de toute façon, avec le nombre de gosses qui ont eu un nano à Noël, si j’en crois les pics de fréquentation durant la semaine qui a suivi, j’ai un beau nombre de lecteurs à satisfaire !

Propos recueillis par Hervé Resse

02/03/2007

La république de Cycéron

Le blogueur de la semaine interviewé par Hervé Resse, Newzyletter du 2 mars 07)

Cyrille Frank est journaliste pour le portail AOL. Durant les heures creuses, ce mordu de « la chose publique » devient Cycéron, aux côtés des autres chroniqueurs du blog collectif The Benito Report.

A qui ai-je l’honneur : Docteur Frank ou Mister Cycéron?
Cyrille Frank : Les deux ! Cycéron, c’est l’éveilleur de conscience, la petite verrue qui dérange… Ca peut paraître prétentieux, mais j’assume complètement. Je suis passionné de culture antique ! Et à côté, je souhaite pouvoir exister en tant qu’auteur, sous mon vrai nom : Cyrille Franck.

Tu blogues pour AOL sous ton propre nom, sous pseudo chez Benito Report, et on te retrouve aussi sur le site de Marianne… Tu veux devenir l’Alain Duhamel du Net ?
C. F. : Très drôle ! Oui, je veux bien émarger au même niveau en tout cas. Et quand j'aurai conquis les médias, je m'attaquerai à la planète entière. Je serai le maître du mooonde. Plus sérieusement, j’écris toujours avec une même sincérité, même si le ton peut changer. Pour AOL, je suis évidemment plus prudent, un peu plus diplomate. Et sur Benito Report, la liberté est totale.

Explique-nous le concept du « Livre à lire dans l’isoloir »…
C. F. : On a une minute, 60 secondes, pour prendre une décision dans l’isoloir. Je propose donc 60 chapitres à dévorer correspondant à des approches légères ou sérieuses de la politique. Certaines divertissantes, d’autres plus décisives : qu’est-ce-que le scrutin proportionnel, le majoritaire ? Comment aborder la question du vote des étrangers ? Je veux montrer la vraie complexité de la chose publique. Je la compare au Rubik’s cube. Tu changes une case de place, ça modifie l’ensemble du cube : tu augmentes le pouvoir d’achat… ? Hop, ça joue sur le montant de la dette !

Certains chapitres semblent avoir été écrits par un énarque sous acide…
C. F. : J’aurais plus de sympathie pour les acides que les énarques !! Parfois, c’est vrai, j’ai un peu déliré, comme quand j’évoque « la ploutocratie ». Mais j’ai surtout beaucoup travaillé. J’ai revu des dizaines d’heures d’archives à l’INA, retranscris mot à mot ce qui s’est dit entre les hommes politiques et les journalistes, ce qui m’a permis de lever certains lièvres, ou briser certaines légendes. Par exemple, la fameuse phrase de Georges Marchais « Taisez-vous Elkabbach ! » n’a jamais été prononcée… sinon par Thierry Le Luron.

Tu donnes dix bonnes raisons de ne pas aller voter, et dix bonnes raisons de s’y plier. Laquelle te paraît la plus foireuse ?
C. F. : L’argument ontologique. La vraie bonne, c’est d’exercer sa liberté, dont celle de pouvoir juger et critiquer ensuite.

Tu notes les gaffes et lapsus à répétition de Jospin… Elles veulent dire quoi, selon toi ?
C. F. : A force de tout vouloir contrôler, tout maîtriser, peut-être qu’on ne maîtrise plus rien !

En tant que blogueur, tu penses avoir un pouvoir ?
C. F. : Pour le moment, c’est réservé à une élite CSP+ qui a du temps. Il y a des contenus éditoriaux intéressants. J’aime bien la possibilité de faire émerger des pensées un peu dissidentes. Mais pour être franc, je ne suis pas impressionné par leur pouvoir d’influence. Leur espace intéresse plus les médias eux-mêmes que le grand public.

Une colle pour finir… Combien y avait-il de femmes candidates en 2002 ?
C. F. : Euuuuuh…. Une ?

Ooooooooooh ! (et toi cher lecteur, t’en souviens-tu ? *)
* Réponse : Quatre : Laguiller, Taubira, Boutin, et Lepage.

A lire : « Le livre à lire dans l’isoloir », éditions de l’Hèbe (sortie le 3 mars 2007)

01/03/2007

Les 8 composantes de l'image

Image_interne_1 Lorsqu'on souhaite procéder à une étude d'image interne complète, permettant d'apprécier ce que  les salariés comprennent de l'entreprise où ils travaillent, il convient de rechercher les opinions, jugements, discours sur les 8 dimensions ci contre.

Ces éléments ressortent à partir de trois types d'interrogations complémentaires:

- entretien semi-directif approfondi.

- questions fermées

- réponses mesurables à quelques items écrits.

Contactez-moi pour toute interrogation sur une étude à conduire, pour entretien préalable et devis.

22/02/2007

Vive le Québec ivre !

Jean Aubry, blogueur de la semaine pour Newzy...

Jean Aubry a la passion du vin. Mais c’est un passionné transatlantique. Journaliste québécois, il suit depuis quinze ans l’actualité viticole pour le quotidien Le Devoir et rédige des guides d’achat qui font autorité. En France, il est l’animateur de l’apero-bordeaux.com, blog original et convivial de dégustation. Inscrivez-vous de notre part, vous serez bien reçu !

