11 juin 2009

93 millions

C'est peu dire que j'ai aimé le jeu de football. Depuis ma toute première image d'un match de foot en noir et blanc, vu à la télé: Georges Carnus encaisse un cinquième but à Wembley, face aux Champions du Monde. Geoff Hurst est l'avant-centre de l'Equipe d'Angleterre. Il vient de lui en planter trois. Carnus... bras ballants... Mon premier souvenir de foot est celui d'un désastre tricolore. Mais l'image restera si solidement gravée que lorsque vingt-cinq ans plus tard, je produis pour TF1 la cassette "L'Epopée des Verts", je n'ai de cesse de la retrouver à l'INA, parce qu'elle symbolise parfaitement la France plongeant au fond du gouffre dix ans après la 3eme place de Kopa et les siens à la Coupe du Monde de 58 (année de ma naissance).

C'est peu dire que j'ai aimé le footbal, quand mon père m'emmena voir France-Suède en 69, dernier match disputé dans l'ancien Parc des Princes, qui fut détruit pour qu'un nouveau soit bâti à quelques encablures. Un jour, encore à TF1, j'ai rendez-vous avec les hommes d'affaires de Youri Djorkaeff; je vais pour les accueillir dans le hall, et en réalité, surprise, mon visiteur est Jean, son père (dit Tchouki): J'ai un frisson: monsieur ! je vous ai vu marquer sur pénalty à la 42 eme minute de France Suède, j'avais 11 ans! et Jean Claude Bras en avait mis deux en première mi temps! Vous.... on peut dire que vous aimez le football, me répond-il en souriant...

C'est peu dire que j'ai aimé la Coupe du Monde de 70 au Mexique, la première que j'ai suivie en fan. Pelé et son tir de cinquante mètres contre les tchèques... Pelé de la tête face à Gordon Banks, gardien de but à la gueule cassée... La demie finale infernale entre Italie et Allemagne... Les joueurs anglais et leurs noms de pop stars: Allan Ball, Jackie Charlton, Francis Lee...

C'est peu dire que j'ai aimé le football de Johann Cruijff et Neeskens, l'Ajax en folie, les Hollandais de 74 aux looks woodstockiens. Que j'ai suivi l'Epopée des Verts (j'ai perdu mon pucelage un soir de coupe d'europe, ah ah), Que j'ai vibré avec Platoche! quand il marque son premier but sur coup franc lors de sa première sélection en bleu, on fumait un pétard gros comme mon bras, chez ma petite amie de l'époque... on a tellement sauté en l'air que toute les braises se sont répandues sur la moquette de ses parents! Gueule de la copine!!

C'est peu dire que j'ai aimé la Coupe 78! militant trotskiste j'avais manifesté pour qu'on la boycotte vu qu'elle se passait en Argentine en pleine dictature... Mais je regardais quand même les matches! sauf la finale où une copine est venu me rejoindre dans mon studio pour une partie de jambes en l'air qui m'a fait rater la prolongation... Que j'ai aimé France-Allemagne de 82 à Séville, vu dans un bar du côté de Royan, buvant bières sur bières avec des Teutons en vacances, dans une ambiance chaleureuse et fraternelle à mille miles de tout chauvinisme. Battiston sur sa civière, la tension sur le Troisième but (rewind: voix de Larqué... en retrait pour Giresse, en retrait pour Giresse!!!) Didier Six qui foire son tir au but, Et Bossis le sien...

C'est peu dire que j'ai adoré France Brésil de 86. Que j'ai préféré perdre avec Platini que gagner avec Zidane. C'est peu dire que j'ai été fier de produire le film officiel sur la carrière de Platoche, et de déjeuner invité par lui un jour, chez Robuchon...

C'est peu dire que le foot d'aujourd'hui -70 millions pour Kaka, et 93!!! pour Ronaldo, dépensés en 2 jours par le même club-, alors que l'économie du monde vacille, me donne envie de gerber. «L'enchaînement presque quotidien des transferts mirobolants au moment où le football européen fait face à de dangereux défis financiers m'interpelle, a déclaré aujourd'hui Platini. Cet engrenage pose de façon aigüe la question du fair-play financier et de l'équilibre de nos compétitions. ».

