03 octobre 2008

Blind Test, correction des copies, 3eme.

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Hey Kids, nous continuons la correction des copies du Blind Test, pour ceux qui ont joué et ceux qui veulent en savoir plus. Aujourd'hui, le 3eme volet, mis en ligne le 10 juillet....

Question 3-1 : Catégorie Guitare, Niveau Relax… (Valeur 1 point)

J'aurais donné ma main gauche pour pouvoir un jour jouer ce solo, ce qui aurait été totalement idiot, disais-je. Il fallait naturellement reconnaitre Eric Clapton dans la version de Layla qui figure sur son album "Unplugged". J'adore ce solo.

Question 3-2 : Catégorie Vocaliste, Niveau Relax… (Valeur 1 point)

Cette chanteuse à la voix troublante et si personnelle était celle de Beth Gibbons, chanteuse de Portishead, et là dans un extrait de son MAGNIFIQUE (mais démoralisant) album solo...

Question 3-3 : Catégorie Groupe, Niveau Relax… (Valeur 1 point)

Quel film a redonné son lustre à ce morceau longtemps oublié de tous? L'excellent RESERVOIR DOGS, bien sûr! Le morceau c'est "Stuck In The Middle With You", du très discret par ailleurs Stealers Wheel...

Question 3-4 : Catégorie Reprise, Niveau Relax… (Valeur 1 point)

Cette reprise folk était signé Patti Smith, tirée de son album de reprises "12". En l'occurrence ce "tube énormissime... que par ailleurs je déteste" est Smell Like Teens Spirit de Nirvana.

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Venait le moment de la QUESTION HORS SUJET 

A quel compositeur était-il ici rendu hommage? à Erik Satie, pour une adaptation jazzy-rock d'une gymnopédie signée Blood Sweat & Tears.

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Question 3-5: Catégorie Guitare, Niveau Pointu… (Valeur 4 points)

Dans la famille "guitaristes plus fins qu'on le dit parfois", il fallait reconnaitre Bill Gibbons, des très testostéronés ZZ TOP.

Question 3-6 : Catégorie Vocaliste, Niveau Pointu… (Valeur 4 points)

L'immense musicien qui démarra sa carrière dans cet obscur groupe de "doo-wop", n'était autre que FRANK ZAPPA. Pour info, cet enregistrement est très probablement le premier auquel il ait jamais participé, bien avant la création des Mothers of Invention...

Question 3-7 : Catégorie Groupe, Niveau Pointu… (Valeur 4 points)

Le groupe de jeunes d'aujourd'hui qu'il fallait reconnaitre était les très recommandables FRATELLIS.

Question 3-8 : Catégorie Reprise, Niveau Pointu… (Valeur 4 points)

Quant à cette reprise d'une de mes icônes (Bob Dylan, le morceau est Absolutely Sweet Marie) elle était signée des très country pop JASON & THE SCORCHERS (en photo plus haut...)

Enfin venait LA SPECIALE DU CHEF....

Cette belle reprise d'Hey Jude était interprétée par Wilson Pickett, mais là n'était pas la question. Le guitariste qui à la fin prenait "le solo jouissif des familles" était donc Duane Allman des Allman Brothers. Cela dit, quelques jours après la parution de ma note, je me rendis compte que Rock & Folk venait de sortir un papier sur la saga des frères Allman, où il était largement fait mention de cet enregistrement légendaire... Quand les grands esprits se rencontrent...

A demain 8 heures pour le 4eme volume des aventures du blind test.

13 janvier 2007

Sus aux candidats!

Voici le texte de ma chronique Resse Express du Blog Show de jeudi 11...

Ainsi donc nous sommes entrés de plain-pied dans la nouvelle année.

2007... C'est-à-dire un « 2 », immédiatement suivi du code personnel de l’agent Bond, James Bond. Ce coup du 007, on a du me le faire une bonne dizaine de fois en moins de dix jours… Au point qu'à mon tour, l’envie de réclamer MON Walter PPK, avec permis de m’en servir, commence sérieusement à me démanger.

Ce serait d’ailleurs utile : les 12 mois à venir seront propices aux tirs nourris dans les coins et aux règlements de comptes (pas seulement à ok coral). Faut que ça saigne ! sera le mot d’ordre des 365 jours à venir.

Pour en sortir indemnes, Il faudrait le charme et l’habileté de l’Agent James déjà cité, ou mieux encore la détermination d’une Clémentine Autain à l’heure du vidage de lave-vaisselle, quand il faut décider qui de monsieur ou madame devra s’y coller. En général, la question se résout sans rebondissements : madame gagne et monsieur vide. Question suspense, on fait mieux. Alors, à vous qui rêvez de combats incertains et de sang sur les carreaux, je propose un scoop, qui a peut-être échappé à certains : l’année 2007 est une année ELECTORALE.

Et oui ! Au cas où vous ne le sauriez pas, c’est dans 100 jours AUJOURD’HUI, EXACTEMENT, le premier tour de l’élection présidentielle. Pas trop tôt… Jadis on nous bassinait avec les élections six mois avant leur échéance. Ca laissait deux années peinard par septennat, sauf en cas de pompidolite gonflante, qui oblige le joueur à sortir du terrain avant le coup de sifflet final. Maintenant, c’est tous les cinq ans. Et comme certains entrent en campagne quatre ans avant l'échéance, avant même d’être effleuré par l’idée d’éventuellement voter pour eux, d’applaudir à leur élection, je me trouve envahi par celle de les punir, les virer, les exproprier sans préavis, par un « vote sanction » dont ils se souviendraient longtemps. Alors, quitte à me fâcher avec tout le monde en 2007, autant commencer de suite, avec les plus puissants.

Prenons le maire de Neuilly. Il a décidé de partir de loin. Il piaffe sur la ligne de départ depuis le lendemain du second tour de 2002. Du coup il a déjà l’air épuisé! Le problème est qu’il m’épuise tout autant. Faites le test : la marionnette de Chirac aux Guignols arrive ENCORE à m’arracher parfois un vague sourire. Celle du ministre des cultes me sort depuis longtemps par tous les trous. (trous du culte, évidemment). Vous me direz ce n’est pas SA faute, mais celle des auteurs qui le font passer pour un dangereux agité du bocal. Je réponds qu’on a les caricatures qu’on mérite. Même et peut-etre surtout quand elles sont cruelles. Ils se moquent de sa petite taille, qui à l’évidence le complexe : il compense, c’est pour ça qu’il est très méchant ! De là lui viendrait ce côté "père fouettard", qui donne envie de l’affubler de vilains surnoms, « Nabot Leon » ou « Mussoli-nain ». Ce n’est guère charitable. Je dirai juste ceci. Ce « petit nicolas » me parait moins attendrissant que celui de Goscinny. Et s’il a de grandes ambitions, je crains pour lui qu’elles rétrécissent au lavage.

J’ai déjà confié ici le peu d’enthousiasme que m’inspire sa camarade de pugilat final, Notre Dame du Poitou. Ah! son côté madone illuminée, dans son tailleur immaculé… Ce merveilleux sourire content de soi, traversé par la grâce. Tantôt elle nous la joue directrice d’école accueillant les mamans sous le préau de la cour de récré, avec vocabulaire d’environ cinquante mots, sans compter ceux qu’elle invente, pour exprimer comme elle dit, « la densité de sa pensée ». Et tantôt c’est la petite mère du peuple s’adressant à ses ptitnenfants qu’elle prend manifestement pour des ahuris complets. Comme en témoigne cette inoubliable citation : « quand on gagne beaucoup beaucoup d’argent comme johnny, on se doit de donner le bon exemple ».