Ainsi donc, on aime le vin, du côté de La Belle Province ?
Jean Aubry : La devise du Québec, c’est « Je me souviens ». Et on se souvient du goût des bons vins. Malgré 83 % de taxes, puisque les vins sont soumis à un monopole d’Etat, il y a depuis une quinzaine d’années un véritable engouement. Sais-tu que le Québec importe 23 % de la production française ? Les vignerons français qui reçoivent des visiteurs québécois sont d’ailleurs surpris de leur érudition. Cela dit, nous apprécions les vins du monde entier. Actuellement les vins espagnols sont les plus populaires chez nous.

En France, tu as lancé ce concept, apero-bordeaux.com…
J. A. : L’idée est d’utiliser le blog pour parler de manière interactive des plaisirs de la dégustation. J’ai proposé à l’interprofession de faire connaître ainsi les appellations Bordeaux et Bordeaux supérieur. Les professionnels nous ont suivis et, depuis neuf mois, on invite des consommateurs prêts à jouer le jeu et à « buzzer » de façon tout à fait originale.

Quelle est cette règle du jeu ?
J. A. : L’interprofession envoie chaque mois trois bouteilles de Bordeaux différentes, en fonction de la thématique retenue, à quinze internautes volontaires. Ceux-ci ont ensuite la tâche - difficile, ma foi -, de les déboucher et les déguster entre amis, à la faveur d’un apéro. Ils s’amusent, prennent des photos, parlent de leur dégustation en toute convivialité, puis nous renvoient leurs conclusions.

Leurs points de vue te semblent-ils pertinents ?
J. A. : Evidemment, il n’y a pas de vérité coulée dans le béton. Ce qui est amusant, c’est de constater les différences de jugement et de goût. Souvent ce qui ressort, c’est qu’on manque de mots pour décrire précisément ses sensations. Mais en même temps, il ne faut pas aborder tout cela de façon trop intellectuelle. La dégustation doit d’abord rester une affaire de plaisir et de sensibilité. Lorsque nous avons fait déguster les « Jeunes talents du millésime 2004 », les conclusions de nos dégustateurs ont été assez proches de celles des journalistes.

Est-ce qu’aujourd’hui, on se dégage un peu de l’influence de Robert Parker ?
J. A. : Je respecte l’homme qui a fait découvrir le vin aux Américains. Parker a évidemment une influence, mais il faut relativiser, elle n’est pas aussi forte qu’on le dit parfois. Le consommateur français est assez raffiné, il fait confiance à son palais. Et de nombreux jeunes vignerons travaillent les vins de Bordeaux avec beaucoup de finesse. Je lance d’ailleurs un message aux sites qui parlent de vin sur Internet : utilisez les compétences des journalistes dégustateurs français, il y en a de nombreux qui parlent admirablement des vins français, et connaissent parfaitement les terroirs.

Derrière l’aspect convivial, il y a pour tes partenaires un réel enjeu de communication…
J. A. : Quand on parle des Bordeaux, on a immédiatement en tête les 3 % ou 5 % qui constituent le sommet de la pyramide, les vins prestigieux des grandes appellations. Mais on ignore trop souvent que derrière eux existent de nombreux petits domaines qui offrent des vins tout à fait remarquables, et à des prix raisonnables. L’apero-bordeaux.com invite à déguster des vins de 4 à 8 euros. Tout l’enjeu est de les faire connaître. Le blog est pour ça un formidable moyen.

Propos recueillis par Hervé Resse

www.apero-bordeaux.com
www.ledevoir.com

15/02/2007

Zazon : elle vidéos et des bas

Mutine, lunaire et incontrôlable, Zazon réinvente sur le Net le principe antédiluvien de la caméra cachée… Profitant d’un physique avantageux, d’un regard attendrissant d’ingénue décalée, elle abuse les passants et, comme jadis on poussait mémère dans les orties, les entraîne dans des situations absurdes et incongrues.

7_zazon

Hervé Resse: Zazon, qui donc est Zazon ?

Zazon : Zazon est une comédienne-réalisatrice-auteure, et depuis peu productrice, qui se met en scène dans des sketches, des happenings, des caméras cachées. Eh ! Tu me fais parler à la 3ème personne, on dirait Alain Delon ! Mon premier court métrage date d’il y a cinq ans. J’ai aussi fait un petit passage par Canal+ (dans Nous ne sommes pas des anges), et j’ai écrit deux longs métrages.

HR: Depuis quand Zazon fait-elle ses blagues en blog?

Z. : Avant le blog, j’avais déjà mis quelques films sur un site. Et en mai 2006, Pierre (NDLR : Pierre Cattan, son partenaire-mentor-cameraman-agent-démiurge) m’ouvre ce blog et dépose les sketches sur Daily Motion. Et là, en très peu de temps, la machine s’est emballée. Des blogueurs comme Vinvin ont parlé de moi. Du coup, plein de gens ont découvert « Zazon dans le Métro », « Zazon est en retard » ou « Zazon dame-pipi »…

HR: Tu es la fille spirituelle de Jacques Tati ou de Jean-Yves Lafesse ?

Z. : Plutôt Tati ! Ce que j’aime c’est partir du réel et entraîner « mes victimes » dans mon univers absurde, créer des situations invraisemblables…

HR: Rapidement te voilà ambassadrice des webcams chez Microsoft !

