Il parait qu'on a la droite la plus bête du monde. C'est surtout ceux de gauche qui l'affirment, mais ça leur fait au moins un point commun avec ceux de l'extrême-droite qui n'en pensent pas moins.
Il parait, - c'est Libération d'aujourd'hui qui le dit, si c'était moi on me traiterait encore de vieux réac moisi, mais là, pensez, hein, le journal de Nicolas Demorand (le gars qui ne m'a jamais remercié de lui avoir gravé ce pirate des Stones dont il rêvait, et que je lui envoyai gracieusement par la Poste, à la requête d'un ami commun, comme quoi on peut faire carrière sans donner dans l'excès de politesse, mais c'est moi qui suis trop à cheval sur les vieux principes, sans doute, réac moisi, je vous dis, en plus d'être vétilleux et rancunier, d'autant que si ça se trouve, c'est juste sa secrétaire qui se l'est embourbé, le cd, va savoir), il paraît, dis-je, que la gauche fait ces jours-ci assaut d'énergie (d'énergie nullecléaire, pourrait-on dire), pour concourir au titre de "gauche la plus tocarde également". Et l'on fait alors mine de découvrir que la candidate du grand parti écologiste qui en 2012 aura 30 députés avec 5% des voix tout au plus, (*) ne serait pas tout à fait à la hauteur de son ambition déclarée.
Cela m'étonne: comment les très nombreux militants écologistes (je crois bien qu'ils sont 10.000 encartés, maintenant, ça progresse) qui prétendent imposer partout leur vision du monde idéal, auraient-ils pu se fourvoyer ENSEMBLE (ensemble. Tous ensemble tous ensemble, oué, oué) dans une "erreur de casting" telle, que le porte-parole de campagne de la candidedate aux lunettes rouges vient de jeter l'éponge... avant même le début de la vraie bagarre?
Peut-on avoir des idées aussi arrêtées sur tout, à commencer par celles visant à définir les ressources énérgétiques de la sixième puissance du monde pour les cinquante années qui viennent, et se choisir une porte étendard si navrante, que la concernant chacun hésite aujourd'hui entre hilarité, consternation, effarement?
C'est un peu comme avec Ségolène, en son temps rappelez vous. Dès 2006, elle faisait des déclarations à se taper de rire sur les jambons, et la majorité de ses fans lui conservaient confiance et crédit, à se demander s'ils n'étaient pas tous devenus sourds, aveugles, et muets, comme le Tommy de l'Opéra des Who. Là c'est un peu pareil. Souvenons-nous de sa déclaration du 14 juillet, le défilé citoyen des vieux, des jeunes, des handicapés, ensemble. Tous ensemble tous ensemble, oué, oué.
Tout y est. Tout annonce ce qui va suivre. Et qui s'offre aujourd'hui à nos yeux. La formidable gauche plurielle qui s'autodiscrédite avant même d'avoir franchi la ligne de départ de la vraie campagne. Finalement, on mériterait une bonne finale LePen-Mélanchon, tiens. Au moins, aux extrêmes, ils font froid dans le dos, mais ils ont leur cohérence pour eux.
(*) alors qu'avec 20% des voix, l'odieux parti populiste dont j'ose à peine rappeler les initiales, n'en aura aucun. Ce qui s'appelle une démocratie solide sur ses fondements. Enfin, ce que j'en dis, hein, ça ne me regarde pas, je vois juste ça de ma fenêtre, par laquelle je pêche à la ligne dans l'étang imaginaire où se noyèrent jadis mes illusions dernières.
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