Le foot est devenu le plus parlant des symboles d'un monde économique qui n'a plus aucun sens commun. Les clubs y sont propriété des mafias ou des potentats du pétrole, des enfants africains sont encouragés à taper dans la balle plutôt qu'apprendre à lire et écrire, car expliquait à la télé hier un esclavagiste sénégalais ou ivoirien, "ces enfants sont de la marchandise et nous les élevons dans une logique industrielle". Le football est devenu le plus hard des opiums du peuple, le défouloir des nationalismes, le jeu du cirque idéal...

Très loin... Si loin... du jeu que j'ai aimé.

01 août 2008

Le malheur des uns...

                                      Thuram

La nouvelle tombe, et déjà répondent aux pleurs des uns les éclats de joie des autres:

Raymond D (dit raymond l'abscience, je-l'avais-prévu, raymond et vermeil): si on m'enleve Lilian, est ce qu'au moins Desailly sera libre pour la Coupe 2010??? Marius Trésor, à défaut?

Ségolène R : (dit tellement de trucs à la fois que le courage me manque): Enfin un député présentable pour ma "France Métissée de 2012".

Il a déjà les lunettes, lui manque plus que la cravate. Si vous cherchiez un chouette ministre des sports pour une France du Renouveau, une France d'Après Sarko, le cherchez plus, vous l'avez devant vous. En plus, il a un coeur "gros comme ça", on vous dit.

14 octobre 2007

Dimanche, défaite dont j'ai rien à foot.

... Et victoire dont on se tamponne également. 6 buts marqués face aux Iles Féroé, c'est pas l'exploit du siècle. Mais il est vrai que s'ils étaient revenus avec un nul, on en aurait entendu. Disons donc que les garçons ont fait ce qu'ils fallaient pour rendre le match facile et prendre les trois points dans un contexte assez difficile puisqu'il fallait redresser la tête après la défaite contre l'Ecosse et compte tenu des difficultés liées à la météo c'est un résultat qui nous remet dans le bon sens et qu'il faudra confirmer contre la Littuanie? Euhh, Lettonie? Oui enfin, bon. Qu'il faudra confirmer.

Sinon, côté XV, je ne sais si vous êtes au parfum, mais on a perdu. Fallait voir les musiques qu'ils nous ont collés sur les images, à TF1. On n'y a pas lésiné dans le pathos, je vous le dis. Plus dramatique, je voyais que les images du 11 septembre, l'accident de Lady Di, le dernier clip de Yannick Noah. Quel cinoche. Evidemment, qu'ils voulaient gagner, "les Bleus de Laporte"! Mais en face aussi. C'est ça le probleme. Y avaient 15 gaillards qui n'étaient pas venus enfiler des capotes anglaises. Qui voulaient tout autant que "nous" la victoire! Encore que moi, perso, je m'en battais un peu le ballon ovale, pour tout vous avouer. Evidemment que c'est une déception, cette défaite, pour ceux qui s'y sont investis. Mais cette façon de présenter les faits comme si cela relevait d'une injustice, d'un coup du sort... typiquement français. Parce qu'on est présent, la victoire nous serait due. Comme si nous étions par définition les favoris des Dieux. Eh ben non. Les Anglais ont mieux joué le coup, et basta. Déçus, ils peuvent l'être. Mais cette dramatisation de la défaite, ces musiques à la mord moi le poteau,  cet étalage de poncifs à faire pleurer dans les achloums ( la fin de l"aventure; une page qui sera difficile à tourner; c'est terrible pour le groupe)... tout ce que je ne supporte pas chez mes cons patriotes.

Sans oublier la meilleure. Les reportages sur "les femmes des joueurs". TF1 nous en a mis des tartines. Sérieusement. Qu'est ce que j'en ai à cirer des femmes des joueurs? Que viennent-elles faire là? Qu'est ce qu'on s'en tape, de leurs émois, leurs joies, leurs angoisses, leurs euphories et leurs déprimes post défaitum??? Depuis quand les femmes des joueurs sont elles légitimes dans le tableau? Est-ce que ce ne serait pas pour redresser un peu l'image des rugbymen supposés tafioles un chouïa avec tous ces calendriers à jubiler dans les backrooms du Marais? Ce dont je me contrefous allègrement... qu'ils soient du Stade Français ou d'ailleurs, d'ailleurs.

