Les damnées de la Mère
La semaine passée, une daronne de 67 automnes a battu le record de plus vieille maman ménopausée in the world. La précédente détentrice n'avait "accouché" qu'autour de 64 ans. Et selon toute probabilité, la barre symbolique des 70 piges ne résistera plus longtemps.
Inutile de s'étendre sur l'aberration éthique, le charcutage indécent, l'égocentrisme éhonté de "la mère", contenus dans ce fait pas du tout divers. De même s'épuiserait-on à tenter de suggérer "l'intérêt de l'enfant" ou pis, "les lois de la nature", ou toutes autres fadaises réactionnaires incompatibles avec l'existence d'une nouvelle demande sociale d'enfant, rencontrant la diversité des parentalités rendue possible par le génie scientifique, s'imposant comme une évidente exigence pour tous les chercheurs de droits nouveaux à conquérir .
On tentait néanmoins, entre noel et jour de l'an, d'en débattre sur cette radio où on "refait le monde", et où la moitié des invités ressasse les poncifs en vigueur dans l'air du temps. Les écouter permet de se tenir au courant. Et d'emblée, le ton y fut effectivement donné par l'inévitable éditorialiste soulevant (haut et fort, cela - je suppose-, va sans dire) LE vrai paradoxe de cette histoire de maman grand mère: "quand ce sont des hommes qui font des enfants à soixante-dix ans, ça ne vous choque pas".
Que dire après ceci? Sans compter que nous n'avons toujours pas de réponse satisfaisante à cette autre inégalité structurante, odieux témoignage quotidien que le patriarcat n'a pas rendu toutes ses armes: pourquoi vous faites pipi debout, d'abord, et pas nous?
Sur ce terrain comme sur tant d'autres, 2007 m'apparait fort bien parti.