Z. : C’est une opération que m’a proposée l’Agence Heaven, en partenariat avec Microsoft. On a tourné 12 sketches qui sont mis en ligne sur le site (lalifecamdezazon.com), des situations de gags à partir de conversations en webcam. Ca m’a beaucoup amusé de le faire. Même si j’ai été très étonnée des réactions de certains internautes… parce que je travaillais avec Microsoft !

HR: Et qu’apprends-je ? Depuis janvier, Zazon plane et fait ses farces sur « la vraie » TV ?

Z. : Les gens de France 4 m’ont repérée sur Daily Motion, et depuis janvier je m’éclate ! Je présente TOUTAZ, une émission réalisée par Alexandre Drubigny, qui mixe les grands événements culturels de la semaine. Selon l’humeur, je suis la perturbatrice incontrôlée, la journaliste bizarre, j’ai une grande liberté d’action, et ça me plaît énormément.

HR: Sur ton blog, tu parles d’un autre projet en cours…

Z. : J’ai tourné une série de sketches qui se suivent, et qui peuvent faire l’objet d’un long-métrage. Ca s’appelle « Are you Bouddha ? », et ça raconte l’histoire d’une attachée de presse hyper-stressée, qui part au Viêt-Nam à la recherche de la zen attitude… Et qui va tomber amoureuse de Bouddha. Je suis en plein montage, et je cherche un sponsor ! On va mettre quelques sketches sur le web, et j’imagine pouvoir le proposer ensuite en DVD.

TOUTAZ : France 4, tous les mercredis à 20h40.

08/02/2007

Fred de Mai : « Romans m’a tuer »

A Romans (Drôme) s’organisait le week-end dernier, le premier Festival de la création sur Internet. Chacun dans ce petit monde multipliant à l’envi les casquettes, le blogueur Hervé Resse y défendait ses chances… Tout en suivant le Festival pour Newzy. Mais le vrai héros fut l’inépuisable Fred de Mai. Successivement au volant de son camping-car, au clavier, aux platines, à l’affiche… et aux fourneaux. Puis, comme Achille, il se retira sous sa tente, après avoir pris une tôle dans les trois catégories où il était en lice !

Rappelle-nous à quels titres tu te retrouvais concurrent au Festival ?
Fred de Mai : Parmi les 90 finalistes engagés dans neuf catégories, j’étais le seul présent dans trois catégories différentes… Je présentais le Blogshow, que tu connais puisque tu y participes. C’est la seule émission en direct sur le Net exclusivement consacrée à l’actualité des blogs. Tous les jeudis de 12h30 à 13h30, on y reçoit des invités pour parler de blogs et BD, blogs et politique, blogs et création culturelle… C’est une aventure que nous conduisons avec les gens de Gaspanik TV. On a perdu.

Mais tu avais deux autres blogs également sélectionnés…
FdM : J’étais aussi engagé avec Nerd, un personnage lunaire fou d’informatique, qui ne vit que par et pour son ordinateur, et à qui arrivent des tas de malheurs. Il était sélectionné dans la catégorie « Comédie ». J’allais à Romans défendre ses chances, puisque lui reste enfermé… Comme il n’a pas eu de prix, je vais faire un dernier épisode où Nerd meurt. Ce sera un collector on-line. Enfin, mon 3ème blog c’est Photo de Mai. Et là j’ai eu franchement les « boules ». Car le président du jury de cette catégorie n’a pas daigné décerner trois prix parmi les dix finalistes, estimant que huit candidats n’avaient pas le niveau. Pas le niveau « amateur » dans un concours « d’amateurs » ? J’ai pris cette décision comme une insulte à l’égard des finalistes, dont moi.

A Romans, non content d’être concurrent, tu animais aussi le off !!
FdM : J’ai ouvert une fenêtre de libre expression, c’était ma contribution citoyenne ! On peut la découvrir sur Dailymotion ou sur mon site www.fdmai.com. J’avais équipé mon camping-car avec deux ordinateurs et des webcams pour permettre, sur place, à tous ceux qui le souhaitaient de bloguer librement. J’ai aussi animé une soirée DJ au bar du coin, ils n’avaient jamais eu ça !

Sans parler de la cuisine…
FdM : J’ai servi 40 hot-dogs, offerts à quiconque avait un petit creux… Les gens payaient le prix qu’ils voulaient…

A présent, d’autres projets ?
FdM : Je continue le blogshow, mais je vais mettre un peu plus l’accent sur mes projets « hors blogs » j’en suis aux dernières corrections de mon roman intitulé « Vachard », l’histoire d’un flic qui tue 24 personnes. Et un scénario de long métrage sur un huis-clos anxiogène. Pour les blogs, je crois que je vais un peu mettre la pédale douce. Romans m’a tuer !

20/01/2007

Fab Four!

Dans une récente période grincheuse, cette affaire de "tribute groups" eut été classée par moi, d'autorité, dans la banette "attrape-nigauds". Rien que cette idée: imaginer qu'existent de par le vaste monde des individus faisant profession de reprendre les standards de Queen ou de Genesis "à la note près" ... Pour que des cohortes de fans désormais sevrés viennent abreuver aux sources d'une nostalgie douteuse leurs premiers sonotones. Cela m'eût paru bien triste, pour ne pas dire désolant... J'aurais disserté un moment là-dessus, affirmé qu'on ne m'y prendrait pas, qu'à d'autres, mais pas à moi.