Père fouettard ou mère nianian. Voilà votre choix. Ca donne envie, non ? Vous me direz, ça peut encore changer : un troisième homme peut s’inviter dans ce combat final, et nous offrir un fameux coup de théâtre. En même temps, si c’est pour se taper "21 Avril 2002, le Retour du Grand Méchant Loup"... merci!, j’ai déjà vu le film. Sur ces vieux jours, l’ogre de Saint-Cloud semble avoir déposé son dentier au fond du gobelet. N’importe, je ne me hasarderais pas à laisser traîner un doigt dans sa gamelle. En réalité je vais vous faire une confidence : aujourd’hui c’est sa fille qui me fout les chocottes! Je l’ai croisée un jour (véridique) à l’aéroport d’Orly: sur le moment j’ai cru que c’était ELLE qui protégeait son garde du corps… Rien que cette voix, travaillée à la gitane sans filtre, me donne des cauchemars. Franchement, quitte à donner dans le gore, je voterais plus facilement pour Freddy Krueger.

Et puis il y a François Bayrou. Mais rien qu’imaginer les éclats de rire secouant à l’autre bout du poste les spectateurs du blogshow, je suis déjà désespéré. Bayrou : l’homme qui prétend incarner la troisième voie, et qui en même temps se déclare prêt à devenir premier ministre de l’un comme de l’autre des deux "grands" candidats… Manière de révéler que lui-même ne croit pas un instant à ses chances de succès. Alors, si lui n’y croit pas…

Je passerai rapidement sur le cas Marie Georges Buffet, que même ses plus proches amis (Bové, Autain,) rêvent de renvoyer à ses jardins du Blanc-Mesnil. Si j’étais elle, je surveillerais mon horoscope, et ferais TRES attention en descendant les escaliers. Un malheur est si vite arrivé.

Par charité chrétienne je passerai sous silence le cas Voynet, qui c’est sur va s’en prendre une bonne (d’avoinée). J’ose à peine évoquer la présence du Vicomte Phillipe le Jolis de Villiers de Saintignon dont le nom tout entier ne tient pas sur un bulletin de vote normal et bon, on va déjà bousiller suffisamment d’arbres dans cette affaire, pour n’en pas rajouter.

Par respect pour son grand âge, je ne dirai rien du cas d’Arlette des Lilas. Depuis le temps qu’elle conduit des campagnes, elle aura finalement passé plus de temps sur les plateaux télé qu’au guichet du crédit lyonnais où elle dit avoir gagné sa vie. Reste le trotskyste rappeur à vélo. Au plan du look, il apparaît à beaucoup le plus sympathique, mais ne vous y trompez pas! c’est juste qu’il est plus jeune. En réalité, je le crois davantage capable d’arriver à la question 15 de "qui veut gagner des millions" sans faire appel à un ami, que de le voir s’installer pour de vrai rue Saint Honoré, avec bail de cinq ans.

Voilà, on a fait le tour. Inutile d’espérer porter vos suffrages sur la chanteuse Marina, Le chien Pluto, Lilian Thuram ou Jacqueline de Romilly récemment promue grand croix de la légion d’horreur, aucun n’aura les 500 signatures. Avec tout ça, si je ne vous ai pas pourri le moral pour la fin de journée, c’est à désespérer des contributions directes.

Je sais ce que vous allez me dire. Tu trouves qu’on parle trop des élections et toi aussi tu nous bassines avec. C’est qu’en réalité j’ai une solution de remplacement. Qui permet de voter pour plusieurs candidats. Il y en a pour tous les gouts : des créateurs, des blogueurs, des blagueurs, des podcasteurs, citoyens ou pas, de l’un et l’autre sexe, qui ne demandent ni gloire ni pouvoir, mais juste de se faire connaître pour s’exprimer, créer, délirer, inventer. La vraie, la grande, la belle élection, c’est maintenant là tout de suite, qu’elle se joue.

Vous allez sur le site du Festival de Romans, et là vous votez pour le BLOGSHOW dans la catégorie Podcast… Pour Fred de Mai dans la catégorie Photos, et pour votre serviteur, le gros vilain Resse, dans la catégorie expression citoyenne. En 3 clics, vous aurez fait 3 bonnes actions. Et lorsqu’on vous demandera « pour qui tu votes, toi? », vous leur direz « pour moi c’est fait, la vie est belle, et côté flingue je ne crains personne: j’ai mon gilet pare-balles qui comme chacun sait, vaut mieux que deux tu l’auras ».

PS: Plus que jamais je vous exorte aussi à voter pour Folie Privée et Blaise. Mes amis. Et pour Antoine et Rose, le blog à 4 mains de nos 2 amoureux préférés!

22 décembre 2006

Sus au jeu de l'Ego!

Voici mon ultime chronique du Blog Show 2006, lors de l'émission du jeudi 21...

N1buche Comment parvenir à la brouille avec ses contemporains la semaine de Noël ? L’exercice de style comporte des embûches. C’est normal. Ce sont les fameuses embûches de Noel. (ici prévoir des rires enregistrés).

Ecartons d’entrée de jeu deux solutions de facilité. La première consiste à se fâcher à vie avec toute la communauté des moutards de moins de 7 ans de ce pays. Parmi lesquels on compte de toutes façons une proportion considérable de futurs aigris, d’abrutis parfaits, une palette d’intolérants potentiels de fort beau calibre, ainsi qu’une brassée de m’as-tu vus fieffés dont certains sauront me dézinguer l’âge de la retraite, à peine auront-ils quitté les rangs de l’ENA.

Je peux anéantir ces misérables en un rien de temps: en leur servant quelque croustillante révélation de mon crû, qui leur pourrira en grand la fin d’année... j’y évoquerais par exemple les rumeurs persistantes concernant tel vieillard cacochyme à la barbe immaculée, fort enclin à satisfaire les envies consuméristes des mouflets surnourris de nos contrées occidentales… Je dévoilerais que toute cette histoire sent l’embrouille à plein nez, qu’il y aurait là des salaires fictifs et de l’abus de confiance en pagaille, et que l’existence même du bonhomme serait sujette à caution. L’affaire serait rondement menée. Mais je n’en ferai rien. Trop facile. Et puis... ils sont déjà tellement méchants entre eux, les mômes, qu’il s’en trouve toujours un plus vieux pour flinguer les espoirs du plus jeune, et lui casser le morceau… L’enfant est un loup pour l’homme…

Je pourrais aussi m’en prendre à leurs parents, qui ne valent guère mieux. Et puisque nous sommes sur un show dédié à l’univers des blogs, je pourrais fustiger certains trentenaires adeptes des communications numériques, qui ces jours-ci se plaisent à jouer je cause plus je flingue. Sur les blogs où d’ordinaire je viens perdre mon temps, comme disait Signoret, fleurissent mille messages indiquant que le blogueur aussi est un loup pour son frère.