Autre hypothèse. Ce concept de "troupe des femme des joueurs", toutes copines et solidaires dans la victoire comme dans l'adversité, ce gang des belles soeurs agitées du bocage  gloussant dans les travées, a selon toutes probabilités un bel avenir dans chaque compétition officielle. Pour rassembler les mégères ménagères à l'heure des spots... Ce qui aidera à y rameuter L'Oréal, Always et Guerlain.

Réac comme vous me connaissez, inutile de dire que j'aimais mieux l'époque Jean Gachassin.

07 octobre 2007

Dimanche c'est peu foot et c'est tres fete

Bon. Sacrée semaine, quand même. Lyon humilié, encore, par des Ecossais. Sur sa pelouse. 0-3 contre les Rangers (personnellement je préfère le Celtic, étant de culture catholique). L'Ecosse nous réussit décidément mal, cette année...

Marseille se fait trimbaler en championnat, mais réussit l'exploit de l'emporter à Liverpool, terre où jamais équipe française ne s'était imposée. Cela ne les empeche pas, trois jours plus tard, de perdre à nouveau contre les Verts à Geoffroy Guichard: Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix ...

De croix, justement il est question pour Le PSG, qui continue son douloureux chemin... de croix au Parc des Princes. Même en mémoire du sympathique Francis Borelli cette semaine parti sur la Grande Prairie, les joueurs parisiens n'ont pu emporter chez eux un match... C'était contre Rennes. Autant dire que je n'en ai pas été trop chagrin. Reste Lorient, qui continue sa mauvaise passe. En automne, mon désir de Bretagne est toujours plus fort. Je me sens vide et fatigué. En manque d'embruns (et je ne dis pas ça pour Laurent Gloaguen, pas de confuse, hein).

Le meilleur pour la fin. J'ai évidemment regardé France-All Blacks hier. Avec une secrète envie de voir un carnage, histoire de clouer leur bec à tous les chauvins, et aux grognasses blondes qui n'y connaissent rien, en dehors des calendriers métrosexuels grotesques leur permettant de concurrencer les chauffeurs routiers dans les soirées mondaines.

Mais les Bleus furent valeureux. Dominés, puis rebelles. J'ai aimé le défi au moment du Haka, venir les mater à trente centimètres de la ligne(*), même pas peur, et le panache qu'ils ont su y mettre à quelques instants. C'était une belle rencontre en deuxième période, et ils n'ont pas volé leur victoire. Chapeau, les hommes...

(*) j'ai moins aimé ce matin, le besoin du capitaine de préciser "qu'on n'a pas fait ça par manque de respect de leur culture". Toujours et encore cette litanie du respect. Marchez leur sur la gueule, et taisez vous!

30 septembre 2007

Dimanche sans foot, pas sans défaite.

Ce week-end le monde tourne ovale. On ne va pas chipoter, contester leur bonheur aux adeptes de la rugbytude. Faut bien partager un peu. Pour peu qu'ils n'y reviennent pas.

Je pourrais passer sous silence l'affront de mercredi. Aux profits et pertes. En loucedé, rien dire, et m'esbigner en tapinois. Pas mon genre. Je regarde l'adversité droit dans les yeux. Comme il sied au taureau vaincu, hin hin.

0-3. Coup de vent sur le Morbihan. On fut donc battus. Bien battus. "A la maison"; et par Paris, en plus, par ce PSG dont je me paye la fiole tout au long de l'année, et qui en a mis 3 aux Lorientais. Vous me direz, c'était en Coupe de la Ligue. Autant dire un match de charité. N'empêche. Voilà 7 matches sans victoire pour les Merlus. Après un mois d'août exceptionnel... c'est devenu septembre noir au Moustoir. Le sorcier Gourcuff a perdu ses amulettes. Le destin des Bretons se retourne comme une crèpe. Comme dirait mon père "elle vaut pas un coup de cidre, ton équipe".

Mon père adore le rugby. Mais il est devenu aveugle. Est-ce qu'il écoute les matches à la radio? Est-ce qu'il s'en fout? Et des Girondins de Bordeaux?

Faut que je lui passe un petit coup de fil, au dabe.

Sinon, double coup de chapeau à l'Argentine qui...

