La vie c'est un Roller Coaster
Up and Down. And up again. Nice and Easy. Then rough. Top speed. and Down again.
La vie comme un roller coaster, pas la moindre assurance de "maîtriser" jamais vraiment les événements, ni les gens, ni leurs affects, et les miens pas trop non plus. Ainsi je me sens souvent et facilement déconcerté par les réactions, et je peux être le champion du monde de la mauvaise interprétation, qui vous fait tirer des conclusions hâtives bâties à partir d'un mot, d'une réponse formulée à la va vite.
Je ne sais plus qui est le con qui a fait l'éloge de la vitesse. Ils devaient être plusieurs, probablement, Vivre vite. Speed King, see me fly. De prisa de prisa.
Que d'âneries, si l'on y songe. Ce n'est pas sur les routes qu'il faudrait contrôler les vitesses. Mais dans les esprits, dans les coeurs, dans les cervelles où tout se précipite. Internet nous offre l'info instantanée, le battement d'aile du papillon sait me chatouiller la peau des couilles de l'autre bout de sa planète, et du coup je fais comme tous les autres connectés, je pense, réagis, déconne à plein tube en temps réel. Et comme je ne suis pas moins panurge que mes congénères, je considère qu'il s'agit d'un progrès.
Monde où chacun rêve d'accéder à l'animalité supérieure. Entre chiens de Pavlov et moutons panurgés en ADSL, cochons de payants et vaches à lait, je continue de croire à la pertinence de mon complexe du hamster, qu'un jour j'avais défini ainsi: le hamster la nuit ne dort pas. Il court dans sa petite roue animée; plus il court et plus la roue animée fait du bruit. Et plus la roue animée fait du bruit, plus il court c'est le bruit qui l'excite, et non la roue elle-même. Ainsi va ma vie. Au lieu d'une roue, j'ai un roller coaster.
"L'immobilité c'est un peu le sourire de la vitesse, et ça sourit pas lerche, la vitesse, en ces temps." (LF, encore)