Il est croustillant de noter que ces règlements de compte fleurissent à quelques jours à peine de ce qu’on appelle la "trêve des confiseurs". Trêve, pour bien marquer que cette Quinzaine du Divin Enfant signe provisoirement celle des armes, qu'on remise aux placards, des peaux de banane, qu’on raccroche au clou. L’homme demeure un carnassier pour son voisin de palier, mais décide pour deux semaines de se faire les dents ailleurs que sur le dos de ses congénères. Il se rattrape sur des pilons de dinde, des chairs de homards parfumées, des cuissots juteux et charnus. Sauf sur la planète internaute, donc où l’on parlera plutôt de CREVE des confiseurs, avec un « C » comme dans… Peu importe. Si ce petit monde s’amuse à me copier, à chercher l’embrouille comme le paysan les cèpes, je préfère m’abstenir. Même pour les bagarres, je m’en remets, comme toujours, à la sagesse d’un Brassens, qui aimait à rappeler que dès qu’on est plus de quatre on est une bande de…. Vous m’avez compris.

N3_perenoelJe peux me fâcher avec tous les candidats déclarés ou à venir de l’élection présidentielle. Rien de plus simple : il suffit de les assurer, toutes et tous, de mon infini mépris, leur préciser qu’aucun d’eux n’aura ma voix.

Je pourrais me fâcher avec le Père Noël, qui m’offrit une année 2006 assez merdique, alors que le millésime 2005 avait déjà, sincèrement, laissé à désirer.

N4_merenoel Je pourrais me brouiller avec sa concubine, la Mère Noël qui l’an dernier ne fut pas fichue de livrer à temps cette guêpière en skaï noir pourtant tant attendue, et pas davantage le fouet à crans cloutés qui m’évoquait les « disciplines » chères aux jansénistes du 17ème siècle, récemment remises au goût du jour par le Da Vinci Code.

N6_discipline Et, tiens, puisque nous en sommes à la flagellation, je pourrais en vérité, me fâcher avec tant de monde... et tant de monde n’en aurait au bout du compte, rien à talquer. Car enfin, Resse. Pour qui te prends-tu ? Réveille toi! Personne en ce monde, tu dois le reconnaître, ne porte la moindre attention à tes aigreurs, fussent-elles mises en ligne.

Et Oui, Resse, c’est avec toi que je veux aujourd’hui me fâcher (en un bel élan schyzophrène). Tu peux ironiser jusqu’à la messe de minuit incluse, tancer toutes les catégories d’individus et individuses que tu méprises en ce bas-monde : les faux témoins, les vrais salauds, les amis hypocrites et les fourbes ennemis, les féministes hystériques et les machos décérébrés, les faux-culs et les vrais dévots, les béni-oui-oui, les Tartuffe de salon, les Trissotin de carnaval, -y compris ceux connectés à l’ADSL-, les précieux ridicules et les femmes ignorantes,

N7_bus Tu peux les moquer, les ridiculiser, ils s’en fichent et s’en tapent et s’en contrefoutent jusqu’à la Saint Sylvestre, à pied à cheval et même en autobus (cliquez éventuellement sur la photo ci-contre). Tes ratiocinations n’ont pas la moindre utilité. Veux tu que je te dise, tu fais comme les autres, pauvre naïf.

N8_timeParce que tu apparais parfois dans le classement de tel journal parmi les blogueurs qui comptent, - encore qu’on ne te voit jamais dans les classements qui comptent vraiment… tu n’es en somme qu’un de ces innombrables TechnoRatés de la blogosphère-, tu finis par croire que ton avis importe, pour de bon.

Le Time te le fait croire : il te met en couverture, te cites comme homme de l’année, au même titre que (tout de même) quelques millions de tes contemporains qui passent leurs soirées sur internet, pendant que le voisin du dessus lutine leur compagne. Parce que tu ponds ce petit blog où cinquante zigotos viennent lire tes rodomontades, tu finis par te croire important.

N9_desproges3Parfois, dans les soirées de blogueurs où chacun se renifle le popotin, on te reconnaît, on te donne des compliments, et toi tu les écoutes ! Si l’on te dit que tu as l’esprit d’un Desproges, la verve d’un Coluche, le poids d’un Carlier, tu n’entends que les deux premiers compliments, alors qu’en réalité le troisième seul apparaît pertinent. Non, Resse, à deux jours de Noel n’attends pas de moi le moindre cadeau. Tu t’écoutes un peu trop écrire.

Et tu finis par te citer, précisant parfois « j’ai écrit une note sur le sujet dont je ne suis pas mécontent». Tu lis les commentaires qu’on t’adresse, et tu en déduis pour de vrai la pertinence de tes divagations.

Comme tu feins d’avoir quelque lucidité sur les autres et sur toi, tu t’amuses à voir les égos de blogueurs gonfler à mesure que leurs notes sur google sont référencées. Mais tu oublies le nombre de fois où tu as toi-même googlisé ton propre nom, vérifié ce qu’il se disait sur ta personne, ton style, tes opinions, tes impertinences, hélas souvent convenues. En revanche, à ce vrai livre, que tu rêverais pour de bon d’écrire, tu n’auras –misérable- pas consacré dix heures cette année. Tu as fini, pauvre blogueur, par te prendre pour quelqu’un.

Certes tu n’es pas le seul. Cela fût-il jamais une excuse ? Le nombre exonéra-t-il jamais les collabos ordinaires ? Allons Resse! regagne le sol. Et plutôt qu’attendre des autres qu’ils dégonflent leur égos en forme de montgolfières… surveille le tien, qui n’est pas mal non plus. Souviens toi certain soir, on t’a montré dans une glace l’homme qui était ton pire ennemi. Tu l’as regardé, et tu t’es reconnu. Cela ne t’a pas empêché d’en faire par la suite, des bêtises et des âneries, suivant trop souvent les mauvais conseils de celui qui te colle aux basques.

Cher Resse, le conseil que je t’offre te fera l’année 2007 si par hasard tu l’écoutes. Avant de t’en prendre aux tares de la terre entière, comme tu aimes à le faire, commence donc par flinguer celles dont tu ne parviens pas dans la VRAIE vie, à te défaire. Ainsi, au lieu de proposer aux autres de sortir avec un bon gilet pare balles qui - dis-tu-, vaux mieux que deux tu l’auras, ose ce vrai courage: risque pour de bons les balles qui te visent. Peut-être ensuite, quelques-uns de ces blogueurs qui te font aujourd’hui sourire, oseront, plutôt qu’écouter tes conseils, suivre à leur tour ce courageux exemple?

09 décembre 2006

Sus aux "Barons"!

Au blogshow de jeudi 5 décembre, l'invitée était la talentueuse Virginie Talavera... Il va sans dire que toutes les perfidies ici énoncées sont à prendre AVEC LE SOURIRE, et AU SECOND DEGRE. Tout ceci n'a AUCUNE IMPORTANCE, il s'agit de TAQUINERIES.

01hrn_1resse_vous_deteste Tu ne le sais peut-être pas, chère Virginie, J’ai pris le pari, chaque jeudi, de me mettre ici à dos une nouvelle catégorie de citoyennes et citoyens. En fait, si ! tu le sais… Car ne le cache pas, coquine, tu roules à vélo ! Tu es par conséquent l’illustration vivante que, nulle sur cette terre, pas même toi, ne saurait être parfaite. Mais je te pardonne bien volontiers. D’autant que j’ai aujourd’hui d’autres cibles dans ma ligne de mire.