1. dans une indifférence certaine, qui en dit long sur l'état des mentalités, a emporté la "Coupe du Monde de foot des Gays", où ne participait aucune équipe française, et on se demande bien pourquoi. J'aurais bien vu une équipe sponsorisée par quelque grande métropole française, d'ordinaire assez prompte à dégager des fonds publicq, pour peu qu'il s'agisse de soutenir une initiative "arc-en-ciel", genre chorale homo, association de pêche à la ligne transex, ou cinéma interdit aux hommes et aux hétéros. Là, rien? Sont footophobes, dans la sphère LGBT?

2. en Rugby termine devant "nous", première de son groupe, et nous condamne donc à aller défier les Blax, et à Cardiff. Ca c'est fait. On devrait par conséquent avoir la paix dès cette fin de semaine.

All Blacks ou Australie contre Afrique du Sud. Ca fera une assez chouette finale, non?

23 septembre 2007

Dimanche c'est foot et c'est défaite.

Bien sur, je pourrais donner dans le mauvais humour. Commencer par dire que la mort, face au Mime Marceau, a eu le dernier mot. Ou que cette nouvelle m'a laissé sans voix. Ou, commentant encore la chose avec cynisme, suggérer que les joueurs de l'Olympique de Marseille lui avaient rendu hier, par anticipation, un bien bel hommage.

La défaite de Lorient à Nancy m'engage à plus de discrétion.

Les Merlus boivent la tasse, ces derniers temps. Gros temps sur la Bretagne. A qui me demanderait si je vais aujourd'hui à la Breizh parade qui se tient sur les Champs. Encore une fête de plus. Donc une fête SANS MOI. Encore une "fierté" à la con. Breizh Pride? Vraie opé de marketing communautaire, oui! Moi, la Bretagne, je la conçois de Rennes à la Pointe du Raz, de Cancale à Carnac, au coeur des Monts d'Arée. Dans quelques rues du XIVème, à la rigueur. Mais dans mon coeur, surtout, aux soirs de cafard et de doute, qui ne font jamais longtemps défaut. Et ces soirs là, flotte comme une musique de Gilles Servat (né à Tarbes) autour de moi. La Bretagne est d'abord un sentiment intime. Pas un défilé de cornemuses à Paris, pour fourguer du chouchen ou des pulls marins. Je m'étonne que Patrick Le Lay n'ait point saisi cela.

Cette semaine, on a vu la gifle prise à Barcelone par nos "champions lyonnais". Perso, les lyonnais, j'ai rien contre. Ne serait-ce que parce qu'un de mes tous meilleurs amis, parmi les plus chers, est un gône. C'est comme avec l'Argentine. Ils ont beau se croire les meilleurs du monde, je ressens toujours une affinité, une minimale bienveillance à leur endroit, puisqu'un autre de mes meilleurs amis vient de là-bas. C'est comme Montpellier. Ils peuvent être entrainés par le pire des voyous que la sphère ait porté, je regarde toujours leurs résultats avec bienveillance. Avec une pensée pour Zitoun, 3ème pilier.

N'empêche, cette semaine, le meilleur du foot était à mettre à l'actif de Michel Platini, patron de l'UEFA, affirmant que faire passer l'enjeu économique avant l'enjeu sportif conduisait désormais à faire crever ce sport à petit feu. Feu pétulant de billets amoncelés, plus ou moins blanchis, certes. Mais feu quand même. Y a pas. Platoche, c'est quand même quelqu'un. Il y a peu de gens que je suis vraiment fier d'avoir croisés (je parle pas des amis, des complices, mais des "personnalités", des gens "connus"). Celui là en fait vraiment partie.

16 septembre 2007

Dimanche c'est foot et c'est fête

Vous avez saisi l'idée. Je suis sur le sujet du football englué dans une contradiction insoluble. J'ai appris à lire dans But! et France Foot, ou peu s'en faut. l'anglais Alan Ball, le brésilien Pelé, le stéphanois Revelli, le suédois Magnusson, le yougoslave Skoblar, le malien Keita,  figurent au panthéon de mes héros d'enfance au même titre que John Lennon et Jacques Dutronc. Et je me jette toujours avec autant d'intérêt vers ma boite aux lettres les mardis et vendredis, où je reçois ma dose bihebdomadaire.

