Voilà combien de temps que je n'ai point blogué?...
D'autres soucis en tête, ces temps-ci, et puis, la France à relever, des gouvernements à former, des soldats inconnus à saluer... Ah non, ce n'est pas moi.
Mais j'en ai quand même bien ri, sur Twitter, où on lâche les mots, bons ou mauvais, comme des pets en chambrées, mais en 140 car ça limite les mauvaises odeurs. Votre serviteur n'y est pas le dernier, allez. Et puis ça brise les humeurs maussades. Ainsi j'ai aimé écrire, mais celui-là n'a pas eu grand succès, que le Faux Mage de Hollande est accompagné de sa Valérie qui est en somme la première Edam de France. Sans parler du tout jeune Président du Sénat, qui eut pu assurer l'intérim, si l'avion présidentiel avait pris feu sous l'effet de l'orage. Le baby Bel. Voyez on ne s'ennuie pas sur Twitter, Nous avons même un sombre Ayrault de la Mer qui a nommé à la fois dans son gouvernement Hamon, Batho, Duflot, presque comme dans la chanson d'Eric Morena, me fait remarquer mon complice @lotre, qui a la facétie pernicieuse.
En vérité, pourtant, je n'ai pas plus envie de rire que cela. Ce serait même l'exact inverse. Mais Twitter est l'endroit où ça se passe. Où l'on peut découvrir cette épatante une du Point et constater que Libération réinvente la Pravda, ou le Quotidien du Peuple...
Je n'ai guère envie de rire, notamment revenant aujourd'hui entre 15 et 16 heures d'une viste à un ami que je ne reverrai sans doute pas. Disons plus. Qui arrive au bout de sa route, comme on dit. J'écoutais RTL pour me changer les idées noires.
Or, quitte à surprendre, que je vous fasse une confidence. J'ai découvert sur RTL une animatrice de grand talent: grande sensibilité, délicatesse dans les sujets abordés (tout ce qui tourne autour de la santé, psy, éducation, sexualité, souffrances), sachant faire preuve d'empathie (attention à l'autre, l'auditeur), à la fois pertinente dans ses interventions, pétillante et légère dans les sourires qu'elle distille, et touchant juste dans l'art de poser les questions aux "experts invités". Oui quitte à vous surprendre, cette animatrice a nom Flavie Flament. Qui représentait à la télévision à peu près tout ce que je peux détester (la peoplisation, le main stream musical, à la sauce TF1, la pire, dans le genre).
Elle vit sur les ondes FM une deuxième carrière où elle me surprend chaque fois (enfin, plus maintenant, j'ai compris) que je l'écoute.
Aujourd'hui le sujet du jour parlait "des rêves". Leurs significations, les sens cachés, les rêves récurrents, les angoissants, les prémonitoires, les cauchemars, les érotiques, les traumatiques, les rêves, quoi. En moins d'une heure... étonnante gageure.
Il se trouve que les rêves ont tenu dans ma vie une place particulière. Ca me fait un point commun avec le Zim, tiens, qui au début de sa carrière écrivit un Bob Dylan' s Dream, et un autre, numéroté "115th Dream".
Si je dis que les rêves ont tenu dans ma vie une place particulière, c'est dans celle de ma mère surtout, et dans la mienne par ricochets. Notamment certain rêve que je fais depuis, mettons, trente ans, de façon récurrente, entetante, presque harcelante.
Sur un sujet par moi longtemps rabaché chez tous les psys qui m'ont fait les poches, c'est donc en écoutant une émission de radio que me sont apparues trois évidences que jamais je n'avais su mettre en lumière, dans tous ces cabinets ouatés.
Tu cotises à la Case Freud et Fils pendant des lustres. Et c'est entre deux pubs Leclerc, dans un show pour femmes au foyer et pré retraités prostatiques, que tu mets à jour trois ressorts nouveaux, illustrant ce rapport au rêve et au petit labyrinthe perso, te permettant de reconsidérer toute l'affaire, (en gros, un pan entier de ta vie) sous un angle totalement inédit.
J'ai continué à désosser l'affaire après Flavie, et m'en vais me coucher plus lucide que je m'étais réveillé. Et Twitter n'y sera pour rien.
Hey! Merci Flavie Flament!
Mais c'est pas pour autant qu'on écoutera Dreamer!, monsieur @lotre!
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