A commencer par toi, Fred de Mai ! Jugez-en : chaque jeudi l’homme qui dirige le Blog Show d’une poigne avisée, un de ceux qu’on surnomme avec un tremblement dans la voix « Barons des blogs », me met la pression. Il m’invite à dire du mal de mes contemporains… mais chaque fois, le bougre choisit ses invités comme s’il voulait désamorcer la bombe qui ne demande en moi qu’à éclater. Qu’on en juge. Les semaines précédentes il conviait ici la délicieuse Fanny Bouton… puis ce fut l’atomique Folie Privée, soit deux de mes favorites dans ce qu’il est convenu d’appeler la blogosphère.

Aujourd’hui, le perfide réitère. Et te voilà Virginie, au centre de ce show, qui de show, devient aussitôt bouillant. Blogueuses, blogueurs, je vous pose sincèrement la question : comment imaginer un seul instant qu’on pût s’échauffer la bile en présence d’une aussi lumineuse présence ? Le pire pit-bull, le plus odieux hooligan, la plus teigneuse racaille, le CRS le plus défoncé à la colle à rustines, et jusqu’au Resse le plus exécrable, tout ce qu’on pût imaginer de pire sur cette terre aussitôt rendrait les armes et les déposerait sans mugir aux pieds de Virginie Talavera.

01hrn_4virginie Madame, vos peintures rendent grâce à la beauté des femmes, à leur force, à leur sensualité, à leur merveilleuse pulsion de vie, avec un talent tel que les voyant on se prend à désirer les voir conduire le monde.

A vos modèles, existantes ou rêvées, je donnerais volontiers les clés du camion, la signature sur mon carnet de chèques, tant elles respirent l’assurance tranquille que l’univers ne tourne en réalité que pour elles.

Et puis regardez comme c’est étrange, j’observe un portrait de Michèle Alliot Marie, Marie Ségolène, Christine Boutin.... Et aussitôt cette euphorie s’estompe ! Me voilà redescendu sur Terre. N’importe, chère Virginie, je retournerai dans l’espace admirer vos œuvres, car elles nous rendent l’univers un peu plus supportable. Voilà Fred de mai, les perfidies auxquelles tu me contrains !

On ne peut pas dire que tu m’aides ! D’autant que tu avais un moment songé à inviter le dénommé Loïc Le Meur… Autre Baron. Ah c’eut été plus facile. Il est je crois celui qu’on surnomme le pape des blogs. C’est lui qui organise bientôt une gigantesque conférence sur le Web 3. Eh ba, Ferait mieux de faire tourner correctement le Web 1! Voilà cinq jours en effet que mes quelques lecteurs quotidiens se voient interdits de commentaires sur le modeste blog que j’écris seul, le soir, à la chandelle, emmitouflé dans une vieille laine, une tisane infusant dans une vieille tasse en fer. Aucun de ces habitués ne peut plus saluer mes diatribes, féliciter la pertinence de mes analyses. Et fort curieusement, ce bug date du jour où j’annonçais à la face du monde, qui n’attendait c’est vrai que cette révélation, que je ne voterais pas plus pour Nicolas Sarkozy que pour Notre Dame du Poitou, dont j’ai maintes fois précisé la méfiance qu’elle m’inspire… Voilà bien le pouvoir occulte des Barons.Et rappelons le, ce n’est pas parce que vous êtes paranoïaque que personne ne vous débine en secret.

A moins que ce Loïc ait cru que de manière fort vile-, je tenterais de lui extorquer une ristourne sur les sommes il est vrai exorbitantes qu’il me prélève chaque mois pour diffuser en ligne ma prose atrabilaire, mes délires imprécateurs, mes angoisses mal dégrossies. Ce serait mal me connaître. Déjà au marché aux puces, il y a vingt-cinq ans, j’étais le seul à ne discuter aucun tarif. Je payais tout, tuniques indiennes, chilums sculptés, jean’s tombés du camion, au prix qu’exigeait le fripier. On est pauvre, et mal appris mais on a sa dignité.

Fred, Loïc… Le pouvoir des Barons du Blog esit exorbitant, lui aussi. Vers eux s’exerce enfin ma colère (et mon courroux, coucou, ajoutait le grand Desproges, que Le Tout puissant le conserve en sa Sainte Garde)

01hrn_5barons_blogueurs Une magnifique photo court actuellement sur tous les blogs, où certains d’entre eux posent comme des Men In Black. Il semble qu’un montage leur ait d’ailleurs très légèrement gonflé la sphère supérieure. Est-ce à cire qu’ils prennent un peu facilement la grosse tête ? Ou qu’ils sont les têtes pensantes de la blogosphère ? Il se dit qu’ils font la pluie et le beau temps sur ce petit monde d’écrivailleurs, aux égos par ailleurs souvent démesurés. Vous seriez donc, Messieurs les Barons ; les consciences, les démiurges et les manipulateurs habiles de l’internet. Vous seriez constitué en une sorte de shadow cabinet, gouvernement occulte des blogs et qui mènerait ce petit monde à leur guise.

01hrn_6christopheg_1 Parmi eux, je n’en dénoncerai qu’un. L’homme qui d’un air taquin arrose les polémiques comme d’autres les rosiers sur leur balcon. Le mystérieux Christophe G. tente ces jours-ci de dénicher sur la toile de nouveaux talents. Et derrière l’entrepreneur idéaliste, je me demande s’il n’aurait pas dans l’idée de signer ensuite ceux qui rencontreraient les faveurs du public internaute… En somme il se préparerait une reconversion façon Colonel Parker ou Johnny Starck engageant au choix, Elvis Presley ou Mireille Mathieu.

Mais, voyez comme le monde est étrange. Alors qu’une part de moi voudrait dénoncer ses menées souterraines, sinon subversives, mon autre moitié m’invite à n’en rien dévoiler. Car je suis, croyez le ou non, inscrit moi-même au Concours du Festival de Romans… Je le suis dans la catégorie d’expression citoyenne, où je tiendrai probablement le rôle du vilain petit canard noir à cinq pattes. J’y croiserai le fer avec différentes initiatives collectives concernées désireuses d’entraîner la société dans le bon sens, alors que je ne rêve, moi, que de la voir aller nulle part.

Qu’on en juge, sont déjà inscrits contre moi, le blog des citoyens rebelles et mal voyants, celui des défenseurs du vide-grenier équitable de La-Selle-Saint-Cloud, le blog pour le mariage des prêtres trans et lesbiens, et celui pour le développement harmonieux des balcons fleuris du quartier des poètes à Bobigny Sous Bois.

Autant le dire, j’aurai du mal à triompher.

Je pourrais citer maints autres barons qui font la blogosphère quotidienne. Certains passent dit-on deux heures par jour à vérifier l’état de leurs stats chez Technorati. D’autres pour gonfler leur audience, organisent maints concours sympathiques, ma tête avec un slip sur la tête ou ma tête en sandwich au pâté. Il est donc maints barons. Et pas une baronne. On jugerait cela surprenant. En réalité, pendant qu’ils s’agitent et s’observent, et se commentent, et se chamaillent, et s’envoient des messages codés, les blogueuses, elles, sans bruit, écrivent des poèmes, dessinent ou sculptent ou peignent des toiles qu’elles déposent ensuite sur la toile comme autant de cadeaux que nous autres, gros bêtas, ne méritons pas. Au milieu des barons guerroyant, quelques princesses en somme, aux pinceaux chatoyants.