Sauf qu'il s'agissait d'aller découvrir ces Fab Four passant par Paris.

Les vidéos le laissaient supposer, les quatre gugusses avaient travaillé leur numéro. Le faux Paul jouait bien d'une basse violon, et en VRAI gaucher. Les voix, les guitares, tout paraissait en place. Alors, sans aller jusqu'à me dire qu'à défaut d'avoir vu les vrais, j'allais me rattraper avec leurs clônes trois décennies plus tard, j'étais malgré un rhume tenace partant pour jouer le jeu, ce vendredi; en ce Palais des Sports où voici plus de trente ans je vécus mon premier concert -les Who, février 73...-.

Ils arrivent dans leurs petits costards gris souris étriqués. Calent les voix sur un premier morceau quelque peu sacrifié. Puis ils égrennent, et de mieux en mieux, quelques standards de la "première époque", 62-65... I should have know better... Eight Days a Week... Help...

Le Palais des Sports, bien rempli, applaudit poliment, puis commence à se prendre au jeu, répond aux premières facéties de "Paul", qui chauffe l'ambiance entre deux morceaux. On ferme les yeux, on croirait presque entendre le vrai, son enthousiasme un rien naïf sur les bandes de Beatles At Shea Stadium ou Hollywood Bowl...

Le faux "John" est plus saisissant encore. Même gouaille de prolo des docks du Mersey, mêmes intonations. Avec un Hard Day's night parfaitement emballé, l'affaire parait gagnée, le public, où les sages sexas avoisinent des kids heureux de filer le train à leurs parents, tape des pognes, reprend en choeur sans barguigner, fait des oooohhhh et des yeaaaaaaahhhhh. Chaque morceau ressort fidèle à l'original, de l'intro au refrain, du pont au solo, du refrain à la coda. Assez bluffant. La première partie se clot sur un Twist and Shout suffisamment enlevé pour faire oublier leurs pointes d'arthrose aux plus abimés...

Passée la pause d'un petit quart d'heure, nos quatre joyeux drilles reviennent attiffés façon Sergeant Pepper's. Dans cette deuxième partie je les attend au tournant. Car autant les titres des premières années paraissent finalement simples à reprendre (2 guitares, 1 basse, 1 batterie, 2 voix), autant avec l'ère psychédélique, arrivent les bandes additionnelles, mellotrons et sitars. Mais la sélection des titres est habile, les quatre crapules réussissent parfaitement à évoquer cette période qui va de Revolver à Magical Mystery Tour. Et, sans se dégonfler, se payent même le luxe d'un A day in the Life tendu comme un vrai, et d'un Strawberry Fields également audacieux.

Le show est rodé au poil. Un morceau est expédié à 3: l'ami John s'est éclipsé avant les autres. C'est pour revenir seul dans un beau costume blanc, qui évoque le Lennon des seventies. Assis à son piano blanc, il ose un Imagine où perce, si, si, une réelle émotion. Les trois autres reviennent habillés pop chic, "George" y va d'un Here Comes the sun toujours fidéle. La guitare fuzz de Revolution fait monter la tension, Hey Jude emmène la foule dans un choeur enthousiaste, et quand arrive le dernier morceau, on se dit qu'on en aurait bien repris une ultime louche.

Bref, c'était de la belle ouvrage, exécutée par quatre sacrés professionnels, évoquant, incarnant, les Beatles avec fougue, humour, gentillesse et talent. Sans préchi précha, ni faute de goût. M'étonnerait que le phénomène Tribute Groups soit toujours de cette qualité; mais ce soir nous avions la crème, et tout le monde s'en réjouissait.

Comme quoi, voyez, je ne râle pas tout le temps...

Au contraire! Mille mercis à l'Agence Tribeca pour ses invitations, à Sylvain pour sa gentillesse, et à Charles Liebert pour leur avoir communiqué mon blog...

08/01/2007

Bienvenue sur le blog professionnel d'Hervé Resse

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Bonjour, mon nom est Resse. Hervé Resse. Je ne suis pas Agent Secret au Service de Sa Majesté. Je n'ai pas le permis de tuer. Je suis consultant indépendant. Mon terrain de jeu est la COMMUNICATION des ORGANISATIONS. Ce que l'on peut appeler INSTITUTIONNEL, ou  CORPORATE.

Mon activité s'appuie sur TROIS pieds. Comptez-bien, c'est le minimum pour qu'un siège puisse bien tenir à terre.

Ces 3 Pieds sont 1. L'EDITORIAL - 2. L'ANALYSE et le CONSEIL. 3. LA FORMATION, initiale et continue.

A titre personnel, je blogue depuis bientôt 3 ans. Un de mes blogs, Radio Resse, a été élu en janvier 2006 parmi les 10 meilleurs blogs de 2005. Et l'autre, le plus lu, RESSE? PIRE, ENCORE! a été lauréat du 1er Concours de la Création Internet du Festival de Romans.

J'apporte le même sérieux, la même rigueur, la même exigence à mes activités professionnelles qu'à ce plaisir de bloguer qui constitue aujourd'hui ma meilleure vitrine. Je veux aujourd'hui redynamiser mon blog professionnel, après avoir longtemps cherché la voie la meilleure pour le faire exister. Cette fois, ce sera la bonne...

