Hier c'était l'appareil à ultrasons qui éloigne les jeunes du lieu d'émission. Permettrait de disperser les bandes de sauveageons, foutriquets, apaches, qui squattent au bas des immeubles des cités de non droit, s'adonnant aux excès de bières et haschich tandis que la police tape la belote au chaud dans la camionnette.
On songe à s'émouvoir. Oubliant que n'importe quelle émission de variété française éloigne l'homme de goût d'âge mur du poste de télé. L'appareil à ultrasons anti jeune s'appelle Beethoven. L'autre, sévit sous logos multiples: Noah, Cali, Ruiz, Rafael, Calogero, Diam's. Le premier arrive précédé d'un parfum de scandale. Le second turbine à plein tube sans que personne ne s'en émeuve.
La semaine prochaine, la flamme olympique passera par Paris. Reporters Sans Frontières songeait à suivre chaque porteur de flamme d'un protestataire dénonçant par quelque pancarte la situation au Tibet. Le Comité Olympique s'oppose fermement à cette manifestation, et les sportifs également: ils revendiquent, si l'on peut résumer, "le droit à courir dans la dignité..."
Dans l'affaire de la banderole, un fidèle lecteur m'apprend qu'une association de chômeurs va porter plainte pour stigmatisation. Ils l'ont fait, les chtis aussi. Ne restent donc plus que les associations de pédophiles, pour le moment étrangement absents de la réprobation générale.











