Une olympiade de ratiocination
C'était une de mes TOUTES PREMIERES notes, il ya pile poil 4 ans, puisque nous allons (demain, je crois) fêter mon 4 anniversaire de blogueur, soit une olympiade, - qui n'est pas la durée de la fête olympique, mais le temps qui s'écoule entre deux, - entrer dans ma cinquième année de ratiocination quotidienne. J'aime bien cette note qui garde probablement (je ne suis pas allé vérifier en live) toute sa désespérante actualité. Et parce que c'était la première où je dessinais les contours de ce qu'allait devenir ce défouloir...
Patrick Montel!!!
Ce n'est pas qu'il soit incompétent, le journaliste de France 2 qui commente l'athlétisme. Ni qu'il manque de passion, là pas de danger, frôlerait plutôt l'infractus du myocarpe à chaque quart de finale. Non, c'est juste que Patrick, il est déséspérément GENTIL. Commentaires? Sermons sur la montagne, oui. Pas une athlète africaine dont il oubliera de nous rappeler "que ça n'a pas été facile pour elle tous les jours" et qu'on est "tous incroyablement contents pour elle", ce qui n'est sans doute pas toujours vrai. Aucune course handisport où il ne se privera d'appuyer que "ce sont bel et bien des sportifs comme les autres", ce qui va sans dire mais mieux encore en nous le ressassant. Pas un échec français qui ne deviendra aussitôt dans sa bouche "la cruelle désillusion qui frappe tous les amoureux de l'athlétisme". Et puis Hicham, Christine... cette manie d'appeler les sportifs par leur prénom, je suis désolé, ça m'exaspère.
Montel c'est un Thierry Roland qui serait soudain converti au politiquement correct. Avec lui je ne regarde plus les jeux olympiques, j'ai l'impression de racheter mes péchés de la semaine, de faire ma Bonne Action sous la houlette de Frère Sourire...
4 ans plus tard, je n'ai pas fait ma bonne action, Montel est toujours là, mais voyez comme on gagne en sérénité, je lui ai fermé pour de bon son clapet nian nian, et m'en suis beaucoup mieux porté. Le silence comme source d'inspiration, pour l'avenir de ce blog?











