L'étrange destin des quincadras
Ma note d'hier sur l'absurdité du sort fait aux "quincadras" vous fait réagir. Merci de vos messages et commentaires.
Yves, Cath, Lorenzo Loteri, Karine Papillaud (journaliste à 20 minutes), Nietzsche ta Mère, Sophie Ménart, Laurent Javault, Quitter la Sécu, Beber On line, Fanette, Guillaume Frat, Les Carnets de l'Ours, Râle Blog... (j'en oublie sans doute! merci de me le signaler, je rajouterai vos liens) plusieurs blogueurs ont repris tout ou partie de ma note d'hier.
Mise à jour: le motu sauvage, une trentenaire "solidaire", a même créé un visuel que je vous recommande d'aller voir... Je lui demande l'autorisation de le recopier... Isabelle de Blogosapiens a également blogué la note, tout comme 2 Yeux 2 Oreilles.
Mon ami Eric LeBraz, directeur de la rédaction de Newzy, s'amuse de me voir endosser la défense d'une minorité, moi qui passe mon temps à ricaner des discours catégoriels. Je mesure bien la limite de l'exercice visant à attirer l'attention sur une situation particulière. Un autre blogueur me suggère qu'aucun buzz ne peut prendre corps à partir de l'évocation d'une situation particulière (la mienne). D'autres considèrent qu'effectivement la situation que je décris concerne un grand nombre d'individus...
Une double page dans Libération d'hier abordait d'ailleurs le sujet, qu'on identifie, à ce niveau, comme une particularité française... A laquelle s'ajoute cette autre : la difficulté des jeunes, diplômés ou non, à entrer eux aussi, dans le monde du travail. Je parle évidemment de ceux qui veulent, dont je ne doute pas un instant qu'ils sont la grande majorité. Ils enchaînent les stages, les contrats précaires qui coûtent moins cher, et décrochent au mieux leur premier CDI à 30 ans... Ils ont donc 10 ans pour faire carrière, bosser comme des dingues... avant d'entrer déjà dans la sphère des vieillissants.
On aboutit ainsi à de curieuses situations. Denis constate que dans une entreprise où il conduit une mission, il est, à 40 ans, le plus âgé de l'entreprise. Celle-ci probablement, se vante d'être jeune et dynamique, ce qui dans son esprit signifie absence d'échanges intergénérationnels.
Il va de soi que de telles situations découlent du pouvoir démentiel détenu par les directions financières, pour qui mieux vaut indemniser un stagiaire que rémunérer un salarié, et sous payer un trentenaire qu'un cadre expérimenté, qu'on jugera vite trop indépendant, trop gourmand, ingouvernable.
Il va de soi qu'une telle stratégie est parfaitement tenable pour une entreprise. Mais qui ne voit qu'elle aboutit à une impasse sociale? Et tandis qu'on nous vante partout les mérites de la "multiculturalité", et de la "diversité", les boites se privent de la plus naturelle, la plus fondamentale des transmissions: celle qui enrichit par leurs différences, les individus d'âges différents.
Décidément, cette France-là, bien au-delà de mon cas personnel, m'apparait singulièrement mal barrée...