07/01/2007

L'objet social de mon EURL

Soyons clair, et transparent. Toutes mes prestations professionnelles sont exploitées par mon EURL, la société HRC que je représente en tant que gérant Hervé RESSE. Cette société propose ses services depuis septembre 1998, date à laquelle j'ai quitté l'entreprise où je travaillais, TF1. Elle est immatriculée depuis Janvier 1999.

HRC a pour objet:

En tous pays, la fourniture de tous services et conseils aux entreprises, associations, professions libérales, dans les domaines de la communication, interne et externe, écrite, parlée, audiovisuelle, et multimédia,

Ainsi que toutes prestations de conseil, de création et de production de produits d'édition: notamment documents écrits, journaux, programmes audiovisuels et multimédias, sur tous supports, y compris blogs et sites internet.

Et, plus généralement, toutes opérations industrielles, commerciales, financières, mobilières ou immobilières, se rapportant directement ou indirectement à l'objet social ou susceptibles d'en faciliter l'extension ou le développement.

Toutes actions de formation initiale ou continue, collectives ou individuelles (cours, conférences, séminaires, participations à des jurys, animations de groupes et actions de coaching, etc.) se rapportant directement ou indirectement aux théories et pratiques de la communication ainsi que du développement personnel.

Télécharger mon CV

J0309663 Vous pouvez en cliquant ici télécharger la dernière version généraliste de mon CV au format pdf: Téléchargement CV_resse_online.pdf

Merci d'avoir souhaité en prendre connaissance.

N'hésitez pas à me contacter pour tout renseignement complémentaire.

06/01/2007

Mon parcours professionnel

Si vous cherchez un clône, un type à la trajectoire rectiligne, dont la vie se serait bâtie selon un plan de carrière structuré depuis l'adolescence... ce n'est pas ici que vous le trouverez...

Après avoir eu mon bac assez jeune, et n'ayant pu faire les études supérieures que je souhaitais, j'ai passé 10 années dans la plus grande entreprise publique française, l'éducation nationale. Conseiller d'orientation, j'en ai gardé pour la suite des aptitudes reconnues à l'écoute et au conseil.

En parrallèle, je travaillais dès 1982 comme animateur pour deux radios libres... TSF puis GILDA. Là s'est forgée ma passion pour l'éditorial, le journalisme, la communication...

A 29 ans je me suis mis à mon compte, comme free lance: journaliste pigiste, concepteur de questionnaires pour des jeux télévisés, traducteur/adaptateur/auteur de commentaires pour des documentaires. En 1991, me voici embauché par un de mes clients Virgin-Forum, société filiale de Virgin UK.

De là, je suis recruté en mars 1993 par TF1 ENTREPRISES, soit l'un des plus grands groupes d'audiovisuels européens... J'y passe 6 ans comme producteur, éditeur, acheteur de programmes et de droits pour le marché de la vidéo.

En 1997, je décide de reprendre mes études, et à travers un CIF, je tente, et réussis le DESS de COMMUNICATION des ORGANISATIONS du CELSA. Hélas, TF1 ne se rend pas compte du mérite et du courage que j'ai eus à prendre ce risque, et ne me propose pas de poste correspondant à mes nouvelles compétences... Je quitte donc l'entreprise en 1998.

Mon mémoire de DESS sur "la Culture d'Entreprise et l'identité du Groupe TF1" est noté 17/20, soit à l'époque, me dira la directrice du jury, la meilleure note jamais attribuée par le CELSA à un mémoire de cette catégorie.

Depuis lors et jusqu'à aujourd'hui, je suis donc gérant de mon EURL, dans une activité dédiée à la communication des entreprises et à la création éditoriale. 

05/01/2007

Mes blogs

J'ai commencé à blogueur en aout 2004. La première aventure fut encourageante, (100.000 pages lues en 9 mois).

Suivant la suggestion de plusieurs lecteurs, je lance alors, en juin 2005, RadioResse, un blog exclusivement dédié à mes coups de coeurs musicaux, "aux musiques de ma vie". Depuis que je suis sur cette terre, je vis en chansons, ma mère était une passionnée de Brassens, Ferré, Brel, Piaf, Ferrat, Aznavour. On peut tomber plus mal!

A côté de cette "grande" chanson française que je n'ai jamais reniée, je me suis ouvert un deuxième univers de passion pour ce qu'on appela successivement "le rock n roll", la "pop-music", le rock. La ligne éditoriale de Radio Resse, regroupait donc, sans esprit de chapelle ou d'exclusive, des hommages aux artistes albums, chansons, qui ont marqué 45 années de passion et de vie. J'y ai parlé rock, chanson française, jazz, blues, musiques du monde (inde, jamaïque, irlande).

Parallèlement, goûtant ce sport particulier, parfois dangereux mais stimulant qu'est la critique, la polémique, et l'éditorial acide, j'ai lancé en février 2006: Resse? Pire encore! Ce blog est devenu mon fer de lance sur internet! Il m'a valu d'être lauréat, un an plus tard, au 1er Festival de la Création Internet de Romans, dans un jury présidé par Robert Namias, patron de la rédaction de TF1 (je précise que nous ne connaissions pas).

Depuis novembre 2006, je collabore à la NewzyLetter du magazine Newzy (mensuel dédié aux univers business). J'y interviewe chaque semaine le Blogueur qui fait l'actualité.

