Connivence, Altérité, Couscous
Voici l'édito que j'ai publié ce vendredi 13 avril, 2007, sur www.latribune.fr
Collecter les avis de 20 blogueurs sur les bonnes pratiques, les conseils, les pièges à éviter et aussi sur la façon de considérer et de traiter ces différents contenus... Pour qu'Internet continue à rimer à la fois avec efficacité, avec découverte et avec plaisir.
Il faudrait commencer ici par une confession : je lis moi-même fort peu de blogs. Disons guère plus d’une vingtaine de façon quotidienne. Et sur une vingtaine d’autres, je butine, de temps en temps. Lorsque je m’y rends, soyons clair, ce n’est jamais pour y trouver d’information précise. Un blogueur, à mes yeux, n’est jamais un journaliste… Au reste, il n’y a guère que certains journalistes pour croire encore qu’ils y prétendent ! Détendez-vous, les amis, nous ne sommes pas là pour vous piquer le boulot, même si je reconnais qu’il y a parfois confusion, au moins sur la forme… On invite ici des blogueurs à interviewer les têtes pensantes de la politique. Là, nous ne les retrouvons filmant des people, testant du matériel téléphonique dernier cri, donnant leur avis sur des films et des livres et des dvd. Et souvent, gratuitement, comme ici… On conçoit que ça finisse par agacer le pigiste.
Pourtant la plupart du temps, le blogueur m’apparaît davantage éditorialiste que journaliste à proprement parler.
Il tient sur le net la place qu’a l’homme de la rue dans les micro-trottoirs de nos 20 heures. Vox populi, à qui hier encore on tendait le micro, a désormais les moyens de faire connaître au monde entier et à ses voisins ce qu’il pense de la crise en Iran, de la discrimination des quincadras sur le terrain de l’emploi (allez lire ma lettre ouverte aux candidats, reprise par plus de 50 blogs en cinq jours), du prochain album de La Tortue ou des facéties dominicales du Paris Saint Germain. Pourquoi voulez vous qu’il se prive, vox populi ? Il ouvre un blog. Hurle sa colère ou son enthousiasme, exprime sa passion pour les confitures et développe ses analyses politiques sur l’Europe à 27 (37 ? 47 ? je ne sais plus…) Ensuite, c’est bien à toi, lecteur, de faire le tri. Te voici sur une agora où tout le monde braille et s’exprime et chante et se désole, pour tout et pour rien, et en même temps. Il n’y a donc que toi dans cette cacophonie, qui pourra repérer la musique qui te convienne, soit qu’elle ressemble à la tienne, soit qu’au contraire elle ait su te séduire en te surprenant.
Bien sûr, il y a pour t’aider dans ce tri, de formidables outils techniques, des agrégateurs machin chose et des outils de syndication trucmuche. Mais la vraie valeur ajoutée, c’est toi qui la détiens. Arme toi d’une bonne dose de vigilance, et d’autant d’esprit critique. Peut-être alors, trouveras-tu au milieu du marais, les pépites qui te seront bientôt indispensables. Chez moi ? Ou ailleurs.
Il faut aussi de la patience, car il y a des blogueurs qui tirent à la ligne et peuvent t’entraîner dans les méandres interminables de leur pensée sans fin. Rien de plus ennuyeux que ces blogs singeant, en moins bien, les articles en ligne de tel quotidien. Sur un blog, je m’y rends d’abord à la rencontre de qui l’écrit. Je fais provision de connivence, et aussi d’altérité. Ce qui m’intéresse est son regard, son humour, son humeur, ses bonne et mauvaise fois. J’y fais le plein de sa subjectivité. Il faut que ce blogueur m’amuse, ou m’étonne, qu’il me révolte ou me révèle une part d’inattendu.
Car au bout du compte, le plus surprenant dans cet univers défini comme virtuel, est qu’il permet de vraies rencontres avec de vrais morceaux d’êtres humains dedans. Si j’apprécie le blog, celui qui le tient (comme on dit qu’on tient une chronique, ou un salon) deviendra souvent, au fil du temps un complice, un camarade, peut-être même un ami.
Et voilà la vraie valeur ajoutée du blog, par rapport au journalisme traditionnel. On peut boire une bière, ou manger un couscous, avec le type qui a écrit l’article.
Hervé RESSE
Hervé Resse
Conseil en direction éditoriale et communication, il est passé par les groupes Virgin, puis TF1. Il collabore aux magazines Newzy et Newzy on line.
Passionné de musique, d’actualité, de politique, et de faits de société, il tient des chroniques piquantes et ironiques sur son blog Resse ? Pire, encore !
Cela lui vaut en février 2007, d’être parmi les lauréats du 1er Festival de la création internet à Romans.
A 49 ans, il est, comme on dit pudiquement, chercheur d’activité professionnelle à l’écoute du marché.
Sur le site la Tribune.Fr, relire l'ensemble des chroniques écrites par les blogueurs sélectionnés.