Pour autant, c'est peu dire que les manifestations de la sous-culture foot d'aujourd'hui me gonflent et jusqu'à la nausée. C'est au reste un des sujets les plus difficiles à aborder qui soient. S'y bousculent toutes les bien pensances, tous les a priori et toutes les suspicions, et presque toutes les failles du "vivre ensemble". Le foot sent le pognon pas très clean, l'arrogance du fric gagné trop aisément, la mondialisation sans  loi.

Je suis là pris dans une nasse. J'aime le jeu. Mais tout ce qui tourne autour me colle la gerbe.

Car je n'ai aucune sympathie, ou empathie, ou admiration, pour les joueurs, leur arrogance de rappeurs à la redresse, porsches et ferraris, chaînes en or, tatouages débiles et diamants d'oreilles à la con, l'étalage de moins en moins discret des fois ostentatoires qu'accompagnent les dévotions d'avant-matchs toujours relayées par les caméras complices. Les propos stéréotypés des "stars" à grosse tête; et cette flagornerie molle des journalistes qui leur parlent avec cette déférence qu'on doit au Saint Père ou à des prix nobel.

On dit que le FRIC a tué le FOOT. C'est évidemment l'inverse. Il ne s'est jamais si bien porté, financièrement parlant. Sur les terrains, c'est tout autre chose. Matches fermés, cadenassés par le poids démentiel de l'enjeu, sont la monnaie courante. Mais les stades n'en sont pas moins remplis, quand bien même les buts sont rares.

Si Marx existait aujourd'hui, il redirait que la religion est toujours l'OPIUM du peuple. Mais il désignerait Le foot comme son "CRACK". Religion qui se célèbre 7 jours sur 7, plus tyrannique et exigeante que les 3 monothéismes réunis.

Et pourtant. Levé ce matin à 11h, j'étais à 11h10 devant mon "petit écran".

Enfin. PSG s'est imposé à l'extérieur. Mais Marseille s'enfonce. Tant qu'au moins un des deux se couvre de ridicule, je vois la vie en rose.

13 septembre 2007

Drôle de Dram...

Scotland7

Ce qu'on appelle un "dram", en Ecosse, c'est ce verre de forme carrée qui représente une dose de whisky. Vous entrez dans un pub à Edimbourgh ou Inverness,  vous demandez un "dram".

J'adore ce pays. C'est un de mes plus beaux souvenirs de voyage. Ma fille est née la nuit suivant un match France-Ecosse de foot (12 octobre 1989). Au tournoi des V Nations je supporte l'Ecosse,  écouter le Flower Of Scotland me colle les poils.

J'aime Inverness, et le long Loch qui s'étend à ses pieds, sombre et mystérieux. Une photo du Loch Ness trône dans notre salle à manger. Je donnerais un doigt pour rencontrer Nessie.

Je rêve d'y retourner, et d'aller passer une journée dans l'étonnante Roslyn Chapel.

Un jour, je jure avant de mourir que je m'habillerai en kilt.

Il y a des single malts qui valent de grands bordeaux ou bourgogne.

Tout ça pour vous dire que si l'Ecosse nous barre la route pour l'Euro 2008, et ça parait bien parti après la défaite d'hier, ce n'est pas moi qui porterai le deuil de Domenech et de son équipe.

Et que ce soit ce petit peuple là qui renvoie ces m'as tu vus à leurs chères études, je trouve que ça ne manquera pas de sel.

Salt of the Earth.

                                          Flagofscotland

Et tant que nous y sommes! Je glisse ici la vidéo You Tube QUI PROUVE DEFINITIVEMENT l'existence de Nessie, bon sang! Et n'allez pas me casser des rêves de plus de 40 ans, hein!

09 septembre 2007

Dimanche, c'est fête et c'est foot (3)

A chaque jour du Seigneur, je regarde Téléfoute, ou France 2 foot, je surfe sur le site de l'Equipe.

Hier Je n'ai point vu Italie-France. On fêtait les 50 ans d'un ami. Avec Le Tantinet, Raymond Roule Y dort, et Willie The Pimp, on a beuglé du rock comme si l'état de notre prostate en dépendait. Quatre quinquas en plein "air guitar". Les vieux cons portent encore beau. Et putain, ça me fait toujours du bien de les voir.

D'autant que je n'ai rien raté, à ce qu'il semble, de ce choc transalpin, fermé à triple tour par un double rideau défensif de la Squaddra.

