... Oui, je me sens moins seul lorsque je trouve dans la presse ou sur le net, des articles offrant une approche un peu moins consensuelle des faits d'actualité, sachant résister au dogme en vigueur. N'ayant que peu de temps à consacrer à ce blog aujourd'hui et demain, je vous propose quelques lectures vivifiantes, où je me reconnais.
Lire en hors d'oeuvre, dans Marianne de cette semaine, la tribune libre d'Elisabeth Levy, où elle fustige comme une réelle atteinte à la liberté de parole, la loi votée interdisant de discuter du génocide arménien. Elisabeth Lévy a peut-être une voix "difficile" en radio, mais je me reconnais pleinement dans ses analyses. Complice de Muray, elle a rien qu'à ce titre toute ma sympathie.
Je vous invite aussi à lire la remarquable contribution d'Alain-Gérard Slama au même débat, sur le site www.communautarisme.net, dont je recommande régulièrement la lecture.
Je salue le courage et la liberté de ton de Jean-Paul Brighelli, professeur normalien auteur d'un pamphlet fameux, La Fabrique du crétin. Il récidive ces jours-ci en publiant l'Ecole sous influence. Il y désigne la mise sous contrôle de l'école républicaine par les nouveaux dévôts, et les dérives de plus en plus sidérantes auxquelles on assiste "sur le terrain". Dans le prolongement, sans doute, des Territoires perdus de la République, publié il y a deux ou trois ans. Jusqu'à quand faudra-t-il faire semblant de ne pas voir les problèmes gonfler?
Ce même Brighelli est l'auteur d'un blog intitulé Bonnet d'âne, qui pour chaque note publiée reçoit des centaines de réponses et contributions, preuve que ses propos touchent au plus juste...
Au rayon des hommes libres, je place aussi Pascal Bruckner, dont "La tentation de l'innocence", paru voilà dix ans, annonçait les dérives actuelles. Je n'ai pas encore lu sa "Tyrannie de la Pénitence", sur le sujet maintes fois abordé ici de la repentance obligatoire. Je suis certain d'y trouver, le moment venu, l'analyse pointue et lucide que promet une telle signature.
Quatre auteurs à mes yeux précieux. Quatre voix à entendre, non pour modifier la marche d'un monde qui est sourd à toute parole non conforme, mais pour se sentir moins seul, à l'heure de se demander si la fuite n'est pas la seule et unique solution...