Comment es-tu arrivé dans le monde des blogs?

Ainsi donc, on aime le vin, du côté de La Belle Province ?
Rappelle-nous à quels titres tu te retrouvais concurrent au Festival ? 







es Nancéens ont monté le Club 320 (comme 320 km/h) qui réunit plus de 200 décideurs locaux. Ensemble ils définissent les bonnes stratégies de communication pour attirer entreprises et touristes. « Encore faudra-t-il savoir les retenir, ajoute Vincent Gross. Avec le TGV un touriste peut aussi bien passer une demi-journée chez nous, et repartir plus vite qu’avant ! » « Ne nous trompons pas d’enjeu, explique de son côté Gérard Voinson, directeur général du CAPEMM, le Comité d’aménagement, de promotion et d’expansion de Meurthe-et-Moselle. L’avenir de Nancy s’écrit d’abord dans l’avenir de la région. Le TGV constitue bien entendu une infrastructure majeure. La ligne va renforcer l’axe est-ouest, nous rapprocher non seulement de Paris, mais aussi de Nantes, Bordeaux qui seront accessibles directement une fois établies les interconnexions. »
Voici plus d’un siècle, les notables rémois et leur conseil municipal, mésestimant en chœur l’impact économique de la révolution ferroviaire, rejetaient en bloc l’idée même d’un passage sur leurs terres du Paris-Strasbourg. Quelques années plus tard, leurs successeurs rectifièrent la bévue, et l’on salua l’arrivée en Champagne du Paris-Luxembourg… sans toutefois effacer le souvenir de la gaffe historique. Mais voici que l’histoire repasse le plat ; et cette fois, pas question pour les décideurs locaux de faire la fine bouche. Celle qu’on appelait naguère « la belle endormie » se veut désormais conquérante, et prétend devenir le prochain quartier d’affaires à 45 minutes de Paris. « Dans un an, expose Guy Blérot, élu local et président de Reims-Champagne Développement, nous serons la plus grande métropole à moins de une heure de la capitale. Grâce au TGV, nous entrons de fait dans la première couronne parisienne : pas en distance, mais en temps. » « Invest in Reims », tel est le nouveau slogan des Rémois et le nom de l’agence qui drague les entreprises. La société Intra Call Center, centre de relation clients créé en 1997 l’a entendu. En dix ans, l’entreprise passe de 1 à 1 000 salariés. Très vite, mesurant que Paris ne peut lui offrir les conditions d’accueil et le bassin d’emplois correspondant à ses besoins, elle a choisi de s’implanter à Amiens. Mais pour sécuriser ses clients, il lui faut ouvrir un autre centre, sur un autre site… pas trop loin de Paris, où sont ses clients. En retenant l’hypothèse de Reims, éric Dadian son p-dg estime avoir ouvert la bonne porte : « L’argument TGV était essentiel pour nous : à moins de une heure de Paris, nos clients pourront rendre visite au centre d’appel dans la journée ».


Cinq villages briards, naguère perdus au milieu d’océans de betteraves. Chessy, Serris, Bailly-Romainvilliers, Magny-le-Hongre, Coupvray. Qui sait que ces villages inconnus attirent plus de touristes que Saint-Tropez ou Marbella ?



