Je me demande si je ne vais pas finalement, m’offrir une petite intervention chirurgicale… Je vais prendre quelques renseignements, et d’ici là, ce monde étant cruel, je n’oublierai pas que même sur la sphère des blogs où parfois ce sont les amis qui vous flinguent, un bon gilet pare-balles vaut toujours mieux que deux tu l’auras.

04 décembre 2006

Resse Express, Blog Show en live


ResseExpress08
envoyé par FdM
La version vidéo pour ceux qui voudront profiter du joli minois de la dame, et du vilain du monsieur à ses côtés...

03 décembre 2006

Sus aux Machos, et gloire à Barbara...

Ma chronique de ce jeudi, dans le Blog Show...

Aujourd’hui, mes amis, j’ai l’âme aux confidences.

Je marchais tout à l’heure jusqu’au studio, tel un promeneur solitaire errant dans les rues du Paris automnal... Et je me suis soudain senti l’âme d’un Rousseau. Je dis Rousseau… … Pas Carole, animatrice des soirées supérette sur TF1… Ou Stéphane, comique québécois plus léger qu’une poutine à l’heure du petit deje, actuellement en spectacle au Bataclan, prix des places… on s’en fout…

Non, je parle de Rousseau, le vrai, Jean Jacques, bande d’ignares! Comme lui je me lance ici dans une Confession. Rappelons-le, ce type était tout à la fois pervers un poil, un rien maso, torturé du bulbe, et bien que suisse, il se fâchait avec tout le monde… Or je le rappelle pour ceux qui arrivent en retard, se faire des ennemis est ici devenu mon Graal hebdomadaire. Pourquoi? Parce que!!!

Parce que ce monde moderne me turlupine, obnubilé qu’il est par la pensée positive comme les maniaques le sont par les petites culottes séchant sur une corde en nylon… Et je sais de quoi je parle… Le beau, le bien, le bon, sont partout, et tout le temps.Or, il faut bien cultiver le mauvais esprit, aussi…et la mauvaise foi… et toutes les mauvaises herbes plus ou moins menacées de disparition! Tant d’eau de rose qui partout coule et dégouline. Il faut bien que suinte un peu de fiel, aussi? C’est pourquoi je me sacrifie. Comme Rousseau, j’assure pour vous le sale boulot. Je suis l’écologiste de votre mauvaise humeur.

Je disais « Mauvaise herbe » … J’ai comme une vague idée que ton invitée du jour, Fred, cultive aussi cette sympathie qu’on a pour les ronces, le chiendent, pour tout ce qui démange, gratte, et colle démangeaisons. Mais j’arrête là cette drague sournoise… Cultiver son réseau d’ennemi est une bien belle occupation… On reçoit des courriers lapidaires, des noms d’oiseau, le vôtre se retrouve cloué au pilori sur des sites bien fréquentés. Parfois, reconnaissons-le, on est aussi repu, rassasié, comme les pauvres, d'un premier compliment … En somme c’est comme au flipper, on gagne on perd, on paye de sa personne. Aucune bassesse n’est à exclure a priori. Je rappelle notamment la Règle 13, qui est le nombre de Judas : Abandonne tes alliés, non pour le seul usage de la trahison, mais pour la beauté du geste. Par exemple si je lâche cette phrase: françaises et françaises, blogueuses et blogueuses, je vous ai comprises! Aussitôt les machos, les mysos, de tous poils et de tous acabits, les phallocrates, porteurs de cravate, les surchargés à la testostérone, les z’hommes, les mecs, les gugusses, les gaziers, les rombiers, tous mes frères de souffrance qu’hier encore je défendais… se sentiront d’un coup floués, trahis. Venant d’un beauf abîmé tel que moi, je sais c’est bas, c’est veule.

Mais c’est ainsi: Oui je prétends ce jour rendre grâce à la femme. Ne nous emballons pas: je dit LA femme. Pas LES femmes. Dans ce pluriel il y a plus qu’une nuance. Entre ce la et ce les, Il y a toute la longueur du TGV Paris Côte d’Azur!

LES femmes, modèle courant, ne m’inspirent souvent qu’indifférence. Elles ballottent leur triste existence entre bus et métros, et poussent des poussettes. Elles rôdent et s’agitent dans les grands bureaux open space où ces malheureuses tentent de gagner leurs vies modernes et mécaniques, à bâtir des carrières… Etrange ambition que devenir en tout navrantes et fades, aussi prévisibles que les hommes, en ce qu’ils ont de plus standard, de plus plat, de plus définitivement ennuyeux. Je les plains, ces donzelles, autant que j’oublie de les admirer, et même soyons clair, de les apercevoir. Elles me sont invisibles. Puisqu’elles sont transparentes.

D’un autre côté soyons objectif! Mon opinion les indiffère: elles ne me voient pas non plus! Sinon pour se moquer, me jeter des pierres, comme jadis on maltraitait Quasimodo. Oui. J’en rajoute... mon côté cocker: œil torve, lippe mouillée, on a les stratégies de séduction qu’on peut. Je disais « hommage en ce jour à LA femme. » Je veux parler d’être humain. Comme dans le fabuleux Little Big Man, les Peaux Rouges y définissaient ainsi les individus d’exception. C’est-à-dire eux-mêmes. Human being.

On imaginerait alors un être intense, de chair et d’émotions, de larmes et de rires, un être de talents, de fougue, de rage, et d’immense générosité. Hommes, ou femmes, des comme ça, j’en ai pas croisé des masses… Mais inutile pour autant de me vanter les mérites ou les grâces de vos voisines de palier, de vos sous-chefs adjointes au contrôle de gestion, ou mieux, ou pis, de la déléguée de parents d’élèves à l’école primaire Françoise Dolto où végète toujours votre petit dernier… Inutile de … Bon ! Stop ! Arrêtons. C’en est trop.

Je sais ce que vous vous dites. Ce type, là, le gros, il cause, il cause, il fait des phrases, Il nous la joue fâché avec tout le monde et en réalité il nous embrouille. Et la raison est simple, à ses côtés siège aujourd’hui une meuf, de sulfureuse réputation, qui en moins de temps qu’il n’en faut à Raphael pour commettre une fausse note et nous taper sur le système, saurait lui en retourner deux. En vérité l’affaire est plus subtile. Oui! je tourne autour du pot, Oui je cherche mes mots, Soit! Mais c’est que je suis comme tout le monde ici, troublé par la mômaque. … Et pas pour les raisons que vous croyez… Je sais bien qu’elle dégaine plus vite que Calamity Jane. Mais je ne crains pas pour ma santé. C’est juste que… comment dire je suis là comme un veau à faire semblant de râler, semblant d’être fâché, alors que bas les masques! je suis juste énervé comme une tapette à souris à l’idée de croiser à nouveau ma copine, ma camarade, mon coach secret, ma pourvoyeuse en émotions internautiques…

18092006 Je fais semblant d’être méchant, et je suis juste heureux comme un pou. Alors, quand je parle de femme d’exception, dans tous les sens du terme, chacun devine où nous conduisent mes gros sabots. Voilà deux ans, j’ignorais comme vous sans doute jusqu’à la signification du mot « blog »… Et désormais l’existence de certains d’entre eux m’est indispensable Que j’y aille ou non chaque jour, je me refuse à penser qu’ils pourraient ne plus exister. Et parmi ceux là, celui-ci, celui de la dame qui est là.