28/12/2006

Ron, l'infirmier

Ron, l’infirmier blogueur de la semaine chez Newzy
piqué par le virus de l’écriture

Comment publier un recueil de nouvelles sans subir des dizaines de refus d’éditeurs ? Commencez-le sur un blog ! C’est l’histoire de Ron , un infirmier qui a trouvé un éditeur en quelques clics. Son livre « La Chambre d’Albert Camus et autres nouvelles » sort aujourd’hui en librairie.

Tes nouvelles relatent des rencontres entre tes patients et toi. Comment s'est passé pour toi le passage de la vraie vie à l'envie de créer un blog?
J’ai découvert les blogs par hasard en septembre 2004. J’ai tout de suite adoré. Le potentiel était énorme, impact immédiat, interactivité hallucinante. J’ai ouvert le mien en deux clics. Je parlais de trucs bateaux, ciné, expos ; pas vraiment fascinant. Et un jour, par hasard, je raconte la vie d’un patient séropositif ; un billet très court, mais qui a marqué les esprits et a fait connaître le site. L’aventure démarrait.

Puis du blog à la littérature?
Au fil des commentaires, les lecteurs devenaient de plus en plus insistants: « Il faut sortir un livre, je te verrais bien en librairie, lance-toi ! ». Un jour, presque agacé, j’ai lâché ça en une seule phrase : « Je cherche un éditeur, ok ? ». Guy Birenbaum directeur des éditions Privé a lu mon appel, et m’a demandé d’envoyer un manuscrit. J’ai imprimé quarante billets, je suis allé porter le tout en mains propres. Deux jours après, le contrat était signé. Six mois plus tard, le 7 décembre, sortie du livre. Un rêve éveillé, zéro difficulté.

Quelle est l'histoire la plus forte de ton livre?
La première dépeint la mort en milieu hospitalier. Elle ne laisse personne indemne. Celle qui donne son titre au livre est également très forte, car universelle. En lisant le livre, je suis sûr que tu verras exactement de quoi parle cette chambre d’Albert Camus. En fait, c’est dur d’isoler une histoire dans un recueil. Mes préférées sont les plus drôles. C’est si compliqué d’écrire des choses légères pour faire rire le lecteur.

Quel est ton avenir en littérature, au-delà de ce premier ouvrage ?
Mon avenir commercial est entre les mains de mes lecteurs. Mais un deuxième roman est presque achevé. Un troisième est en chantier, un vrai livre de geek musical. Je ne connais pas mon avenir en littérature, mais j’y travaille tous les jours : ma muse ne vient jamais frapper à ma porte, c’est une jolie rousse qu’il faut séduire et baratiner jour après jour. Ecrire, c’est du boulot mais… quel bonheur !

18/12/2006

Fanny Bouton, grande prêtresse geek

La Blogueuse de la semaine...

Avoir un vice n’interdit pas de succomber à d’autres ! Lundi 18 décembre, quelque 200 geeks, dont de nombreux blogueurs, se précipiteront à la dernière Fanny’s Party 2006, rendez-vous mensuel des fondus d’objets high-tech et des technologies de pointe.

La Fanny's party est une messe et une liesse. Quel programme annonces-tu pour lundi soir ?
Les geeks fêtent No?! Je propose à chacun de venir avec un cadeau à 5 euros, et de participer ainsi à des échanges de paquet. Au milieu de tous les petits présents à s'offrir par tirage au sort ? il y aura quelques grosses surprises à emporter ! Côté nouveautés, je présente deux vedettes très attendues : d'un côté le R2H de chez Asus, une machine de type "origami", qui fait GPS, appareil photo, micro-ordinateur, tablet PC. C'est de la tuerie?! L'autre sera le Nokia N95 avec son appareil photo à 5 méga pixels. Pentax viendra présenter sa nouvelle gamme d'appareils photo, on verra les derniers Palm, Treo 680 et Treo 750. Côté logiciel, Mandriva présentera ses nouvelles solutions Linux. Et nous aurons aussi la visite d'Arte pour son documentaire sur le poker en ligne, filmé avec une cam?ra numérique spéciale.

Toute bonne prétresse prédit l'avenir ? Quelle sera l'objet roi de  la Fanny's party, dans un an ?
Bonne question, mais super difficile d'y répondre ?! ça bouge tellement, et tout ce qu'on attend arrive tellement vite... On peut espérer le développement des téléphones 3G avec GPS intégrés, la généralisation des appareils photos de 5 méga pixels, puisque le premier arrive début 2007. Et l'autre piste, c'est l'amélioration des machines type Origami.

Pour les profanes, tu mets les sous-titres ?
C'est une sorte de croisement entre le PDA et le tablet PC, avec GPS, reconnaissance digitale,
appareil photo modem 3G intégré ?  Sinon côté console de jeux, la nouvelle génération avec manettes va tenir cinq ans. Par contre, tiens-toi prêt, Resse : les premiers robots humanoïdes vont débarquer !

Question philosogeek, donc pour finir : la geek's attitude est-elle compatible avec l'exercice de l'esprit critique ? Tout ce qui est nouveau est-il forcément intéressant ?
Ah bah oui, à fond ! Le geek est plus que critique ! Sur un produit nouveau, il découvre toujours LE bug qui rend l'objet imparfait. Et comme il connaît généralement toutes les spécificités techniques, ça l'énerve de ne pas disposer tout de suite des dernières innovations, pour de stupides raisons de marketing. Au fond, tant que la téléportation ne sera pas franchement mise au point, le geek demeurera un éternel insatisfait.

