Cette fille a du talent. On le sait.
Mais un jour, je parie que ses créations se retrouveront en 4x3 sur les murs de vos villes, et d'un coup la pube cessera de défigurer les paysages pour vous inonder de douceur et de sensualité. Seul problème, dans un premier temps les blairs au volant conduiront le nez en l'air, ils iront s'emboutir les parechocs dans l'arrière train de la caisse de devant, embouteillages à tous les coins de rue, un bordel sans nom, les flics ne feront plus la circulation, trop occupés qu'ils seront à rêver eux aussi aux courbes insolentes des éblouissantes donzelles imaginées par les pinceaux de Virginie.
On pensera les interdire pour trouble à l'ordre public. Sauf que dans un deuxième temps, un ministre des Transports un peu moins con que les autres comprendra tout le pari à tirer d'une telle gabegie. Il exposera ses tableaux dans le métro, (les compagnies d'assurance lui feront un pont d'or pour qu'elle accepte) et tous les blairs du jour au lendemain laisseront enfin leur sbagnoles au garage. Les transports en commun cesseront d'être un calvaire. La République reconnaissante choisira une de ses beautés dénudées pour incarner définitivement Marianne.
Ce sera le triomphe de la sensualité, de la beauté, de la fraîcheur, ce sera la victoire insolente, insouciante, de la féminité joyeuse et belle. Les féministes baisseront les bras, comprendront enfin que la vie n'est pas qu'un combat, qu'il vaudrait mieux en faire une fête, une ode aux courbes et aux corps de liane. Elles oublieront les querelles passées et voudront elles aussi témoigner que rien n'est plus beau qu'un corps qui s'aime.
Le jour où les tableaux de Virginie décoreront les murs de nos villes, rendez-vous compte: il fera beau davantage, on résoudra à la fois la crise écologique et la guerre des sexes, et le sourire triomphera partout.
En attendant,
Une de ses délicieuses est déjà chez moi. En fond d'écran. Des que je change de logiciel, elle m'envoie un baiser. Je regarde le fin dessin de sa petite culotte, glissant insolemment sur la hanche, provocante et fragile elle taquine mes nerfs.
Confidence: si tel est le symbole de la nouvelle gynarchie... je vote pour, définitivement.