Qui semble ne pas mesurer à quel niveau elle a placé la barre. Quiconque ne l’a pas lue ignore tout d’internet, des émotions et révoltes qu’il sait susciter. On parle d’univers virtuel? Je rigole… Les mots qui s’alignent là-bas, n’ont rien de virtuel, rien d’irréel rien d’artificiel. Rien de superficiel. Rien de … ça y est ça me reprend, je joue « Gros Corps Malade! »

Il y a deux ans j’ignorais son nom, son surnom, son existence. Aujourd’hui, je la considère simplement comme la plus talentueuse d’entre nous tous, l plus étonnante, la plus désarçonnante, la plus tourneboulante.

Je ne suis pas, comme Rousseau, jaloux du talent des autres. Je me sens riche de le voir exister, heureux qu’il accompagne des gens que je connais. Des gens que j’aime. Car oui. mince de scoop! Je suis capable de ça aussi… Alors pour la fâcherie, mesdames messieurs revenez la semaine prochaine, aujourd’hui la boite est en panne. Cmme tous ici, j suis euphorique et joyeux, admiratif et foutrement content.

Vous savez la chute de cette chronique: si vous devez sortir, n’oubliez pas un bon gilet pare balles vaut mieux que deux tu l’auras. Inutile aujourd’hui,. Car de deux choses, l’une, comme disait la sage femme… Soit vous connaissez son blog, et je n’ai rien à ajouter. Soit vous irez le découvrir après cette émission, et là, autant vous l’annoncer… … Qu’elle vise la tête, le cœur, les tripes, chacune de ses phrases est une balle de magnum. Chacune est un scud qui toujours atteint sa cible. Et nous le savons, celle qui tient le gun est pareille aux phrases qu’elle invente. Farouche. Indomptable. Et belle. Et parfois terrible. Exactement comme la vie. Sachez-le, de ces munitions là, aucun gilet pare balles ne saura vous protéger. Nous sommes nombreux, pour notre bonheur, à en subir les ravages.

16 novembre 2006

Sus aux Pieds Nickelés

Ma chronique du Blog Show, diffusée ce jeudi. - Et la vidéo en ligne dès que possible...

Comme chaque jeudi, tu m’encourages, Fred, à déverser ma bile sur les pompes de quelques contemporains. Je le confesse, m’inventer de nouveaux adversaires est vite devenu un apostolat, une drogue !

Encore faut-il, BON SANG, me mettre dans des conditions minimales ! Or poser mon misérable séant à côtés de Fanny Bouton, défait en moi comme par magie toute velléité d’en découdre. Derrière ce jeu de mot bêta, se dévoile l’amitié, et pourquoi le taire, l’admiration, que je porte à l’épatante organisatrice des Fanny’s Parties, sans qui -de ma vie- je n’eus connu l’ambiance surchauffée du Hard Rock Café, et loin de qui j’eus toujours ignoré l’existence du mot « geek ».

Je ne peux donc que t’approuver ! Si la majorité de nos concitoyens s’abaisse à applaudir à l’affligeante Méthode Cauet, je m’affirme comme toi chaud partisan de son époustouflante Méthode Couettes. Mais foin de ces soudains travers humanistes. Je repars sur le sentier de la guerre, qui vous l’avez compris, ne sera pas aujourd’hui… une Guerre des boutons.

Pour bâtir la légende du blog show je ne lésinerai pas: la preuve ! quitte à devoir essuyer les foudres d’un contrôle fiscal je m’attaque ce jour à 3 puissants : Trois Pieds Nickelés du progrès avec qui observez bien, je vais me trouver fâché à mort. Et Plus fort que Notre Seigneur multipliant les pains (y compris dans la gueule), je m’offre en SUS 250. 000 adversaires supplémentaires… les gogos socialos qui croient utile de les départager.

Cette guerre là, que nous appellerons - double plaisanterie à prétention culturelle- Guerre des TROIS, a t elle vraiment eu lieu? On peut en douter! entre ces 3 possibles, sinon probables, présidents de ma république (en un mot)? GUEGUERRE de 3 serait plus approprié!

Voilà des mois que ces trois sombres héros, à qui je ne tire pas mon chapeau, font mine de s’opposer sous nos yeux pour savoir lequel aura bientôt l’honneur de présider la France. Ou du moins, celui de faire un tour sur le manège présidentiable, chasuble rose et casquette assortie, avec double bénédiction posthume de Saint Jean Jaurès et Du sublimissime François de Latché.

Au temps passé, quand la vie parvenait encore à s’infiltrer sur les plateaux tévé, cette compétition nous aurait valu un peu de rythme… du souffle, des combats d’idées. Quelques bons mots, aussi… … Une de ces passes d’armes dont plus tard on se souvient, à l’heure des bêtisiers de fin d’année ou dans les innombrables talk-shows à la con qui revisitent pour pas cher la mémoire télévisuelle, ce livre d’histoire des analphabètes. Mais là… aurons-nous jamais vu duellistes plus ennuyeux que ces Trois Mousquetaires à la mie de pain? Assauts plus compassés, moins enjoués, moins généreux dans l’effort que leurs pâles simulacres de débats guindés ? Toute sève en eux était tarie. Question ambiance, comparée à cette triste avancée démocratique audiovisuelle, un temple puritain à l’heure de la camomille, évoquerait une partouze en Tshirts mouillés au Bamboléo près du Cap d’Agde.

Inévitablement, le chef des socialistes se félicita de ce qu’il baptisa « dignité des débats ». Ce que personnellement j’ai traduit par « personne n’a réussi à dézinguer ma meuf, c’est déjà ça de pris». Illustration de mon hypothèse, au Zénith de Paris, quand la salle put réagir en live, comme dans la vraie vie, aux arguments des uns et des unes, elle se manifesta parfois par de mutins sifflets. Du Vivant s’était tout d’un coup invité à la Messe!

C’en était trop ! dès le match suivant, on jura de gommer toute bronca, d’interdire la moindre algarade, la plus petite répartie. Le marchand de sable est passé. Bonne nuit, camarades. Dormons d’une paix royale. Ainsi le parti qui jadis prétendait « changer la vie », affiche aujourd’hui cette sublime audace : placer ses trois candidats putatifs, tous plus raides qu’un travailleur le 20 du mois… … derrière des pupitres achetés en solde au bazar de la démocratie américaine. Absence abyssale de créativité. Les voyant là figés, on avait qu’une envie, fredonner, avec Ferrat et Aragon, la FLEMME est l’avenir de l’homme. Imaginez 3 nigauds jouant à qui le premier couinerait du buzzer…

Citez moi un modèle de société démocratique ?

Coin ! L’Iran.

Bonne réponse de Ségolène Royal !

Est-ce à cela qu’on mesure la vivacité politique d’un pays ?

Ni Cape, Ni Epée. Autant dire, ni fleurs, ni couronnes. Ils m’auront autant fait vibrer qu’un medley des Sex Pistols soudain beuglé par Vincent Delerm.