Cette geek  party, c'est un peu le début d'une tournée d'adieu ?
Tu le sais, je pars en juillet à Hong Kong pour deux ans. Mais les Fanny's parties continuent. Je reviendrai autour de Noël, pour une Spéciale HK, avec des imports et plein de nouveautés !

Ton rêve ?
Le robot humanoïde qui m'obéira au doigt et à l'oeil, et répondra à mes mails à ma place.

Propos recueillis par Herrvé Resse.

14/12/2006

Vinvin plus sponsorisé qu’un coureur dopé !

Chaque semaine, le blogueur Hervé Resse interviewe un de ses congénères qui fait l’actualité du web. Cette semaine, Vinvin raconte pourquoi il devient télépathe pour Canal + Mobile et bilingue pour cash store.

VinvinCher Vinvin. Tu lances en parallèle deux programmes vidéo, le Télépathe, et Bonjour America saison 2. Es-tu le premier dopé de l'ère du blog ?
Oui, absolument, je suis dopé à l’amour du public. Ha, ha, ha, je réponds comme les troubadours invités chez Drucker. Non, en fait ça va. Je tourne le Télépathe le dimanche soir. Montage lundi. Livraison le mardi. Je tourne Bonjour America le mercredi. Montage le jeudi, mise en ligne le vendredi. Le samedi c’est relâche, je me tape les courses. Entre temps il faut écrire les textes et traiter mes chlamydia, qui, je le rappelle, ne sont pas des plantes d’appartement.

Tu t'affirmes aujourd'hui comme un des premiers vrais blogueurs sponsorisés. Comment ton public (nombreux) apprécie-t-il de te voir désormais vendu au capitalisme apatride?
Je l’affirme dignement, droit dans les yeux ! En effet il n’est pas très courant de voir un sponsor et un blogueur traiter en direct. Mon “public” comprend qu’il faut bien rembourser la caméra, les perruques, les faux seins. Â terme, sans sponsor, j’arrête. On peut donc accepter 8 secondes de pub sans demander du secours à José Bové !

Plus sérieusement, il est rare qu'un sponsor apparaisse aussi clairement impliqué que l'était Cash Store dans le numéro 0 de Bonjour America. Genèse de cette rencontre? Comment s'est construite l'implication du partenaire dans cette création ?
Nous nous étions rencontrés pour un épisode de Bonjour America : Catherine Barba, présidente de Cashtore, avait gentiment accepté de chanter dans une parodie de clip ridicule. Nous avions alors évoqué cette possibilité de collaboration plus “marketing”. Il y a quelques semaines, avant de reprendre la saison 2, je l’ai recontactée, pensant que l’avant-Noël était la période idéale pour son business d’achats en ligne. On a traité en deux jours. Je lui ai surtout vendu une campagne d’image, plus qu’une campagne de génération de leads. Avec quelques innovations : l’interviewer dans l’épisode, réaliser moi-même le billboard. C’est l’avantage de traiter en direct avec l’artiste… C’est moi, l’artiste.

Avec le Télépathe, tu inaugures une nouvelle convergence médias :  le programme est visible sur le net, mais surtout et en priorité sur les plateformes mobiles 3G. Sans langue de bois, quels sont les objectifs de ton partenaire avec un tel programme?
Canal + Mobile ne vise pas un raz-de-marée de téléchargements. Ils veulent montrer qu’ils sont présents sur ces applications, qu’ils continuent d’investir dans les talents, et qu’ils sont prêts pour la convergence, quand elle sera vraiment là. Ils cartonnent avec le charme, le sport et l’humour, notamment avec les Guignols. Ils ne sont pas obsédés par le volume, c’est même eux qui m’ont poussé à mettre les vidéos en ligne, preuve qu’ils sont assez malins : l’exclusivité serait en réalité contre-productive.

Je crois que tu es plus un humoriste qu'un comique : tu génères du rire, mais plus encore de l'empathie... quand on te voit on a envie de t'avoir pour ami. Que penses-tu de cette théorie ?
Humoriste ça me va bien. Merci, tu es bon au fond de toi. Je suis prêt à devenir ton ami. En fait je me sers de l’Internet comme terrain de jeu. Je tente des trucs. Avec les stats et les commentaires, je sais immédiatement si ça marche ou pas. J’ai constaté que sur le web, on cherche davantage le naturel, l’improvisation, le sincère. Effectivement, je crois que les gens aiment bien mes vidéos quand ils perçoivent le côté amateur, le gars qui va au bout de sa petite folie, pour se faire plaisir. Comme ils me lisent depuis plus de deux ans, ils savent tout ce qu’il y a derrière, ma famille, mon boulot, le réel… Ca donne une complicité naturelle, qui touche peut-être à l’empathie. Bon, je vais me coucher. Cette question m’a épuisé.

De qui es-tu le fils spirituel ?
Sans hésiter, je suis né avec les Monty Python, les Nuls, les frères Zucker, De Caunes et Desproges. Avec ça je tiens dix ans sur une île déserte.

Propos recueillis par Hervé Resse

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26/10/2006

Le nouveau Bruckner

Tyrannie_1"La tyrannie de la pénitence" est à lire absolument. Le dernier ouvrage de Pascal Bruckner apporte sur les crises actuelles de la société française une analyse riche, complète et fine. Difficultés croissantes des "communautés" à vivre ensemble sur notre territoire; détestation par une grande majorité de français eux-mêmes des valeurs républicaines, des traditions héritées des lumières; culpabilisation permanente liée au passé colonial entrainant d'immenses confusions idéologiques... Bruckner passe en revue les discours passés et actuels, avec clarté et sans aucun esprit polémique.

