Ma chronique de ce jeudi, dans le Blog Show...
Aujourd’hui, mes amis, j’ai l’âme aux confidences.
Je marchais tout à l’heure jusqu’au studio, tel un promeneur solitaire errant dans les rues du Paris automnal... Et je me suis soudain senti l’âme d’un Rousseau. Je dis Rousseau… … Pas Carole, animatrice des soirées supérette sur TF1… Ou Stéphane, comique québécois plus léger qu’une poutine à l’heure du petit deje, actuellement en spectacle au Bataclan, prix des places… on s’en fout…
Non, je parle de Rousseau, le vrai, Jean Jacques, bande d’ignares! Comme lui je me lance ici dans une Confession. Rappelons-le, ce type était tout à la fois pervers un poil, un rien maso, torturé du bulbe, et bien que suisse, il se fâchait avec tout le monde… Or je le rappelle pour ceux qui arrivent en retard, se faire des ennemis est ici devenu mon Graal hebdomadaire. Pourquoi? Parce que!!!
Parce que ce monde moderne me turlupine, obnubilé qu’il est par la pensée positive comme les maniaques le sont par les petites culottes séchant sur une corde en nylon… Et je sais de quoi je parle… Le beau, le bien, le bon, sont partout, et tout le temps.Or, il faut bien cultiver le mauvais esprit, aussi…et la mauvaise foi… et toutes les mauvaises herbes plus ou moins menacées de disparition! Tant d’eau de rose qui partout coule et dégouline. Il faut bien que suinte un peu de fiel, aussi? C’est pourquoi je me sacrifie. Comme Rousseau, j’assure pour vous le sale boulot. Je suis l’écologiste de votre mauvaise humeur.
Je disais « Mauvaise herbe » … J’ai comme une vague idée que ton invitée du jour, Fred, cultive aussi cette sympathie qu’on a pour les ronces, le chiendent, pour tout ce qui démange, gratte, et colle démangeaisons. Mais j’arrête là cette drague sournoise… Cultiver son réseau d’ennemi est une bien belle occupation… On reçoit des courriers lapidaires, des noms d’oiseau, le vôtre se retrouve cloué au pilori sur des sites bien fréquentés. Parfois, reconnaissons-le, on est aussi repu, rassasié, comme les pauvres, d'un premier compliment … En somme c’est comme au flipper, on gagne on perd, on paye de sa personne. Aucune bassesse n’est à exclure a priori. Je rappelle notamment la Règle 13, qui est le nombre de Judas : Abandonne tes alliés, non pour le seul usage de la trahison, mais pour la beauté du geste. Par exemple si je lâche cette phrase: françaises et françaises, blogueuses et blogueuses, je vous ai comprises! Aussitôt les machos, les mysos, de tous poils et de tous acabits, les phallocrates, porteurs de cravate, les surchargés à la testostérone, les z’hommes, les mecs, les gugusses, les gaziers, les rombiers, tous mes frères de souffrance qu’hier encore je défendais… se sentiront d’un coup floués, trahis. Venant d’un beauf abîmé tel que moi, je sais c’est bas, c’est veule.
Mais c’est ainsi: Oui je prétends ce jour rendre grâce à la femme. Ne nous emballons pas: je dit LA femme. Pas LES femmes. Dans ce pluriel il y a plus qu’une nuance. Entre ce la et ce les, Il y a toute la longueur du TGV Paris Côte d’Azur!
LES femmes, modèle courant, ne m’inspirent souvent qu’indifférence. Elles ballottent leur triste existence entre bus et métros, et poussent des poussettes. Elles rôdent et s’agitent dans les grands bureaux open space où ces malheureuses tentent de gagner leurs vies modernes et mécaniques, à bâtir des carrières… Etrange ambition que devenir en tout navrantes et fades, aussi prévisibles que les hommes, en ce qu’ils ont de plus standard, de plus plat, de plus définitivement ennuyeux. Je les plains, ces donzelles, autant que j’oublie de les admirer, et même soyons clair, de les apercevoir. Elles me sont invisibles. Puisqu’elles sont transparentes.
D’un autre côté soyons objectif! Mon opinion les indiffère: elles ne me voient pas non plus! Sinon pour se moquer, me jeter des pierres, comme jadis on maltraitait Quasimodo. Oui. J’en rajoute... mon côté cocker: œil torve, lippe mouillée, on a les stratégies de séduction qu’on peut. Je disais « hommage en ce jour à LA femme. » Je veux parler d’être humain. Comme dans le fabuleux Little Big Man, les Peaux Rouges y définissaient ainsi les individus d’exception. C’est-à-dire eux-mêmes. Human being.