Je vous dois une confidence. Je fus, jadis, électeur du PS. Mais j’ai au fil du temps fini par me lasser de cette paresse intellectuelle qui consiste à voir le monde par le seul prisme des augmentations d’impôt, et par cette incompréhension fondamentale et définitive du monde de l’entreprise. Sans parler de l’indigente faiblesse qui les pousse devant tout groupe de pression fronçant du sourcil à dérouler le tapis rose, à complaire tout lobby corporatiste ou gauchiste, dès lors qu’il pèse 100.000 électeurs potentiels.

Mais surtout, j’ai pour les dirigeants du PS cette tendresse particulière qu’on voue aux arracheurs de dents. Lorsqu’ils ne mentent pas, ils dissimulent. Il est vrai qu'ils ont suivi la meilleure école. Leur maître François Mitterrand inventa en grand démocrate, la transparence des bulletins de santé officiels… dont le premier mérite fut de camoufler dix ans le cancer dont il venait d’hériter en même temps que du fauteuil élyséen. Dans tout pays démocratique, ce mensonge éhonté eut signé la fin d’une carrière.

Et Jospin ! Des années Il jura ses grands dieux qu’il n’avait jamais été trotskyste ! On le confondait avec son frère ! alors qu’il aura en vérité mené durant des années une guerre d’entrisme, téléguidée par la confrérie Lambertiste.

Prenons nos Trois Héros du Jour… l’un a sur la délinquance des idées de terrain. Il ne manque jamais une occasion de rappeler qu’il sait de quoi il parle, étant maire de Sarcelles. Il a pour cette ville un grand attachement… mais qui ne va pas jusqu’à y passer les nuits. Il préfère pour cela regagner le 16ème arrondissement, quartier reconnaissons-le, plus tranquille, question rodéos automobiles et cramage d’autobus.

La deuxième dénonce l’exploitation de la vie privée des politiques, mais nous l’avons quasiment vu accoucher en direct sur Paris Match, et à défaut de jauger le sérieux de sa vision, elle nous donne à admirer ses courbes de croissance, quitte à jouer ensuite les effarouchées à qui on aurait volé la photo. Je n’arrive pas à croire que cela ne fut pas le fruit d’un habile calcul.

Des années durant, le troisième se taillait pour le jour adéquat un costume de Tony Blair à la française, dans les tons « social libéral européen ». Il était je l’avoue mon préféré. Jusqu’au jour où lui vint cette intuition : le « Non » pouvait l’emporter au référendum de 2005. politiquement C’était bien vu. Mais pour en tirer les dividendes encore fallait-il affirmer tout le contraire de ce qu’il avait jusqu’ici défendu. Mais une noble ambition ne s’arrête pas à de tels détails.

Cela me rappelle une plaisanterie. Dans un train, se déroule un carnage. A la gare, la police identifie 3 suspects : il y a Hervé Resse, Blanche Neige, et un dirigeant socialiste sincère. Qui des 3 est le serial killer ? Vous ne voyez pas ? Mais Enfin ! C’est Hervé Resse, évidemment, puisque les deux autres sont des héros de conte de fées...

Ce soir, nous saurons qui prendra la raclée en 2007. Je ne suis pas certain de m’en réjouir ! j’attends de voir qui jouera le rôle du donneur de coups. Et je crains fort ne pas l’aimer davantage ! Au moins cela m’offrira t il le sujet d’une future chronique.

D’ici là, comme je l’ai appris chez Jack Bauer, mon héros préféré, si vous devez sortir, n’oubliez pas qu’un bon gilet pare balles vaut mieux que deux tu l’auras.

14 novembre 2006

Le Resse Express du BLog Show

Chers amis, toujours cloué au fond de mon lit et de mon désespoir, je vous adresse, pout patienter, ma chronique du blogshow de jeudi, en vidéo. Merci à Captain Fred de Mai pour son boulot technique...

J'en profite aussi pour remercier ici tous les messagers de gentillesse et d'amitié, les conseils, et les mots de réconfort. Hier lundi, pour info, j'ai du reporter ces deux rendez vous de boulot auxquels je tenais tant. Comme dit folie privée, je suis un peu "poissard"... Mais je ne pouvais passer de la situation allongée à assise sans hurlements. Aujourd'hui mardi nous passons de "insupportable" à "très douloureux". C'est déjà ça!! Merci encoreà chacun de vous


Rexpress05
envoyé par FdM

10 novembre 2006

Sus aux Plaideurs!

Voici le texte de ma chronique d'hier au Blog Show de Fred De Mai...

Mon cher Fred, m’ouvrant les portes du blog show, tu fis naître en moi cette belle et noble idée, me payer à chaque passage une nouvelle variété d’ennemis. J’ai cette ambition car : « qui vit sans ennemis n’est pas digne de vivre », C’est beau, non ? On dirait du Molière…

Ecrivant ce vers il parlait en réalité du tabac. J’y viendrai ! Tôt ou Tard, les fumeurs empuanteurs, les non fumeurs ayatollesques, les anciens fumeurs faux-culs repentis, TOUS me trouveront sur le chemin de l’opprobre. Car c’est décidé, je veux, et je vais, ici, me fâcher avec tout le monde.

Sauf !... - avec Folie Privée, parce qu’elle m’écoute et que nous sommes COPAINGS, - et avec Ginisty, parce qu’il est là dans ce studio, qu’il a de très grandes mains et qu’il lui arrive parfois de penser du bien de moi. Est-ce que je prends des risques avec ton invité ? Embruns ! Ce pseudo m’apaise, et m’évoque la Bretagne, mon talon d’Achille. Mais bientôt nous verrons que les Bretons eux-mêmes ne sont pas à l’abri, et je ne parle pas que des tempêtes climatiques.

On me dit que trouver des adversaires est à la portée du premier imbécile venu. Certes je conserve ainsi toutes mes chances. Merci de le souligner. Je sais ! la moindre diatribe, la plus pâle diffamation, l’injure la plus discrète, t’expédie aujourd’hui en correctionnelle aussi vite qu’un préavis de grève se dépose à la SNCF. Eh bien, précisément! pour prouver que sur le terrain du cherchage de crosses, je ne crains ni dieu ni diable… je m’attaque ce jour à cette espèce entre toutes teigneuse, qui partout foisonne, celle des Nouveaux Plaideurs.

Pour les ignares, qui sur le ouebe, sont légion (et toc) « Plaideur » signifie : qui fait des procès. Pourquoi « nouveau » ? Parce qu’au 17ème déjà, Racine écrivait sur cette catégorie d’importuns, les Plaideurs, une comédie piquante. Le bougre aujourd’hui se régalerait: On fait des procès pour tout ! Chacun se veut victime ! Nous serons bientôt 63 millions de traumatisés pleurnichant pour des réparations.

Je rappelle ici le mot du regretté Philippe Muray : notre époque est celle de l’envie du pénal, plus encore que celle du pénis. Muray touchait juste: ça semble en tous points une affaire de cul. Il est n’en doutons pas des fétichistes de la robe noire, et certains vont au prétoire comme on requinque sa libido dans les backrooms ou les sex shops.