Je le conseille, mieux, le recommande, à toute personne désireuse de comprendre les dérives présentes et qui ne souhaite pas se satisfaire d'explications simplistes. Bruckner, un véritable coach de la culture et de l'intelligence.

12/10/2006

Oncle Georges

Rvxbrassens2 ... Y a tout à l'heure, vingt-cinq ans de malheur, que tu es parti de cette planète, rejoindre Jeanne, et L'Auvergnat, Le Vieux Léon. Peut-être as-tu bien fait de la quitter tant qu'il en était temps. Je ne dis pas cela parce que tu aurais aujourd'hui quelques 85 ans, une heure raisonnable pour raccrocher la guitare au clou. La belle affaire. A cet âge ton maître Trénet chantait encore, ou peu s'en faut. Ce cap n'a pas fait trembler Salvador, ni Compay Segundo. C'est un âge qu'Aznavour et Hughes Aufray s'apprêtent à affronter droits et debouts, sachant par coeur encore tous leurs refrains.

Simplement, je ne suis pas certain que tu aimerais voir comme il a tourné, ce monde. D'ailleurs, je ne suis pas certain que tu aimas vraiment celui où tu vécus. Tu préférais les dames du Temps Jadis, et les Funérailles d'Antan. Les tournures un peu surannées, évoquant des temps, des hommes et des moeurs déjà révolus, brigands qu'on imaginait grandis sur le Boulevard du Crime, troubadours et bergères,  gendarmes habillés à la mode ancienne. Ainsi les coupeurs de cheveux en quatre savaient-ils trouver dans ta prose mille indices permettant de te classer sans aucun doute dans le camp des "réacs" ou des "conservateurs"; alors que plus joliment qu'eux, tu t'étais défini, simplement, comme "foutrement moyen-âgeux". Un Sollers aujourd'hui te trouverait probablement "moisi".

Nombre de tes complices, Fallet, Ventura, t'emboitèrent assez vite le pas, et ta Puppchen, aussi, sans doute que tu leur manquais trop. Ceux qui restent, de ta bande de copains, doivent parfois se demander ce que tu penserais de notre quotidien d'aujourd'hui. Tu n'étais pas de ces artistes qui sur chaque événement du monde ont une idée, un message à faire passer, une charité à clamer bien haut. Tu te voulais mécréant. Il n'y a plus que des cul-bénits. Tu te voulais pacifiste. Chaque homme semble en guerre avec son prochain, sans parler des femmes. Tu aimais ironiser sur les moeurs interlopes, les putains, les cocus, les pédérastes. Il ne faut aujourd'hui se moquer de personne, sauf à se voir menacé du cachot. Je serais curieux de t'observer dans ce capharnaüm.

Ce monde ne me plait pas, à moi. Et quand il m'arrive, plus souvent qu'à mon tour, de pleurer sur ce qu'il est devenu, c'est souvent, encore et toujours, à toi que je pense à l'heure de chercher la consolation.

La jeune classe des chanteurs te salue et reprend tes chansons. Il est bon que vivent les refrains. Les tiens plus que d'autres. Encore faut-il faire le tri, deviner ceux qui accaparent ton héritage pour s'offrir à bon compte une légitimité de "poète", et ceux qui simplement veulent rendre hommage à ton talent, te remercier d'une influence, ou d'un quatrain.

Tes chansons parlent d'une époque... qui n'existait déjà plus à ton époque. C'était ce qui précisément les rendait indémodables: ton temps était intemporel. Il s'inscrivait dans l'Histoire. Cela suffisait. Peu importaient en quelles années, en quels lieux.

Mais aujourd'hui nous sommes "après l'Histoire". Tes refrains ne sont plus seulement d'un autre temps. Ils sont d'un autre monde, d'une autre planète. La preuve, le journal Libération, qui te toisa toujours du haut de sa suffisante aptitude à distribuer bonnes et mauvaises notes dans le paysage culturellement correct, peut aujourd'hui sans rire promouvoir le cd des artistes qui te "remettent au goût du jour".

Tu ne déranges plus personne.

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14/09/2006

Production Audiovisuelle

J0315567 Dans le cadre de vos projets de communication institutionnelle, ou pour tout programme de nature documentaire destinée à l'exploitation commerciale (DVD) Hervé Resse peut assurer la direction de production exécutive pour votre compte.

Cette mission comprend alors le recrutement de l'équipe (réalisateur, monteur, journalistes, cameramen), la recherche de prestataires compétents et créatifs (mixage son, effets, autoring), et le management de cette équipe jusqu'à la remise du master final.

Directeur de productions audiovisuelles durant plus de cinq ans pour TF1 ENTREPRISES, fiable et rigoureux, mon expérience est solide, notamment consacrée aux documents sportifs:

Rétrospectives Formule 1.

Histoire du football français (L'épopée des Verts, l'OM, Michel Platini, Programmes officiels EURO 96...)

Programmes autour de l'histoire des jeux olympiques, sports mécaniques, athlétisme, etc.

Pour toute information complémentaire, merci de me contacter via ce lien email.

J'ai également produit des documents audiovisuels à dimension pédagogique: L'aventure de l'ordinateur. Planète Maths (version TF1). La Conduite avec B.Darniche...