Planète d'Or, planete d'Ange, planete Orange
Je sais ce que c'est de vouloir arrêter son blog. Je l'ai dit dix fois. J'en ai arrêté trois, sans parler de ceux dont vous n'avez jamais entendu parler... On en a ri, parfois, et des facétieux amis m'ont souvent taquiné avec ça.
Pour autant, ce n'est pas une démarche facile, ni simple, même si on la prend à la légère. Un blog, pour peu qu'on s'y donne avec sincérité, authenticité, devient un exercice de chaque jour, où l'on donne de soi, de ses doutes, de ses passions, de ses colères, et où se construit une part de son identité, pas seulement numérique ou virtuelle. C'est dire que s'en défaire, abandonner l'idée, c'est forcément, après un moment, comme abandonner une part de soi. A ce titre, ça ne va pas sans douleur, et c'est forcément triste.
Je vous parle de cela parce que Catherine a décidé d'arrêter Planète Orange, dont je suis (et fier de l'être) un des Ambassadeurs. Je crois même être l'un des premiers à avoir eu l'honneur d'être contacté. Pour une fois qu'on me demandait d'ambassader quelque chose... Catherine avait gagné le premier prix dans un concours de création où je fus aussi lauréat, et je me souviens qu'au téléphone, elle pleurait d'émotion quand nous l'avions appelée pour la féliciter.
C'est à travers son blog que je me suis senti parfois sensibilisé par la cruauté de la vie quotidienne à l'endroit des handicapés, dont généralement on se contrefout puisqu'on ne les voit pas. J'avais dit comme j'étais souvent énervé de tourner pour un putain de place de parking, et ne trouvais de vides que les places réservées. Provoc de beauf, mais derrière, elle avait bien compris que je n'en pensais pas lourd. Parfois, sur le blog de Catherine, je voyais une photo de son fiston Johann, et dans ses quelques clichés d'un gamin qui ne doit pas se marrer chaque matin, mais dont le visage reflète douceur et sérénité, on voyait aussi tout l'amour d'une maman qui se bat, forçant l'admiration, l'amitié, la sympathie, la tendresse.
Elle a donc décidé d'arrêter, je n'en suis guère surpris, elle me l'avait laissé entendre. Peut-etre que tu reviendras sur ta décision, Catherine. Parce que tu ressentiras tout le manque, celui de tes lecteurs qui ne te liront plus, et le tien peut-être, je ne sais pas. Si l'envie te reprend, ne te prive pas de la réaliser, et profite aussi de tes projets.
En tous cas, je reste Ambassadeur de ta Planète, tant que le blog sera en ligne. Dors, Planete d'Or, et pour le reste, puissè-je te l'exprimer de vive voix ou par email...




















Il y a des êtres comme ça chez qui le coeur prime sur le cerveau, et non l'inverse; ça donne des choses pleines d'amour, denses, utiles à autrui.
Il n'y a rien à rajouter à ce que tu écris qui est plein d'amitié et de tendresse retenues. Rien à redire non plus sur l'arrêt qu'elle marque.
Rédigé par: Yves | le 08 mai 2008 à 20:39
Hervé,
Merci une fois de plus pour ce billet, tes mots me touchent !
Effectivement tu as été l'un des premiers ambassadeurs de la planète, comme Yves d'ailleurs.
Cette planète je la porte dans mon coeur et c'est avec grand plaisir que je l'ai partagé pendant deux ans sur la toile.
Ce fut une expérience intense qui effectivement me manquera.
Le coeur prime sur le cerveau ... Et plutôt deux fois qu'une ! car nous ne vivons qu' au travers nos émotions et moi je veux vivre pleinement.
Avec toutes mes tendres amitiés .
Catherine
Rédigé par: Catherine | le 08 mai 2008 à 21:18
Un bel hommage en vérité de la part de quelqu'un qui est plus prompt à mordre qu'à flatter !
Voilà le sieur entiché de la dame ou je me trompe fort !
Rédigé par: Zorry Kid | le 08 mai 2008 à 23:58
Kid: je mords peu, n'étant pas chien de garde! je vocifère, mais c'est pour mieux cacher mon coeur de midinette, mon enfant!
Rédigé par: Mossieur Resse | le 09 mai 2008 à 00:07
Serait-ce là la technique ultime pour les faire toutes se pâmer ?
Rédigé par: Zorry Kid | le 09 mai 2008 à 01:02
Serait-ce là la technique ultime pour les faire toutes se pâmer ?
Rédigé par: Zorry Kid | le 09 mai 2008 à 01:27
Zorry Kid: toutes, pas que je sache, non...
Rédigé par: Mossieur Resse | le 09 mai 2008 à 08:21