Qu’on en juge : récemment les Guignols de l’Info, que par ailleurs j’exècre, évidemment, sont poursuivis pour un sketch mettant en scène – en 2002- un Thierry Roland atteint du syndrome de Gilles de la Tourette. Etonnante maladie ! Elle consiste rappelons-le, à ne s’exprimer que par borborygmes et gros mots. Ca ne facilite pas l’exercice de certains jobs, tels que présentateur au 20 heures ou prêtre, à Saint Honoré d’Eylau. Mais en revanche, cela convient tout à fait, pour l’exercice du beau métier d’instituteur dans nos quartiers sensibles. Eh bien croyez le, il s’est trouvé une Association de défenseurs des atteints du syndrome de la Tourette, pour bordel de merde, attaquer 4 ans après, cette putain d’émission de marionnettes à la con, et exiger des indemnisations, à 12 et 15, et même 20.000 euros par tête de pipe… car le sketch avait traumatisé certains de ces Tourettistes.

On veut sourire. Puis on pense au comique Timsit, contraint voici quinze ans à des excuses publiques pour un mot douteux sur les trisomiques. Et si l’on est soulagé d’apprendre que les Guignols, que je méprise de toutes mes forces, sont sortis indemnes de cette controverse, on n’oublie pas que les condamnations, comme les feuilles mortes, se ramassent aussi en appel.

Mais cette année on a vu pire encore : l’amuseur Jackie Berroyer fut attaqué, pour, - c’est plus grave - , incitation à la haine raciale. L’ignoble, odieux personnage s’était sur RTL, laissé aller à une chansonnette suggérant qu'en Bretagne les garçons sont aussi méchants que les filles sont sales, et que les femmes y poussent des porcs dans des landaus !!! Aucune région n’est chère à mon cœur comme celle qui va de Roscoff à Redon… Mais qu’on pût être assez sot pour attaquer ce chansonnier, qui aurait –je cite- comme « objet exclusif de salir un peuple, un groupe humain donné, en tenant les assertions les plus odieuses sur le manque d'hygiène des femmes ou en assimilant leurs enfants à des porcs », touche quand même au parangon du sublime du consternant…

Nous sommes harcelés par les bénis non-non...

Bientôt mon pays, cette vieille terre de polémique, jadis saluée comme modèle de liberté d’expression, rappelera le rayon fromagerie pasteurisée d’une riante supérette au Nord des faubourgs de Stockholm. Le temps où l’on pouvait chercher querelle sans risquer la ruine est révolu.

Toute collectivité de trois unités, père, fils, et leur voisin de palier,- désormais baptisée « communauté » entend faire respecter SES DROITS, fondamentaux, subséquents et anecdotiques, … dont le premier consiste à te clouer le bec (salut Michel) - par tous les moyens nécessaires : lettre de menaces, rétorsion contre ta marmaille, cassage du genou à coups de brique, et plus si pulsions communes.

S’ils vivaient, nos chers Brassens, Desproges, Frédéric Dard, qui n’aimaient rien tant que chatouiller le contemporain dans ses petites curiosités et ses grandes supercheries, finiraient au gnouf, accusés d’une multitude de phobies ou dérapages supposés. Auprès d’eux, Jean Valjean passerait pour le fils putatif de Booba et Bernard Tapie.

Les obsédés du barreau me courent sur la prostate.

Ils sont à mes yeux une plaie de la modernité. Pire ! Ils SONT la modernité, dans ce qu’elle a de plus infâme : car le problème n’est pas qu’ils veulent le BIEN, le BON ; le JUSTE… c’est qu’ils le veulent à TOUT PRIX, c'est-à-dire à en perdre le sens et le goût du dérisoire, du sourire, de l’ironie, voire de l’exagération. Là où ils passent, le réel devient vide de tout ce qui en faisait le sel et le prix : l’inattendu, l’audace, l’excès, la vie.

Là Fred, tu te dis, « Ce con va finir par m’attirer des ennuis ». N’aie crainte. Sous mon air bonnasse, je suis plus rusé qu’un élu vert parisien. Ma règle est stricte. La pêche à l’ennemi se pratique comme jadis on s’adonnait au Golf : en gentleman. Inutile messieurs, d’agiter vos papiers bleus ! Vous ne recevrez de moi aucune insulte. Pas par pudibonderie mais par goût du challenge. Sois rassuré Fred, je sais la renommée des sponsors qui s’agitent aux porte des studios de GazPanik.

Nous ne gaspillerons pas ce pactole, qui fait déjà quelques jaloux, en assignations à comparaître, frais de procédures à ta charge, dommages et intérêts en sus. Honnêtes citoyens, fiers et droits de ce pays, respectueux des lois en vigueur qui désormais interdisent à peu près tout, nous savons qu’ironiser sur ses contemporains est devenu un art aussi ardu que l’idée d’envisager l’avenir avec sérénité l’est pour un supporter du PSG.

Le défi n’en est que plus beau. Parviendrai je à le relever, nous verrons.

D’ici là, si vous devez sortir, n’oubliez pas : un bon gilet pare-balles vaut mieux que deux tu l’auras.

09 novembre 2006

Je suis l'anti Viaduc

Certains jeudis comme aujourd'hui, je vais donc (tant qu'ils me supportent) chez Blog Show pour une petite chronique nique nique, ironique et taquinante, de deux à trois minutes. L'ambition -le pitch, pourrait-on dire- consiste à relever chaque semaine ce challenge: me faire une nouvelle catégorie d'ennemis. J'ai commencé par les vélocipédistes parisiens. Evidemment, l'immense majorité des interpellés comprend sans mal que tout ceci est pour de rire. Ou sourire, car je n'ai pas la prétention d'égaler d'inaccessibles modèles que la décence même m'interdit de citer.

En vérité, je ne mêne aucun combat contre les vélos, et d'ailleurs mes moyens, grands dieux, ne me permettent pas de rouler en 4X4, fût-il diesel de fabrication slovaque.

Il s'est tout de même trouvé qelques lecteurs, chez Veuve Tarquine qui avait tissé un lien amical vers ma note, pour s'offusquer pour de bon de mes niaiseries. Et d'aligner alors tous les arguments type qui précisément me poussent à niaiser: salaud de pollueur, gros con dans ta bagnole, etc.

Il est vrai que je suis un gros con. Trop tard pour changer. Et vieux oui, aussi. Il est vrai que si je faisais du vélo, je pèserais vingt kilos de moins et souffrirait moins le martyre, tandis que j'écris ces lignes, à cause de cette fichue lombalgie chronique qui finira par me clouer pour de bon sur une chaise roulante, un beau matin. Je ne sais encore si elle roulera au biocarburant. Au soir de ma vie, enfin, je ferais le bien de l'humanité, comme on dit, "chacun à son modeste niveau".

Il est vrai que si je faisais du vélo, mes belles cuisses d'antan retrouvées, je pourrais me regarder dans une glace sans nausées.

Mais j'y perdrais alors ce plaisir, insane probablement, de savourer le mépris que trois pauvres lignes peuvent inspirer, aux convaincus, aux défenseurs, aux promoteurs, aux zélateurs et aux tribuns, aux certains d'avoir raison et le bon droit pour eux.

Je suis l'anti viaduc, m'a joliment suggéré Eric LB, qui lui a de l'humour et de la distance à revendre.

Oui. L'anti viaduc. Faut-il y voir, hé hé, un signe que probablement je finirai sous les ponts?

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