Seul constat. Sur TF1, le sémillant Gilardi semble atteint de Sarkozyte aigüe: Vendredi soir commente le matche de rugueuby. Samedi, le voici à Milan pour le foot. Dimanche matin il présente "Télé Rugby", puis Télé Foot.

Demain, la météo, les cours de la bourse, et les résultats du quinté.

Sans transition, cette titre choc capté sur l'Equipe.fr, qui prête à sourire.

Psgchampion A voir la mine enthousiaste des dirigeants parisiens, on mesure comme la perspective les réjouit.

Ou alors, "champion... de Ligue DEUX?"

Je ne soulignerai pas, -private joke- les déboires du club argentin de San Lorenzo, sur sa pelouse. On est battus... Bien battus... Et y a pas qu'à Sinferopol... Enfin, comme disait Saint Thierry Roland: "ça arrive même aux meilleurs..."

02 septembre 2007

Dimanche c'est fête et c'est foot (2)

Une charmante petite histoire. Un ours blanc, un dauphin et un crocodile, discutent.

Tu iras où, toi cette année, en vacances?

Moi dit l'ours blanc, tu sais j'ai une grosse fourrure de poils, ma femme a une grosse fourrure de poils, mes enfants ont une grosse fourrure de poils. Alors pour les vacances, on a choisi d'aller sur la banquise.

Pas con, dit le Dauphin. Moi j'ai des nageoires, ma femme a des nageoires, mes enfants ont des nageoires. Alors on pour les vacances, on ira à la mer...

Logique, dit le crocodile. C'est comme moi: j'ai une grande gueule, ma femme a une grande gueule, mes enfants ont une grande gueule... Alors pour les vacances, on ira à Marseille...

C'était ce ouiquende le "classico" PSG-Marseille. La seule fois de l'année où je suis content que le PSG gagne! A moins qu'ils jouent contre Bastia, mais ça c'est une autre histoire.

Cette histoire de "classico"... voilà encore une belle entourloupe. Il y a Fla-Flu au Brésil (Flamengo Fluminense) , Boca-River en Argentine, Barça-Real en Espagne. Des rendez-vous à faire vibrer tout un peuple, qui appartiennent depuis des décennies à la culture foot.

PSG-Marseille, c'est une rivalité fabriquée ex-nihilo par Tapie et Canal + pour survendre les matches sur la chaîne cryptée. Evidemment, lorsque les deux équipes magouillaient en tête, dominaient le championnat de France, ça pouvait intéresser le bon peuple. Et puis... la haine anti parisienne, qu'on pourrait baptiser capitalophobie, si on se laissait aller, faisait le reste. Parigot Tete de Veau, Parisien tête de chien, ça fonctionne dans toutes les cambrousses, toutes les provinces arriérées, toutes les "régions". N'empêche, cette idée d'un "classico" à la française vous a un petit quelque chose d'assez piteux, à voir les deux clubs végèter dans le marais. Parlez-moi d'un Nancy-Valenciennes! Ca, c'est quelque chose!

Sur France 2 foot, le patron de la Ligue, Monsieur Thiriez, explique qu'il faudra au minimum lâcher 600 bâtons (d'euros, je précise) pour avoir la chance de diffuser l'an prochain des matches aussi prestigieux tels que Metz-Nice, Caen-Le Havre (LE grand derby normand), Lorient-Lille... Un championnat qu'ont déserté cette année les dernières stars françaises qui s'y ennuyaient encore (Malouda, Ribéry) et que fuiront l'an prochain, sans le moindre doute, les Benzema, Nasri, Piquionne, Feindouno,  à présent seuls capables d'illuminer un peu le spectacle. La France devient le dortoir des pré-retraités (Kluivert, Zenden, Wiltord, Juninho) ou la cour de maternelle des jeunes pousses qui, à peine écloses, s'en iront toucher le méga pactole en angleterre, italie, espagne. Là où les charges sociales sont dix fois moins lourdes, les salaires mirobolants, l'argent d'une couleur incertaine, et la rigueur budgétaire la meilleure blague de l'année.

600 bâtons pour ça,? N'en doutons pas, ils signeront des deux pieds. Z'ont pas le choix. Que ne ferait-on pour diffuser l'an prochain encore, le prestigieux "Classico?"....

PS: Rien à voir,  mais ceci est la 666ème note diffusée sur ce blog. Diable!

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