On imaginerait alors un être intense, de chair et d’émotions, de larmes et de rires, un être de talents, de fougue, de rage, et d’immense générosité. Hommes, ou femmes, des comme ça, j’en ai pas croisé des masses… Mais inutile pour autant de me vanter les mérites ou les grâces de vos voisines de palier, de vos sous-chefs adjointes au contrôle de gestion, ou mieux, ou pis, de la déléguée de parents d’élèves à l’école primaire Françoise Dolto où végète toujours votre petit dernier… Inutile de … Bon ! Stop ! Arrêtons. C’en est trop.
Je sais ce que vous vous dites. Ce type, là, le gros, il cause, il cause, il fait des phrases, Il nous la joue fâché avec tout le monde et en réalité il nous embrouille. Et la raison est simple, à ses côtés siège aujourd’hui une meuf, de sulfureuse réputation, qui en moins de temps qu’il n’en faut à Raphael pour commettre une fausse note et nous taper sur le système, saurait lui en retourner deux. En vérité l’affaire est plus subtile. Oui! je tourne autour du pot, Oui je cherche mes mots, Soit! Mais c’est que je suis comme tout le monde ici, troublé par la mômaque. … Et pas pour les raisons que vous croyez… Je sais bien qu’elle dégaine plus vite que Calamity Jane. Mais je ne crains pas pour ma santé. C’est juste que… comment dire je suis là comme un veau à faire semblant de râler, semblant d’être fâché, alors que bas les masques! je suis juste énervé comme une tapette à souris à l’idée de croiser à nouveau ma copine, ma camarade, mon coach secret, ma pourvoyeuse en émotions internautiques…
Je fais semblant d’être méchant, et je suis juste heureux comme un pou. Alors, quand je parle de femme d’exception, dans tous les sens du terme, chacun devine où nous conduisent mes gros sabots. Voilà deux ans, j’ignorais comme vous sans doute jusqu’à la signification du mot « blog »… Et désormais l’existence de certains d’entre eux m’est indispensable Que j’y aille ou non chaque jour, je me refuse à penser qu’ils pourraient ne plus exister. Et parmi ceux là, celui-ci, celui de la dame qui est là.
Qui semble ne pas mesurer à quel niveau elle a placé la barre. Quiconque ne l’a pas lue ignore tout d’internet, des émotions et révoltes qu’il sait susciter. On parle d’univers virtuel? Je rigole… Les mots qui s’alignent là-bas, n’ont rien de virtuel, rien d’irréel rien d’artificiel. Rien de superficiel. Rien de … ça y est ça me reprend, je joue « Gros Corps Malade! »
Il y a deux ans j’ignorais son nom, son surnom, son existence. Aujourd’hui, je la considère simplement comme la plus talentueuse d’entre nous tous, l plus étonnante, la plus désarçonnante, la plus tourneboulante.
Je ne suis pas, comme Rousseau, jaloux du talent des autres. Je me sens riche de le voir exister, heureux qu’il accompagne des gens que je connais. Des gens que j’aime. Car oui. mince de scoop! Je suis capable de ça aussi… Alors pour la fâcherie, mesdames messieurs revenez la semaine prochaine, aujourd’hui la boite est en panne. Cmme tous ici, j suis euphorique et joyeux, admiratif et foutrement content.
Vous savez la chute de cette chronique: si vous devez sortir, n’oubliez pas un bon gilet pare balles vaut mieux que deux tu l’auras. Inutile aujourd’hui,. Car de deux choses, l’une, comme disait la sage femme… Soit vous connaissez son blog, et je n’ai rien à ajouter. Soit vous irez le découvrir après cette émission, et là, autant vous l’annoncer… … Qu’elle vise la tête, le cœur, les tripes, chacune de ses phrases est une balle de magnum. Chacune est un scud qui toujours atteint sa cible. Et nous le savons, celle qui tient le gun est pareille aux phrases qu’elle invente. Farouche. Indomptable. Et belle. Et parfois terrible. Exactement comme la vie. Sachez-le, de ces munitions là, aucun gilet pare balles ne saura vous protéger. Nous sommes nombreux, pour notre bonheur, à en subir les ravages.
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